On se retrouve dans cet avant dernier tome de la saga Les Aigles de l'Empire. On peut dire que Macro et Cato n'en sont pas au bout de leur peine, au vu de ce qui les attend dans ce tome.
Dans ce tome-ci, on retrouve nos deux protagonistes alors que l'armée romaine tente toujours de sécuriser la zone qu'ils ont déjà conquise mais les lignes de ravitaillement étant assez peu protégées et longues, Caratacos en profite pour toujours lancer des raids car une armée avec un ventre vide est toujours plus facile à battre, de plus si elle est démoralisée et qu'elle a faim, et éventuellement prête à se diviser à cause du manque de nourriture. De leur côté, Cato et Macro continue leurs vies ; Cato a toujours un peu mal à cause de sa blessure à la fin du tome précédent.
Les Atrébates sont un peuple qui s'est allié à Rome un peu étrangement, faute de trouver un autre nom. Les Atrébates avait un roi auparavant et Berikos avait été exilé, son neveu l'ayant suivi également et le neveu de Berikos a, avec le temps, appris le latin. Berikos a demandé à l'Empereur que si l'armée romaine lui garantit son retour sur le trône des Atrébates, il serait fidèle à Rome, une offre intéressante et qui s'est réalisée, d'où l'alliance entre les Atrébates et Rome.
Par la suite, la campagne se concentre sur les Durotinges, un autre peuple celte qui refuse la présence de Rome sur son sol. Plautius doit donc gérer Caratacos pendant que Vespasien s'occupe des Durotinges, d'où le fait que les ravitaillements et les informations prennent un peu plus de temps, c'est plus facile à attaquer les convois. Cato et Macro se retrouvent engager dans la bataille tout en perdant de nombreux hommes. De plus, certains Atrébates voient d'un mauvais oeil cette alliance avec Rome car si le roi Berikos venait à mourir, ou si Rome venait à perdre la bataille en Bretagne, cela pourrait rabattre les cartes. Et malheureusement, lors d'une partie de chasse, quelqu'un de l'entourage proche de Berikos a tenté de le tuer. Un suspect est interrogé mais les apparences sont trompeuses. Berikos et les chefs romains s'arrangent donc pour que 2 cohortes atrébates soient formées et assurent la protection de Berikos et des terres des Atrébates.
L'aventure continue toujours aussi bien dans ce nouveau tome et ce qui est un peu différent car Cato est maintenant un centurion. Il est le plus jeune centurion dans tout l'empire romain car il n'a que dix-huit ans, ce qui a surpris un peu son ami Macro. Du coup, Macro doit lui crier un peu dessus de temps en temps pour qu'il montre son autorité et je me dis qu'il lui fait passer un peu de mauvais moments pour ne pas commettre d'erreurs qu'un jeune centurion pourrait faire. On a également un nouveau personnage chiant, le tribun Quintillius mais on se doute vite du caractère du personnage : ne veut pas se mélanger aux officiers inférieurs (aka les centurions) car selon lui, un homme de la haute société romaine ne saurait traîner avec de si bas soldats. En gros, on se doute vite que cela va être le chiant du tome. Autant, Vitellius a été le chiant pendant deux tomes mais ce tribun là, il l'égale déjà si ce n'est plus. J'ai l'impression que certains personnages ne font d'apparition que dans deux tomes maximum comme avec Vitellius, Boadicée et Prasutagos, qui ont été présents seulement pendant deux tomes.
En conclusion, l'histoire fut vraiment intéressante, très addictive comme toujours, comme avec les tomes précédents et je me demande comment cela va se finir, le tome 5 étant le dernier de la saga, j'espère qu'il n'arrivera rien de mal à nos deux centurions romains. D'un côté, Cato qui doit encore tout apprendre et qui est encore jeune ; de l'autre, Macro, qui est un vieux de la vieille, qui mérite de finir ses jours tranquillement et qui est trop vieux que pour changer son caractère maintenant. Bref, une valeur sûre qu'est ce quatrième tome.