A l'est de l'Europe, les régimes communistes ont été de merveilleux conservatoires de la paysannerie. Dans le reste du monde, les masses paysannes sont plus nombreuses que jamais. Elles ont doublé en Chine, en Indonésie et dans des pays de moindre poids démographique. En Europe occidentale, moins d'un demi-siècle a suffi pour détruire des sociétés paysannes millénaires. Il n'existe plus de civilisation paysanne. Pourtant, ici comme ailleurs, la paysannerie demeure d'une extrême importance : elle est présente dans l'idéologie, les façons de voir et les valeurs des Occidentaux les plus urbanisés; ses structures villageoises ont été la matrice des institutions politiques et sociales des nations. C'est dire combien la compréhension de la civilisation paysanne est essentielle à l'intelligence du monde contemporain.
Étude historico-sociologique de la paysannerie en tant que classe de l’époque médiévale jusqu’à aujourd’hui. La majorité de l’œuvre est dans un contexte français au milieu des années 70. La partie la plus intéressante demeure le chapitre premier sur la structure de l’économie paysanne et ses rapports avec ce que Mendras appelle la société englobante. Bon œuvre mais qui me laisse sur ma faim. J’aurais aimer en savoir plus sur les rapports de force relevant des lutte paysannes contre l’accaparement de la subsistance et de l’autonomie de la paysannerie versus l’économie de marché et la modernité technique.