Rouge de soi nous plonge dans l'intériorité d'Eloïse Othello, une jeune femme « bancale du cerveau » qui, malgré le regard des autres, le formatage social et culturel, les séparations, les doutes et les échecs, trouve dans l'écriture un chemin de vie. Babouillec, époustouflante auteure autiste, livre dans ce premier roman une véritable leçon de courage et d'indépendance, traversée par une obsession : « avoir en face de soi la réponse à soi-même. »
Belle introspection, mais souvent inutilement ampoulé. J’ai souvent ris, je me suis souvenu, j’ai compatis, relié les points communs sans numéro. La fin est jubilatoire, le développement peut être laborieux mais ne cesse de donner des pensées à moudre au cerveau assoiffé. Un ouvrage original et grand.