Christian Bobin is a French author and poet. He received the 1993 Prix des Deux Magots for the book Le Très-Bas (translated into English in 1997 by Michael H. Kohn and published under two titles: The Secret of Francis of Assisi: A Meditation and The Very Lowly
J'ai trouvé ce petit livre dans une auberge de jeunesse. Très bien écrit, très spirituel. Livre sous forme de petites anecdotes, comme les notes que prendrait l'auteur dans un carnet. Lecture rapide et intéressante, même si petite impression de contradictions des fois, parmi les nombreuses pensées qu'il a sur la religion et l'histoire. Je lirai les autres!
Je ne peux pas être objective car j’aime tous ses livres que j’ai eu entre les mains. Ils sont indescriptibles et inclassables selon moi. Ils ont quelque chose d’unique.
Une succession de portraits de la société de Port-Royal au XVIIe. Pas les grandes figures mais des inconnus qui font vœux d'humilité. Ils sont entrecoupés de phrases sur l'écriture, la lecture et la recherche de vérité. C'est assez décousu, on ne comprend pas vraiment qui est le narrateur. Il s'agit plus de pensées plus ou moins ordonnées sur la quête de Dieu que d'un roman. Il y a quand même quelque chose d'attirant dans la simplicité des phrases. Une expérience.
Sublime, comme tous les livres de Christian Bobin. Une certaine magie découle de ses œuvres. A coup d’aphorismes, il nous présente les figures - les "mineures" du Grand Siècle ; entrecoupé de réflexions et pensées sur l’écriture, la vérité, et autres questions existentielles.
Poésie moderne abstraite scientifique-sceptique optimiste. Bon bouquin à avoir sur sa table de chevet histoire de lire quelques vers à sa compagne avant de s'endormir. Christian Bobin a une écriture spontanée, ce qui donne aux textes un attrait naturel au vivant.
“Dans ce rêve une jeune aristocrate posait son pied joliment chaussé sur la première marche d'un échafaud. Je lui disais connaître un moyen pour empêcher la mort proche de la saisir : tous nos malheurs venant de ce qu'une part de notre âme errait dans le passé tandis que l'autre titubait dans l'avenir, il suffirait d'habiter l'instant présent dans sa plénitude pour que la mort ne trouve plus notre porte — la profonde conscience d'être vivants nous rendant éternels. Le rêve était parcouru d'autres pensées - comme un frisson parcourt une peau —, trop nombreuses pour que je les retienne toutes. C'était comme si j'avais plongé la main dans un sac de pièces d'or et que la plupart glissaient entre mes doigts. À la fin du rêve je revis la jeune aristocrate. Son pied ne s'était pas posé sur la deuxième marche de l'échafaud. La mort ne savait plus l'atteindre.”