Un soir, David est arriv chez nous, avec ses parents. Le lendemain matin, il avait disparu. Mais il est revenu le soir mme, sans ses parents, qui avaient t arrts par les Allemands, et il s'est install chez nous. Ce n'tait pas une bonne poque pour s'appeler David. Alors il est devenu Franois. Franois ou David, moi, je m'en fichais : je l'aimais aussi fort, quel que soit son prnom. Je n'tais d'ailleurs pas le seul, tout le monde l'aimait. Mais moi, je l'aimais plus, et mieux que personne. Au point de vouloir le sauver. Et pour cela, il suffisait que je parvienne l'emmener en Espagne, de l'autre ct de la frontire...