Le corps a des besoins évidents : de la nourriture, du sommeil, de la chaleur ; mais l'âme, quels sont ses besoins ? Dans ces pages célèbres, Simone Weil aborde une petite quinzaine de thèmes fondamentaux à une société adulte : besoin de cohérence, de sécurité, liberté de parole, consentement, responsabilité, égalité, risque, vérité, propriété, etc.
Simone Weil was a French philosopher, Christian mystic, and social activist. Weil was born in Paris to Alsatian agnostic Jewish parents who fled the annexation of Alsace-Lorraine to Germany. Her brilliance, ascetic lifestyle, introversion, and eccentricity limited her ability to mix with others, but not to teach and participate in political movements of her time. She wrote extensively with both insight and breadth about political movements of which she was a part and later about spiritual mysticism. Weil biographer Gabriella Fiori writes that Weil was "a moral genius in the orbit of ethics, a genius of immense revolutionary range".
Bon, je ne dois peut être pas du tout avoir les clefs pour comprendre bien ses ouvrages je crois...
Si le propos de cet essai intéressant : lister et définir les besoins de l'âme (la liberté de pensée, la justice etc), je l'ai trouvé trop peu philosophique et trop gouverné par l'obsession de châtiment, de sécurité, de hiérarchie et d'obéissance. L'époque où Simone écrit était néanmoins des temps de guerre, mais ça ne résonne pas du tout avec la conception que j'ai de s'émanciper/ être libre tout en respectant les autres.
Si je devais résumer cet essai je dirais qu'elle dit "Vous avez le droit de faire du bruit, mais pas trop fort" je vous avoue que ce genre de contenance a tendance à fortement me rendre claustrophobe.
Un livre court, qui va droit au but. On est loin des pelleteurs de nuages.
J'ai particulièrement aimé l'idée du "besoin de posséder". Définissant l'objet matériel comme une prolongation du corps. On a besoin de "posséder" certaines choses. Comme un toit au dessus de notre tête. C'est une simple question de dignité. Besoin de posséder ses outils de travail. Comme on possède ses propres mains...
Aussi le "besoin de vérité". J'ai été touché par son exemple très terre à terre du travailleur qui, désirant s'instruire après une longue journée de travail, _mérite_ qu'on lui serve la vérité. Il n'a pas le temps de contre-vérifier toutes les choses qu'il va lire dans les médias qui lui sont accessibles. Elle va même jusqu'à faire l'ébauche d'organes juridiques qui pénaliseraient les auteurs à mensonges.
Une philosophe révolutionnaire selon moi. Pas seulement par ses mots, mais par son exemple. Énorme respect pour Simone.
Intro un peu technique mais c’est un exposé intéressant qui soulève des questions sur la nature de l’humain. Mais tous ces besoins, qui s’ils étaient inconditionnellement respectés formeraient une base saine et solide à la société, sommes-nous capables de les écouter? Je pense que dans notre société actuelle, certains désirs, personnels ou collectifs, écrasent trop ces besoins de l’âme tout à fait primaires et nécessaires à la vie.
Cortita y al pie, muy buen libro. Me hizo comprender mejor el pensamiento de Weil y recordar cuando después de media hora hablando de ella, Carlos me dijo: «¿Pero cuándo escribe esta si tiene que estar todo el día entrenando?».