« Le temps : tout était là, dans ces cinq lettres, cette simple syllabe. J'allais soudain en être riche, ne plus courir après, le nez rivé sur l'ordinateur, le téléphone. Pendant neuf jours, j'allais devenir un milliardaire du temps, plonger les mains dans des coffres bourrés de secondes, me parer de bijoux ciselés dans des minutes pures, vierges de tout objectif, de toute attente, de toute angoisse. J'allais me gaver d'heures vides, creuses, la grande bouffe, la vacance, entre ciel et mer. »
De l'inaccessible Tombouctou à la mélancolique Tallinn, entre une partie d'échecs fatale dans un hôtel russe et un barbecue incongru à Kaboul, des clameurs de la place Tahrir au fin fond d'un trou, dans l'Aveyron... c'est le roman d'une vie et de notre monde que raconte Nicolas Delesalle, le temps d'une croisière en cargo.
Un périple passionnant, plein d'humour et d'esprit, de couleurs et de saveurs, qui réveille notre envie de partir. Philippe Vallet, France Info.
Un peu déçue par ce livre dont le titre si évocateur m'avait tenté en librairie... L'auteur (journaliste) a une écriture assez fluide, et ses descriptions lors de sa traversée sur le cargo sont empreintes de poésie. Mais ses retours en arrière sur ses anciens reportages (de guerre le plus souvent) sont trop nombrilistes et l'on finit par se dire que ce livre est un prétexte pour se glorifier de ce qu'il a vécu. Le flashback qui m'a vraiment touchée, et celui où il est le plus honnête à mon sens est ce récit des 2 jours passés seul au fond d'une grotte souterraine.
J'ai emprunté ce roman à la médiathèque pour répondre à un défi, sans quoi je pense que jamais je ne l'aurai ouvert.
L'auteur nous livre ici un roman, qui pour moi, est très autobiographique, car l'auteur, grand reporter, nous raconte différentes missions qu'il a pu réaliser au fil de son exercice.
J'ai aimé l'idée de départ avec le voyage sur un cargo marchand qui dispose de quelques cabines pour des voyageurs. Je pensais y retrouver un cheminement de l'auteur sur une remise en question de sa vie et un retour à l'essentiel, mais non, j'ai d'ailleurs trouvé les moments sur ce cargo assez brouillons. J'espérais y ressentir justement le bien-être que nous apportent l'air du large et les bienfaits de la mer sur le mental.
L'idée des containers de souvenirs est top, mais malheureusement, j'ai eu du mal à accrocher à l'ouverture de ceux-ci. Même si l'on sait que le métier de grand reporter n'est pas un métier joyeux de par leurs missions, j'espérais malgré tout y trouver des souvenirs un peu plus joyeux et des pointes d'optimisme dans des moments durs que sont les guerres, les tsunamis, ou autres crises que peut traverser notre monde.
C'est plutôt un rendez-vous manqué pour moi. Néanmoins, la plume de Nicolas Delesalle est fluide et ses tournures de phrases sont assez poétiques, ce qui donne envie de poursuivre la lecture.
En conclusion, on ressent, derrière les mots de Nicolas Delesalle qui le confirme lui-même à la fin de son récit, son épuisement face aux malheurs qu'il a pu rencontrer tout au long de sa carrière de grand reporter.
l’idée de ce trajet en cargo permettant de faire le vide et de prendre son temps est intéressante. La description juxtaposée de différents événements de la vie du héros, beaucoup moins. Je me suis ennuyée.
Se remémorer ses souvenirs de reporter sans frontières le temps d'une croisière en cargo. C'est le fil de ce texte qui alterne entre évocations du passé et réflexions sur la marche du monde. Au final, c'est sur la terre entière que nous voyageons, Nicolas Delesalle ouvrant les conteneurs de sa mémoire avec humour et esprit.
Le roman Le goût du large est un récit de voyage d’un réalisme fou. Je ne sais pas s’il s’agit d’un réel voyage que l’auteur a fait ou non, mais on s’y croirait. Les personnages semblent littéralement vivants et vrais et les descriptions des lieux sont tout aussi réalistes. S’il s’agit de fiction, l’auteur à un imaginaire incroyable et s’il s’agit d’une autobiographie, les évènements sont parfaitement rendus. L’auteur nous raconte donc ce récit, vrai ou fictif, dans lequel e personnage principal voyage sur un cargo de la navire marchande. Ce voyage est lui-même entrecoupé d’autres souvenirs de voyages que le personnage a vécu dans sa vie. Il y a les personnages, les descriptions des lieux, mais aussi, et surtout, une vision et une description du monde et des gens qui y vivent. Encore une fois, le ton est juste, on ne tombe pas dans le roman à l’eau de rose ni dans un pessimisme noir. On se contente de raconter le monde, la vie, avec ses bons et ses mauvais côtés, sans jugement et sans prétention. Finalement, la plume de l’auteur, que je n’avais encore jamais lu, est magnifique et offre un style doux et poétique sans se perdre dans son style et en nous racontant cette magnifique histoire. Un récit qui nous marque, reste en nous et nous habite, encore après avoir tourné la dernière page.
Je l'attendais et je n'ai pas été déçue ! L'auteur nous emmène bien loin dans ses voyages de journaliste de situation de guerre... Je regrette juste que chaque histoire soit aussi courte !