Pourquoi parler d’un livre consacré aux Strauss, père et fils (au pluriel) dans un magazine monomaniaque – le nôtre – où seule la voix a droit de cité ? Compositeurs célèbres en leur temps, Johann Strauss et sa progéniture – Johann junior et, moins connus, Josef et Eduard – ne doivent pas leur renommée au chant mais à la valse, une danse des faubourgs de Vienne qu’ils érigèrent en princesse des salons d’abord autrichiens puis européens. Alain Duault raconte cette fabuleuse épopée dans un nouvel opuscule de la collection Actes Sud/Classica. Aucune histoire, fût-elle morne comme la plaine de Waterloo, ne saurait résister à la verve du « Monsieur Musique classique » de France 3. Celle des Strauss ne l’est pas...