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Apocryphe

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Et si Jésus de Nazareth n'était pas mort sur la croix ? Et s'il avait eu un fils ? Voici l'histoire de David de Nazareth.
" Un Game of Thrones biblique. ", La Provence Jérusalem, an 30. Un petit garçon regarde son père agoniser sur la croix. Son nom est David de Nazareth, fils du supplicié Yeshua, dit le roi des Juifs. Sept ans plus tard, lassé de vivre caché au cœur du désert de Judée, le jeune David part pour Jérusalem afin de prendre part aux bouleversements qui secouent le pays soumis au joug de l'occupation romaine. Mais, très vite, il est repéré.
Débute alors pour lui une cavale haletante jalonnée de secrets, de trahisons et de stratégies guerrières. Lancé à sa poursuite, un policier du Temple : le futur saint Paul. Comment survivre en Palestine occupée quand on est le fils du Messie ?
Prix du polar Les Petits mots des libraires

464 pages, Pocket Book

Published March 11, 2021

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About the author

René Manzor

12 books5 followers

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1 (1%)
Displaying 1 - 16 of 16 reviews
7,045 reviews83 followers
July 16, 2021
4,5/5. Tout un roman! Le cauchemar d’un éditeur au niveau de la catégorisation par contre. Je ne peux donc pas en tenir rigueur aux éditions Pocket malgré la très mauvaise décision de le classer comme étant un thriller. Inclassable!

On y retrouve de l’aventure, des batailles épiques dignes d’un roman de fantastique, un peu d’histoire, de la religion évidemment et plus. Le tout aurait pu être un réel désastre, mais Manzor arrive à tout faire tenir de manière magistrale. Quelques petits faux pas ici et là, une relation amoureuse de deux pages n’en valait pas vraiment la peine…Mais sinon la maitrise est excellente et le style aussi! Je n’avais jamais lu cet auteur et j’ai été marqué par la richesse du texte. De belles réflexions, un bon rythme, une recherche historique qui, bien que je ne sois pas un expert, me semble plutôt solide.

Vraiment un roman surprenant et très intéressant par sa forme, son fond et son style!
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews224 followers
October 28, 2018
Apocryphe n'est pas qu'un thriller, c'est un roman noir cinématographique écrit par un auteur, René Manzor qui en maitrise parfaitement tous les codes.
C'est une oeuvre audacieuse mélangeant des faits réels issus de l'histoire biblique que nous connaissons tous, et des passages de fiction pure, où l'imagination répond au postulat du :
"Et si?"
Et si Jésus avait eu un fils ?
Et si ce fils, prénommé David avait assisté à la mort de son père Yeshua sur la croix ?
Et si, caché par sa mère pendant 7 ans, il prenait la décision de fuir ce foyer pour découvrir la vérité ?
Et si, la rancune, la révolte et la colère qui ont envahies son âme le faisaient douter de la bienveillance et même de la légitimité de son Dieu ?
Et si sa vie ne devenait réellement qu'une quête initiatique?
Et si l'histoire de ce livre racontait une véritable chasse à l'Homme au 1er siècle, en Palestine ayant pour but de retrouver le fils de Yeshua et de l'éliminer car il représente le danger d'être un nouveau Messi potentiel ?

René Manzor nous emmène dans un voyage dans le temps, aux origines de croyances séculaires. Pour ce faire, il réalise un film littéraire dans lequel les sons, les odeurs, les lieux, les moeurs de l'époque et les scènes de bataille contribuent à voir défiler son histoire sur grand écran. C'est le raconteur de l'Histoire biblique dans l'histoire romanesque.
Des croyances précises, celles que nous connaissons tous, la trahison de Judas, le Golgotha, la mort sur la Croix, le tombeau découvert vide, la résurrection servent une narration précise, affutée, documentée qui assoit la crédibilité de son récit.
Son imagination va faire le reste. Et dans ce reste, l'auteur nous construit des personnages de toute beauté, terriblement humains, dans leurs doutes, leurs actes, leur repentance, leur soif inaltérable de pardon.
J'ai rencontré dans ce livre un homme, René Manzor qui atteste d'une réelle tendresse et d'une incroyable charité pour l'Etre humain.
Parce qu'il en accepte les imperfections d'abord, parce qu'il croit en sa rédemption ensuite.
Je parlerai de quelques personnages qui m'ont humainement marquée.

David bien sûr. David est l'adolescent en colère qui ne peut comprendre les choix de son père, celui qui refuse l'existence d'un Dieu qui permet les horreurs qu'il va découvrir tout au long de son périple. David est celui qui doute.
"Ce n'est plus le mien, trancha David. Un Dieu qui abandonne son peuple après lui avoir tant promis ne mérite pas qu'on croie en lui."

Farah est celle que David croise sur son chemin. C'est une esclave, prostituée de son état, à la vie et aux moeurs différentes mais c'est aussi celle qui rassemble la plus grande lucidité sur la condition humaine.
"Les institutions sont toutes corrompues, Romain. Les religieuses comme les autres. Il suffit de s'interroger sur ce que l'on veut nous faire croire pour comprendre qu'on nous ment."

Longinus, Romain de son état a contribué à la crucifixion de Yeshua. Après une totale remise en question, repenti, il adopte une foi ardente qui ne faiblira en aucune circonstance.
"Un Dieu qui pardonne à des va-t-en-guerre comme moi et leur donne une seconde chance par le baptême mérite qu'on croit en lui."

Saül de Tarse enfin, en charge de la police du temple est un personnage passionnant dans le traitement que René Manzor en fait. Mais je vous laisse le découvrir. Je dis simplement qu'il est de ces personnages que le lecteur déteste, puis pour lequel une certaine compassion nait.

Le chemin initiatique de David pour comprendre qui il est, qui était son père est en fait celui du baptisé lambda en devenant adulte.
A la fin de son livre, dans la note de l'auteur, René Manzor dit :
"Ce sont les aveux d'un homme qui doute.
Mais... le doute n'est-il pas le principe même de la foi ? Quand on dit "je crois", c'est bien qu'on n'est pas sûr. "
L'auteur mélange si ingénieusement fiction et réalité biblique que vous croyez à son histoire dès les premières pages. Le lecteur devient un témoin oculaire de ce qui déroulait en Palestine au 1er siècle, il y vit, il y sent les odeurs, il y rencontre Ponce Pilate, Caïphe, Caligula, il découvre les femmes dont l'auteur dresse de magnifiques portraits, il suit les batailles sanglantes d'avant la chrétienté, quand toute l'histoire de Yeshua n'était encore qu'un petite fable véhiculée par une secte juive.
Je vous conseille de savourer le chapitre 24 (on y parle de Judas) que j'aie trouvé remarquable d'ingéniosité et de réalisme pour s'insérer dans une histoire à laquelle le lecteur croit. Et si les choses s'étaient vraiment passées comme ça ?

Je termine en vous disant que ce livre a eu un effet de total apaisement sur moi.
Un apaisement physique sûrement provoqué par cette plénitude mentale, une conjonction de force de la parole, de doutes, de commandements qui fait résonance à quelque chose de plus grand que Soi.
Un livre extrêmement audacieux !

Profile Image for The Cannibal.
657 reviews23 followers
December 9, 2018
"Eli, Eli, lama sabachthani" furent les dernières paroles de Jésus, sur sa croix et non pas "Un clou, vite, je glisse" comme je me plais toujours à dire (oui, à une époque, j'aurais fini sur le bûcher pour hérésie blasphématoire).

Traduction de ses mots ? "Mon dieu, mon dieu, pourquoi m'as-tu abandonné", ce qui prouve bien que même Lui a douté et que la crucifixion est une mise à mort barbare et horrible.

En attendant, avec ça, vous avez de la matière culturelle pour briller pour les fêtes de fin d'années (ou à Pâques, au choix).

Il est bon de savoir que la phrase varie selon la langue utilisée et qu'en Araméen, cela donne : "Élôï, élôï, lama sabacthaneï" et que Dieu est aussi écrit "Eloï" et si avec ça vous n'êtes pas le roi de la culture, je veux bien bouffer une huître !

Mais revenons à nos moutons… Si Yeshua (dit Jésus dans nos contrées), tentait un come-back, m'est avis qu'il serait stoppé à la frontière (ou arrêté après avoir tenté de la franchir), serait enfermé et puis remballé fissa dans son pays d'origine… car il n'a rien à voir avec le style européen qu'on nous matraquait "dans le temps".

Anybref… Ce thriller étiqueté ésotérique ou biblique, je n'y croyais pas de trop, je doutais, comme je fais souvent et puisque je m'interrogeais sur le contenu de ce roman, j'ai fait comme Thomas, l'apôtre, j'ai demandé des preuves et il m'en a été donné par la lecture de ce roman (mais je n'ai pas mis mon doigts dans le trou).

Non, soyez sans crainte, ce thriller historique n'a RIEN à voir avec une resucée (j'adore ce mot) d'un Da Vinci Code ou avec un roman qui voudrait réécrire l'Histoire, vous faire prendre des vessies pour des lanternes ou tout autre chose. On est au-delà de ça, bien au-delà… Ici, on est dans la crème, pas dans la lie !

L'auteur a étudié le sujet avant de le travailler et ce qu'il nous livre, c'est mieux qu'un voyage dans le temps, c'est une véritable plongée dans ce qui fut, après la crucifixion de Yeshua, le début de conversions à un nouveau courant religieux, de baptême et de prêches par les apôtres.

Certains pourraient reprocher que les chapitres courts donnent l'impression de lire un futur film, mais cela ne m'a dérangé aucunement.

Entre nous, j'ai trouvé que ces successions rapides donnaient une vie propre au roman, comme s'il se déroulait devant nos yeux et que nous étions les spectateurs impuissants mais entrainé par les personnages forts, dont certains étaient de vieilles connaissances.

Après lecture, que vous soyez croyant, athée, agnostique ou autre, votre opinion ne sera pas changé car là n'est pas le but de l'auteur, lui, tout ce qu'il veut vous offrir, c'est son travail sur cette époque dont nous savons peu et qui pourtant a eu et a encore une importance énorme dans nos sociétés.

Ce thriller historico-religieux est aussi un roman noir car il nous fait découvrir la vie des Juifs sous l'occupant romain et sa fameuse Pax Romana, l'esclavage, la mendicité, les enjeux politiques, les manipulations de certains, la duplicité et les ronds de jambes des autres, autrement dit « un air de déjà-vu » puisque c'est toujours la même chose partout dans le Monde à toutes les époques.

C'était ma première fois avec René Manzor mais nom de Dieu (oui, j'ose), quelle panard je viens de prendre durant cette lecture passionnante et sans parti pris.

Un coup de coeur en plus pour cette année. J'aimerais vous en dire plus mais j'aurais peur d'en dire trop. de plus, je ne trouve pas mes mots pour vous dire combien j'ai apprécié cette lecture.
Profile Image for Kik.
157 reviews1 follower
September 24, 2019
Blasphématoire ?
Plutôt rafraîchissant !
Profile Image for Sandrine Novembre.
381 reviews2 followers
April 20, 2019
Jérusalem, Judée l’an 30
Ponce Pilate, gouverneur fait crucifier Yesha de Nazareh surnommé le messie. Il servira d’exemple, en effet Ponce Pilate déteste la Palestine d’où vient Yeshua, son peuple se rebellant et refusant tout autre Dieu que le leur.

An 37 dans le désert en Judée
David, 14 ans, vit avec sa mère Mariamne et son oncle Shimon le zélote dans le désert de Judée depuis la crucifixion de son père Yeshua.

David ne veut qu’un chose retourner chez lui et venger son père, il en a assez de vivre en exile, loin de son peuple.

Son destin va changer avec l’arrivée de Longinus, ancien romain converti.

Avec un talent de conteur impressionnant, René Manzor nous fait découvrir de façon différente une époque terrible, où ni la pitié, ni la tolérance n’existaient. On voyage à travers les pages du livre dans un pays constamment en guerre de religions, dominé par les romains. Il ne nous épargne pas en nous décrivant avec brio la violence et les nombreuses injustices qui régnaient en toute impunité à cette époque. Un jeu de pouvoir impressionnant ou sous couvert de religion tout était permis.

Un roman qui imagine ce qui aurait pu être l’après Jésus si celui-ci avait eu un fils. Une histoire remplie de foie, de mysticisme et de beaucoup d’amour, de tolérance et de pardon. Comme si René Manzor avait écrit une nouvelle évangile, l’évangile selon Saint René 😀

Merci à lui de partager avec nous ses talents de conteur. Chrétienne j’ai beaucoup aimé cette nouvelle vision de la vie de Jésus.
428 reviews9 followers
August 4, 2020
René Manzor figurait jusqu’à présent dans ma liste des « auteurs à découvrir » et lorsque l’occasion s’est présentée de lire Apocryphe, je n’ai pas hésité une seconde même si, je l’avoue, la 4éme de couverture évoquait des sujets aux antipodes de mes goûts… Une accroche de 5 lignes mentionnant « Jérusalem – An 30 – David de Nazareth »… de prime abord, Histoire et Religion… très peu pour moi, merci😉… Toutefois, je suis quelqu’un de tenace, obstinée, et j’ai surtout cette crainte de passer à côté de quelque chose de bien si je fais l’impasse en m’écoutant un peu trop… J’ai donc entamé ce livre, sans conviction aucune hormis le désir de connaître la plume de cet auteur… Le déclic ne m’est pas venu immédiatement: le terme « surmonter » les premiers chapitres est peut-être un peu fort, mais au vu de mon manque de culture religieuse et historique, il est clair que j’ai dû batailler dur pour m’imprégner d’une intrigue que je suspectais dès le départ très complexe… Toutefois, le style de l’auteur m’a tout de suite plu et j’ai décidé de lui faire confiance quant à la suite de ma lecture: c’est ce qui m’a aidé à poursuivre ce livre…

Selon le dictionnaire, un apocryphe se dit d’un texte qui n’est pas authentique, « se dit de tout écrit qui, se présentant comme un livre inspiré de Dieu, ne fait pas partie du canon biblique juif ou chrétien ». La proposition de l’auteur de nous raconter la vie du fils de Yeshua, aussi osée soit-elle, donne lieu à un récit surprenant mêlant aventures et pans revisités de l’histoire: au coeur de la Palestine du siècle premier, dépeinte de façon très réaliste, naît la révolte du peuple nazôréen, victimes de persécutions par les romains. Au coeur de ces conflits, le message évangélique se déploie progressivement, entre questionnement et conviction aveugle.

Si, parait-il, la réinterprétation des écritures saintes est un sujet éculé, il s’agit pour moi d’une première lecture de ce genre… Et, contre toute attente, je ne me suis pas sentie étouffée par l’aspect historique du sujet, ni lésée par mes lacunes bibliques: j’ai rapidement accroché à cette intrigue aux multiples rebondissements, me suis laissée emportée par ce récit ambitieux et excellemment maîtrisé. J’ose à peine imaginer le travail de recherches historiques qu’a dû fournir l’auteur pour parvenir à un résultat aussi détaillé et convaincant… Le style imagé, éloquent, donne cette impression très réaliste de prendre part aux combats, d’assister impuissants aux horreurs des persécutions…

Les personnages, pour la plupart historiques, d’autres fictifs présents pour étayer l’intrigue romanesque, sont sublimes de bravoure pour les plus attachants, révoltants pour les plus cruels: aucun ne nous laisse indifférents… Le jeune David, dont l’enfance se brise à l’âge de 7 ans par la vue du supplice sur la croix de son propre père, déterminant un destin hors du commun guidé à la fois par le désir de vengeance et par le pardon… Le romain Longinus, bourreau repenti, porté par sa détermination à protéger « le disciple successeur »… Les femmes ont le plus souvent des rôles dignes dans ce roman avec des héroïnes fortes de leurs conviction : Mariamne, la mère de David et la jeune esclave Farah… que l’on suit avec plaisir tout au long de cette épopée…

Puisque apparemment aucun des autres livres de René Manzor ne ressemble à celui-ci, je suis finalement ravie d’avoir découvert cet auteur par ce thriller biblique complexe, dont je suis venue à bout en dépit de ma réticence initiale, tant il s’est avéré addictif !
Retrouvez mes chroniques sur https://loeilnoir.wordpress.com/
Profile Image for Saveur Littéraire.
206 reviews
October 24, 2022
« Hein, quoi, c'est bien un thriller biblique que j'ai entre les mains ? Un thriller avec le fils de Jésus et une guerre de religion ? Nan, quelqu'un a VRAIMENT osé écrire ÇA ? » furent mes premières pensées concernant Apocryphe. Suivies de « Comment veux-tu dire non à une nouvelle parution des éditions Calmann-Lévy, en même temps ? Et puis mince, quoi ! Tu aimes les thrillers et le résumé t'a intrigué dès que tu as posé tes yeux dessus, alors pourquoi dire non ? »

Lorsque l'on se retrouve face à l'aspect biblique, ce qui vient en premier, c'est la peur de se retrouver à lire un roman qui veut vous faire choisir un camp de religion, qui veut forcer sa vérité dans votre gorge. Nous savons tous combien il est facile de s'insurger dès qu'une parution touche à la religion ou la vérité historique. Toutes ces craintes que j'avais ont vite disparu : j'ai plongé dans le roman aux premières lignes, eh oui ! Grâce à une écriture immersive et perçante, Apocryphe se lit avec avidité, malgré les moments noirs et peu ragoûtants que l'on pourra trouver dans les pages, malgré les cadavres qui vont s'empiler. S'appuyant sur de longues recherches, l'auteur nous délivre là une époque très noire et cruelle, avec maîtrise et réalisme, sans chercher à embellir ou démonter. Il mélange l'Histoire avec des figures historiques, et Fiction avec des personnages sortis de son imagination. Des personnages d'encre auxquels on s'attache, ou qu'on voudrait étriper de nos propres mains, oui !

Même si l'on suit les lignes de l'Histoire, l'intrigue prend toujours des tournures surprenantes pour les personnages de fiction, tel David ou Farah, dont l'histoire paraît trop rapide mais qui ajoute une touche d'espoir, gardez ce mot en tête : l'espoir. Côté historique, on plonge dans la décadence avec le jeune et cruel Caligula, les émeutes et la guerre entre les peuples. Romains, juifs, autres communautés… Il y a de quoi se brûler les ailes avec un scénario pareil, mais l'exercice s'avère rudement bien réussi lorsque l'on arrive aux dernières pages d'Apocryphe, dont le titre même a une signification toute indiquée ! Un roman qui propose une vision différente et osée, sacrément culottée même, ce qui vaut déjà les applaudissements ! Histoire et fiction sont ainsi réunies pour nous partager ce qui aurait pu être, sans nous forcer à choisir un camp.

Ce roman est excellent, à lire, que vous soyez féru(e)s d'Histoire, ou simplement parce que vous aimez les thrillers. Celui-ci sera différent, parce qu'il se passe dans une période peu explorée dans la littérature policière, c'est le cas de le dire ! Mais c'est une raison de plus pour s'y plonger, non ?

Chronique publiée initialement le 20 avril 2020 : https://saveurlitteraire.wordpress.co...
Profile Image for Nathalie.
352 reviews18 followers
November 29, 2018
Pendant mes études d’Histoire, j’ai surtout appris à ne pas déborder du cadre, à ne pas trop extrapoler, à ne pas jouer avec mon imagination au-delà de limites très claires, strictes même. Le romancier lui peut se le permettre et j’adore cela. Surtout quand il le fait avec intelligence, au service de son intrigue bien construite, plausible dans son univers recrée.
Lire donc un roman avec des bases réelles (plus ou moins ténues, qui divisent encore beaucoup, font débat), mais ensuite avec un récit fictionnel ne me dérange absolument pas.

L’ensemble est sombre, mais cela on s’en doutait. On ne choisit pas cette lecture complètement au hasard.
Le style est ciselé, presque oserai-je dire que l’auteur utilise un scalpel pour nous livrer un texte qui est tranchant, vif, que l’on dévore parce qu’on est happé par ce récit avant tout humain même s’il est noir. Les parts d’ombre sont tellement nombreuses dans l’Histoire que cela ne choque pas au contraire. Cela ne fait que rentre ce livre plus crédible. On oublierait un peu trop facilement que ce n’est qu’une fiction.
Le style est aussi très visuel. J’avoue avoir eu vraiment la sensation de visionner un film plutôt que de lire un livre. Mon cerveau était la caméra guidée par la plume de l’auteur.
Je ressens l’énorme travail qu’il a fallu à René Manzor pour écrire un tel roman. Pour autant cette somme ne se perçoit pas à la lecture. Au contraire, c’est fluide. C’est encore plus remarquable.

Ce plongeon dans le passé est haletant, glaçant, grinçant, vertigineux, audacieux et pourtant, on en redemande car il nous parle de choses essentielles même de nos jours car si les techniques, les technologies, les cadres de vie ont évolués, les hommes restent les mêmes, leur attentes sont identiques, leur ressentis, leurs émotions idem…

A découvrir !
Profile Image for Ingrid Fasquelle.
917 reviews34 followers
October 18, 2018
René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone.
Dans cette fresque remarquable et sanglante, René Manzor réécrit l’Histoire et plonge son lecteur dans la Palestine truffée de faiseurs de miracles et de messie du Ier siècle.
Emaillé de scènes de batailles sanglantes et d'exceptionnels moments de bravoure, son récit emporte le lecteur dans une épopée biblique vertigineuse et terrifiante, qui propose une relecture osée, stupéfiante mais tout à fait réussie de l’histoire officielle et interroge sur la vérité cachée derrière les idéologies et les religions.
Conjuguant à la perfection vérité historique, divertissement et besoin de merveilleux, René Manzor signe avec Apocryphe une saga épique haletante, passionnante de la première à la dernière page !
Profile Image for Myreadbooks.
1,455 reviews26 followers
October 14, 2019
Je tiens à remercier les éditions Calmann-Levy et le site Netgalley pour ce partenariat.

Mon tout premier livre de cet auteur et aucuns regrets.

L'histoire se déroule à Jérusalem en l'an 30 où trois crucifiés se battent pour que leur vie ne s'arrête pas sur cette croix. Un jeune garçon de sept ans les regardent sans pleurer. C'est David de Nazareth qui sept ans plus tard dans le désert de Judée vit caché dans une ferme isolée. Il va s'enfuir pour rejoindre Jérusalem.

Un livre lu quasi d'une traite tellement j'ai accroché à l'histoire si émouvante à certains passages, captivante, remplie de suspens et de rebondissements et surtout avec des personnages attachants telle que Farah.

L'auteur à réussi avec brio à mélanger fiction et reconstitution historique dans une fresque épique et violente.
Profile Image for Leo Labs.
395 reviews43 followers
March 27, 2019
Un Peplum-Thriller-Aventure Biblique que j'ai su apprécié malgré quelques situations précipitées et le léger manque d'empathie envers des protagonistes qui auraient pu, à mon humble avis, être plus complexes avec quelques chapitres en plus. Cela-dit, je reconnais que ce roman a dû être un "sacré" défi pour l'auteur. Une écriture fluide et plaisante, et prenante. je réitérerai l'auteur.
Profile Image for Joc-e-lyn.
43 reviews
May 1, 2019
J'ai lu cet ouvrage par curiosité historique et littéraire..., étant un roman noir, les détails de plusieurs scènes sont particulièrement crus. Pour le passionné d'histoire, c'est un livre intéressant avec nombres de détails historiques; pour le croyant, sa lecture n'est pas nécessaire...
10 reviews
November 29, 2022
Un roman pseudo-historique intéressant, pour le concept et les idées, desservi par un style un peu scolaire, des personnages unidimensionnels.
Un excellent squelette pour un scénario de film, mais sans "chair" autour.
Profile Image for Isabelle.
1,280 reviews16 followers
June 5, 2020
Beau travail que celui de René Manzor, dans cette histoire mi-fictive, humble et intéressante.
4 reviews
October 31, 2018
J'aime la plume de René Manzor. Peu importe la thématique, il sait me transporter le temps d'un livre. Apocryphe ne fait pas exception. Je dirais même que je me suis vue à Jérusalem au premier siècle. Un roman noir, où en s'inspirant d'écrits évangéliques mais également de faits réels, nous tient en haleine, nous émeut et nous horrifie. Avec Apocryphe, René Manzor m'a offert un moment unique de lecture..
Et si l'Histoire avait été différente ? Et si tout ne s'était pas déroulé comme le raconte les apôtres dans leur Evangile ? René Manzor nous offre une histoire que l'on pourrait croire sans problème tant les détails, les personnages nous paraissent réels et nous deviennent familiers à force de les côtoyer. Je dois avouer que je ne suis pas ne grande connaisseuse en ce qui concerne la Bible ni même l'Empire Romain. Alors je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et si j'allais aimer ma lecture.
Et voilà que l'auteur arrive à me happer durant 400 pages. J'ai du prendre quelques notes au début, histoire de ne pas m'y perdre face à tous ces noms, tous ces lieux. Car c'est un périple que j'ai suivi, que j'ai lu. Le périple de David de Nazareth, fils de Yeshua, en quête de vérité mais surtout en quête de lui-même.
En effet, dans Apocryphe tout n'est pas blanc ou noir, il n'y a pas d'un côté les gentils et de l'autre les méchants. On a à faire avant tout à des êtres humains avec leurs forces et leurs faiblesses. Et ça, l'auteur nous le montre bien avec ce questionnement continu sur les actes réalisés ou envisagés par nos protagonistes. Est-ce que la foi explique tout, pardonne tout ? Peut-on mettre la foi au-dessus de tout ? Jusqu'où est-on prêt à aller pour ses convictions personnelles ?
Toutes ces questions m'ont traversés l'esprit lors de ma lecture car j'ai côtoyé, évolué avec un fils en colère, un Romain repenti, une femme esclave, mais aussi des Hommes et des Femmes forts se battant pour leur conviction.
Ainsi, je dirais que l'intrigue se situe à différents niveaux et surtout par rapport à ces questions qui nous viennent à l'esprit. Qui de Rome ou du peuple juif gagnera cette guerre ? David de Nazareth est-il le prophète tant attendu ? Et encore une fois, jusqu'où est-on prêt à aller pour ce que l'on voit ?
Il y a derrière ces lignes un véritable travail de recherche de la part de l'auteur et son métier de scénariste s'en ressent tant je me suis sentie immergée dans le décor environnant. Difficile de fermer les yeux en lisant mais j'ai quitté le froid d'Octobre pour me diriger vers cette chaleur caniculaire, ce désert empli de dangers et ces batailles sanglantes. Comme dirait notre cher Obélix : "ils sont fous ces Romains!". Parce que l'on suit également le quotidien du côté romain notamment celui de Caligula et de Ponce Pilate... et niveau folie la barre se situe assez haute. Le dégoût, l'horreur m'a pris plus d'une fois d'autant plus que nous ne sommes pas épargnés sur les détails. Hommage lors de la scène du Cirque qui résume assez bien la cruauté de Caligula.
Ainsi, comme dit plus haut, on suit nos protagonistes dans leur quête. Quête de pardon, quête de rédemption, quête de pouvoir... il y en a pour tout le monde. Et c'est assez étrange de se dire qu'une intrigue qui se situe au premier siècle se transpose si bien à notre époque. Je pense que ça a beaucoup joué sur mon empathie envers ces personnages tels que David, Longinus, Farah mais aussi Saul ou encore Judas. Tous ont un but et on les suit dans cet accomplissement entre deux batailles sanglantes. On passe du pire au meilleur et inversement sans que cela ne choque et surtout sans temps mort.
Du début jusqu'à la dernière phrase j'ai été prise dans cette épopée. L'impression que cela ne s'arrête jamais et que l'on en prend plein les yeux à chaque page. C'est ce qui a d'ailleurs rendu ma lecture aussi addictive.
En bref,
Avec Apocryphe, René Manzor nous révèle encore une fois toute l'étendue de son talent. Un thriller biblique, prenant, haletant qui m'a parfois pris aux tripes. Laissez-vous transporter au premier siècle avec tous ces personnages marqués par leur histoire, par leur foi et qui ne vous laisseront pas indifférents. Un thriller qui questionne également mais une histoire que l'on dévore happé par l'ambiance, le décor et l'intrigue.
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