Voici qu'un certain Norman, professeur d'économie à l'Université de Berkeley, vole le portefeuille d'un clochard. Coup de folie ? Envie de jouer au surhomme ?... Ses proches sont perplexes. Le lecteur, lui, est happé dans un implacable thriller. Il y croisera une femme adultère, un doyen passablement stupide, un journaliste à la déontologie moribonde, une blonde étranglée dans un terrain vague et une rame de métro barbouillée de sang. Le tout est rythmé par la quête utopique d'une équation économique aux pouvoirs immenses, censée mettre fin à toutes les misères du monde.
Iegor Andreïevitch Siniavski, dit Iegor Gran, né le 23 décembre 1964 à Moscou, est un écrivain français. Fils de l'écrivain russe Andreï Siniavski, dissident soviétique, arrivé en France à l'âge de dix ans, Iegor Siniavski y grandit. Il fait des études d'ingénieur à l'École centrale de Paris. Il entreprend en parallèle à son travail d'ingénieur une carrière d'écrivain et choisit comme pseudonyme le nom de famille de sa femme, Gran.