Une jeune femme quitte subitement le Québec après la noyade d'un proche pour se retrouver à Hong Kong. Dans les rues pavées à l'époque de dynasties anciennes avec un composé de sable, de coquillages et d'eau salée, surviennent des rencontres décisives : celle de Wang Xia, une jeune voleuse trempée de pluie qui confie à la narratrice une lettre destinée à sa mère introuvable. Puis celle de la chance, si chère aux Hongkongais qu'elle guide plusieurs de leurs décisions quotidiennes. Celle enfin d'un poisson d'un rose tendre et translucide comme un camée qui deviendra le centre d'une enquête. Dans la chaleur humide, l'esprit s'ouvre et se calme, et navigue bientôt vers le bonheur. HKPQ est un roman brodé d'espoir et de délicatesse, qui laisse une marque indélébile sur l'esprit.
Michèle Plomer est née d’une mère acadienne et d’un père britannique et a grandi à l’ombre du Parc Belmont à Montréal. Sa trajectoire de vie a été modifiée à tout jamais en lisant Le lotus bleu à l’âge de neuf ans. Après des études en droit et en linguistique, elle s’envole pour la Chine où elle enseignera à l’université de Shenzhen pendant quatre ans.
Elle a écrit six romans publiés aux éditions Marchand de feuilles : - Le jardin sablier (prix Alfred-DesRochers, mention spéciale prix Anne-Hébert, finaliste prix de la relève Archambault); - HKPQ (prix France-Québec 2010, finaliste prix Archambault et prix Alfred-DesRochers, en lice prix des Libraires); - la trilogie Dragonville (2011-2013) et - Étincelle (prix Alfred-DesRochers, finaliste prix des Libraires).
Son roman HKPQ a été publié en France et en Belgique chez Genèse Édition avec le titre La petite voleuse de perles.
En 2015, elle a cofondé les Éditions Chauve-souris, où elle a coécrit le roman jeunesse à succès Sueurs froides. Elle a participé à de nombreux salons et événements littéraires au Québec, en Europe et en Chine. Elle partage son temps entre les Cantons-de-l’Est et un voilier qui navigue le Saint-Laurent.
Je n'avais lu que quelques pages lorsque je suis tombée sur un article qui d'écrivait le livre HKPQ comme étant "une belle histoire d'amour improbable entre une femme et un poisson"! Hummm... Mais là où le roman devient vraiment intéressant c'est dans la description de la Chine d'aujourd'hui - son rapport avec la chance et la nourriture, par exemple. J'ai vraiment aimé cette histoire un peu bizarre et et j'ai surtout aimé la belle écriture de Michèle Polmer.
C'est définitivement l'un des meilleurs romans que j'ai lu!
L'histoire est si bien raconté et j'ai plongé sans peur dans l'univers de Michèle Plomer. Je dirais que son style se rapproche d'une de mes auteures préférés, Amélie Nothomb. Le personnage principal, une femme québécoise au passé tragique, se retrouve au coeur de Hong Kong. On suit son aventure, et celle de Poisonne. Étonnement, on réussit à s'attacher très vite à elles et leur histoire.
J'ai passé un très bel après-midi avec ce roman qui mérite quatre étoiles sur l'échelle canadienne. La protagoniste anorexique qui boit et sacre comme le capitaine Haddock fuit le Canada pour le Hong Kong quand son chum met fin à ses jours. Là elle va vivre l'aventure tinitinesque du Lotus Bleu. Elle va aussi connaitre le grand amour de sa vie avec Poissone, un Milk-Sperm-Fish.
L'auteure utilise un vocabulaire variée et l'histoire nous fait découvrir Hong Kong et certaines de ses traditions. Cependant, je n'ai pas vraiment embarquée dans l'idée d'un poisson magique.