Après avoir exploré Le dixième arrondissement de Paris où il habite, et son appartement dans Intérieur, il fallait, pour Thomas Clerc, ouvrir les fenêtres. Poeasy est un appel d'air vers d'autres espaces littéraires, sous la forme du vers libre et du foisonnement. Classés par ordre alphabétique, les 751 poèmes de Poeasy offrent autant de genres - lyrique, politique, narratif, autobiographique, etc. - que de facettes d'un auteur qui se donne ici comme une sorte d'artiste de variétés. Poésie légère en surface, où l'on retrouve les obsessions d'un homme qui remet toujours en jeu sa mise, qui ne réécrit jamais le même livre.
Je fais une chronique, mais j'ai en fait abandonné la lecture de ce livre. Pour la petite histoire, je l'ai acheté via La Bourse au livres car le pitch disait, je cite « Dans "Poeasy", l'écrivain et professeur Thomas Clerc revisite l'œuvre de l'écrivain américain Edgar Allan Poe. À travers une série de courts essais, il analyse les thèmes récurrents de la folie, de la mort et du double présents dans les nouvelles et poèmes de Poe. Clerc met en lumière la modernité et l'impact de l'œuvre de l'auteur du XIXe siècle, tout en proposant des clés de lecture originales. Un ouvrage passionnant pour les amateurs de littérature gothique et les étudiants en lettres. » Or, il s'avère que ce n'est absolument pas ça. J'imagine que le site utilise un générateur de texte style 1ères versions de Chat GPT pour inventer certaines descriptions de livres. Ou bien le/la créateurice de contenu s'est un peu lâché·e... Il est vrai cependant que dans son livre Intérieur, Thomas Clerc évoque Edgar Poe. Voici donc ce qu'est réellement Poeasy : un recueil de poèmes classés par ordre alphabétique. Il y en a 751, je comptais en lire 2, 3, 4 par jour, avançant doucement, mais je ne suis pas allée au-delà de la page 26. Je n'accrochais pas, à chaque fois c'était une corvée d'ouvrir le livre, certains poèmes sont autobiographiques (et ça, ça m'énerve tellement), il y en a même que je ne comprenais pas (« Mais si, c'est de l'aaaart parisien ! ») et ressemblaient plus à de l'écriture automatique ; je ne me suis donc pas infligé ça plus longtemps.