Frank Doornen, militaire en convalescence, parcourt sans relâche les sombres dédales d'une Flandre poisseuse pour retrouver Lies, fille fragile qui semble échouée entre les pattes d'un mafieux local. Le nouveau roman de Caroline De Mulder s'installe dans les décombres d'une société à la marge cherchant une issue radicalisée pour survivre. Mais le conte va virer macabre pour ces âmes perdues.
Caroline de Mulder, née à Gand en 1976, est un écrivain belge de langue française. Elle réside à la fois à Paris et à Namur où elle est chargée de plusieurs cours de littérature aux Facultés Notre- Dame de la Paix.
Élevée en Néerlandais par ses parents, elle alterne ensuite des études en français et en néerlandais, primaires à Mouscron, secondaire à Courtrai, philologie romane à Namur, puis à Gand et enfin à Paris.
L'auteur qui aime dire avoir deux langues maternelles, a donc appris à écrire en néerlandais et à lire en français.
En 2010 , son premier roman "Ego Tango" (consacré au milieu du tango parisien, milieu qu'elle a elle même fréquenté assidûment), lui vaut d'être sélectionnée avec 4 autres écrivains pour la finale du prix Rossel. Elle est la cadette de la sélection et remporte le prix.
Elle publie en 2012 un premier essai : "Libido sciendi : Le Savant, le Désir, la Femme", aux éditions du Seuil. La même année, elle publie également un second roman ("Nous les bêtes traquées", aux éditions Champ Vallon) lors de la rentrée littéraire.
Chez Actes Sud, elle punlie, en 2014, "Bye Bye Elvis" et, en 2017, "Calcaires".
Une autrice dans la série Actes noirs, c'est bien. Ça ne suffit pas complètement à faire un très bon roman, mais quand même : on échappe aux flics virils-durs-mais justes, les personnages sont assez bien vus, quoi qu'un peu caricaturaux, et l'intrigue est intéressante.