J'ai décidé il y a un petit moment maintenant de lire (ou relire pour certains) l'ensemble des romans de Bernard Werber dans l'ordre de publication.
"Le Souffle des Dieux" est donc le 9e roman que je lis. Et mon dieu, que c'est répétitif !
D'un roman à l'autre, certains passages sont quasiment recopiés mot pour mot. Je comprends la nécessité parfois dans l'oeuvre d'un auteur de "motifs", mais les reprises sont tellement évidentes et dans chaque livre que ça en devient rebutant.
Dans chacun des romans ou presque, on retrouve donc la description de la civilisation fourmi, son opposition philosophique aux rats, la symbolique des chiffres, la thématique de l'entrepreneur (il y a ceux qui ont l'idée contraire, ceux qui ont la même idée et la masse de ceux qui n'en pensent rien),... J'en oublie certainement.
Si on ajoute à ça le cliffhanger du dernier roman qui est balayé d'un revers de main jusqu'à la fin de celui-ci, l'énigme de cour d'école fil rouge, les aventures annexes (comme le dirigeable) qui ne servent à rien, l'addition commence à être salée.
Sur le contenu en lui même du roman et l'idée de base de la création d'une nouvelle Terre, ce qui aurait pu être le lieu d'une créativité exacerbée se retrouve au final être une redite de notre histoire à peine déguisée (et même avouée pour être déniée en fin de roman).
Ca m'amène à une critique un peu plus dirigée vers le prosélytisme de l'auteur vis-à-vis de la civilisation dauphin/juive. Du fait de ma remarque précédente sur la redite de notre histoire, sa civilisation dauphin à l'origine de 99% des éléments "positifs" de l'histoire de Terre 18 (l'Atlantide, c'est eux, la science et philosophie grecque, c'est eux, Hannibal en libérateur des exploités romains, c'est eux, ...) en devient très lourde.
Alors avec tous ces points négatifs, pourquoi quand même 2 étoiles ? Parce que malgré tout, l'histoire est pour une grande partie sympatique à suivre et certains passages de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu restent intéressant.