Six parties composent le livre : "Cinquième prose", "Série Baudelaire", les deux parties intitulées "C" ainsi que celles (doubles encore) répondant au titre du livre, "Sun". Certaines avaient déjà paru dans des traductions différentes : "Série Baudelaire" traduit par Emmanuel Hocquard et Philippe Mikriammos (Éditions Royaumont, 1989), "Sun" paru en 1990, dans la traduction de Richard Sieburth aux Éditions Ulysse-Fin de siècle. Dominique Fourcade écrit : "dans le mot Sun (tel qu'inventé par Michael Palmer, sombre et surexcitant) / je ne vois ni soleil ni sentinelle". L'écriture de Palmer n'est pas une représentation de l'expérience vécue, au sens traditionnel du terme, et ne suit pas non plus un trajet linéaire. Ce sont des "filaments de discours" et des "tonalités brisées" qui remettent en question le caractère de la première personne comme sujet. "Un projet, donc, de penser contre", qui exige du lecteur un travail comparable à l'écriture elle-même.
Morning in Summer I have read I have read Micheal Palmer before this date this morning and I have read him afterward once in Sante Fe and I was out numbered with light I was a tree and there were these words shucks it was nothing the morning before this room perhaps a lighthouse in which warped figures lay against the sea Hey Shadow its me says the sea and Sunday boy is it ever enough space to say Hey Micheal Over Here.