Viâtre, une ville au bord du Rhône. En cet été caniculaire, les frères Mesel décident de faire un échange d'appartement. Tandis que Johan, passionné d'escalade, ira s'installer à la montagne, Guy occupera le logement que son frère vient d'acheter à Viâtre, Montée de la Découronnée. Il est saisi par l'atmosphère particulière qui y règne. Dans la même ville, Camille, une adolescente qui a perdu sa mère dix ans plus tôt, garde des souvenirs flous de scènes violentes entre ses parents. Il y a aussi la vieille Maïa avec son français bancal, qui a élevé les frères Mesel. Tous ses personnages semblent liés d'une façon ou d'une autre à la Montée de la Découronnée et aux drames qui s'y sont déroulés...
Claude Amoz est agrégée de lettres classiques, traductrice du grec et professeure en classes préparatoires. Elle a déjà publié plusieurs romans noirs remarqués dont «Bois-Brûlé», prix Mystère de la critique, et «Étoiles cannibales», prix du Polar SNCF. «La Découronnée» marque son retour au roman noir. On y retrouve sa manière subtile de raconter des histoires, son goût pour les enjeux psychologiques et pour les tragédies du passé.
« Claude Amoz creuse, livre après livre, chaque fois plus profond dans les abysses des mémoires douloureuses, des enfances meurtries, des identités déglinguées. » «Télérama»
Née en 1955, Claude Amoz, de son vrai nom Anne-Marie Ozanam, est agrégée de lettres classiques, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, professeur de chaire supérieure en khâgne et en chartes au Lycée Henri-IV. Elle a notamment participé à l'édition de La Germanie - Vie d'Agricola de Tacite (1998), des Vies parallèles de Plutarque (2002) et des Portraits de philosophes de Lucien de Samosate (2008) aux éditions des Belles Lettres.
En tant que romancière, elle a choisi le pseudonyme androgyne de Claude Amoz pour éviter que ses romans ne soient d'emblée qualifiés de "féminins", avec tous les a priori qui accompagnent cette étiquette. Elle ferait volontiers sienne la formule de Flaubert : « L'écrivain ne doit laisser derrière lui que ses œuvres. Sa vie importe peu ».
Elle écrit des romans noirs dans lesquels les personnages sont confrontés à "un passé qui ne passe pas" et qui a toujours des conséquences plus ou moins graves.
Ses thèmes favoris sont les blessures d'un passé douloureux, la fragilité de la mémoire, la recherche d'identité, la vérité, le désir, la famille, l'Histoire.