C’est la guerre. Une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s’intensifie depuis qu’elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur. S’ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d’éblouissement et qui, pas plus que l’éclair, ne se laisse assujettir.
Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d’un certain art contemporain, à l’origine d’une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Car beauté et laideur constituent des enjeux politiques.
Dans sa quête éperdue de Ce qui n’a pas de prix , Annie Le Brun se livre à une impitoyable critique des mécanismes par lesquels la violence de l’argent travaille à asservir notre vie sensible.
Annie Le Brun est poète et essayiste. Elle a participé aux dernières années du mouvement surréaliste français et a publié de nombreux ouvrages sur l'art, dont Un espace inobjectif (Gallimard, 2019) et, en collaboration avec Juri Armanda, Ceci tuera cela (Stock, 2021).
Annie Le Brun a participé aux dernières années du mouvement surréaliste. Parallèlement à des poèmes réunis dans Ombre pour ombre, elle a publié des essais, dont Les Châteaux de la subversion (1982) et Soudain un bloc d’abîme, Sade (1986) en introduction à l’oeuvre de celui-ci, avant de concevoir l’exposition « Sade, Attaquer le soleil » au musée d’Orsay (2014). Menant une réfl exion sur la poésie à travers Appel d’air (1988) ou Si rien avait une forme, ce serait cela (2010), elle s’est livrée à une analyse critique de ce temps dans Du trop de réalité (Stock, 2000). Ce qui n’a pas de prix peut en être considéré comme la suite.
Parece que no reparamos en el alarde del dinero, cuando celebra lo que se complace en destruir. A esto se refiere Annie Le Brun en un momento del libro, cuando menciona que el premio Nobel lo creó un fabricante de armas. Pero una omnipotencia similar se vería reflejada en dinámicas contemporáneas de grandes empresas, marcas de lujo y fundaciones que, por razones varias y no siempre manifiestas, se vinculan al arte sin ningún tipo de decencia. En este libro, en el que la autora critica el vínculo entre arte contemporáneo y el mercado del arte, se arremete contra el afeamiento del mundo que propicia el capitalismo y la desensibilización e indiferencia que genera en nosotros.
Porque Annie Le Brun también nos exhorta a no permanecer indiferentes, a no ser cómplices del cinismo de estas empresas, artistas e incluso críticos e intelectuales, que ignoran la corrupción y la esclavización (no sólo la que ejercen repetidamente multinacionales) que imperan en esta época. La autora, citando unas palabras del poeta Ossip Mandelstam, entiende que la poesía debe sacudirnos porque la fealdad no es neutra, como sostenía William Morris, sino que degrada al ser humano. A través de este libro tan bien escrito, aunque se pueda discrepar en ciertos aspectos, se defiende, al fin y al cabo, una cierta poética de la vida y esa belleza de la que habla Victor Hugo, “el infinito contenido en un contorno”. Sergi Álvarez
déçue... j'attendais beaucoup de cette lecture les références utilisées sont belles et juste mais le propos ne m'a convaincu, peut-être parfois un peu réactionnaire ou "" simpliste""
Un livre que j'ai trouvé très inégal : Convainquant pour parler du lien entre art contemporain, argent, gigantisme et marques de luxe. Mais bien trop général et flou pour tout ce qui touche à la beauté ou l'esthétisation du monde : une liste d'opinions souvent rétrogrades, présentées sur une page voire un paragraphe, sans exemples ni argumentation pour appuyer l'affirmation (les passages sur les sportifs ou les tatouages, ou même encore les déchets). On a souvent l'impression que l'autrice fait dire tout et son contraire au moindre aspect de la vie, sans aucune présentation de preuves pour étayer son opinion. À force de dire que la société court à sa perte dans tous ses aspects, on en vient à mettre en doute la rigueur intellectuelle du propos J'y ai toutefois trouvé des "fenêtres" sur d'autres écrits (ceux de William Morris par exemple) que je vais aller lire