Le célébrissime peintre Jacob Coleridge s’est jeté, le corps en flammes, à travers sa baie vitrée. Son fils Jack, parti depuis des années et devenu profileur au FBI, retrouve chez lui des milliers de toiles qui semblent être l’œuvre d’un fou. Mais Jack n’a guère le temps de les regarder : le shérif réclame son aide sur un crime atroce. Une mère et son fils de quatre ans ont été écorchés vif. Un crime qui rappelle étrangement la mort de la mère de Jack, des décennies plus tôt…
ROBERT POBI has fished for great whites off Montauk, chased coyotes with a dune buggy in the Mojave, and spelunked caves in the former Yugoslavia. He is a renowned expert in English period furniture and makes a mean coq au vin. He spends most of his time in Montreal, Canada.
Prémisses intéressantes. L'aspect gore du roman ne m'a pas dérangée, au contraire cela contribue à l'atmosphère sordide et angoissante. En revanche, l'enquête elle-même est sacrément décevante, car en tant que lectrice on a très peu à se mettre sous la dent. C'est dommage puisqu'on commence avec les éléments classiques (autopsie, rapport toxicologique, preuves matérielles laissées sur la scène du crime), mais ça n'avance à rien. Pas de suspect, pas d'interrogatoire, rien qui permette d'élaborer des hypothèses quant à l'identité du meurtrier, et ce jusqu'au dernier quart du roman où tout nous est balancé à la figure comme s'il fallait boucler l'intrigue le plus rapidement possible.
Et ce personnage principal, quel pauvre imbécile.. L'auteur nous le dépeint comme un être froid et logique, insaisissable, qui déstabilise tout le monde en raison de ses capacités d'analyse hors du commun, qui a un passé tragique et torturé... bof. Je n'y crois pas. En plus d'être arrogant, colérique et antipathique, il ne cesse de traiter les autres d'incompétents, ce qui est ironique puisqu'il passe la majorité du roman à tourner en rond et à se dire qu'il préférerait partir et tout abandonner.
C'est un roman qui se laisse lire, avec une intrigue correcte, originale au départ mais avec un dénouement prévisible, et une écriture bien menée mais qui aurait dû être retravaillée pour éliminer les nombreuses descriptions répétitives. Puis comme toujours, on ne s'en sort pas avec les auteurs masculins... Les personnages féminins sont constamment relégués à l'arrière-plan et ne servent qu'à se faire massacrer pour faire avancer l'intrigue. Puis cette scène où le protagoniste asphyxie sa femme avec sa ceinture et que c'est abordé comme un simple jeu sexuel (alors que c'est une pratique incroyablement dangereuse, et après je devrais faire confiance au jugement du protagoniste ??), littéralement what the fuck. Auteurs, prière d'écrire avec vos deux mains sur le clavier.
il y a quelques trucs qui vont pas, c'est un peu facile et il n'y a rien d'innovant mais dans l'ensemble c'était vraiment sympa. l'atmosphère et l'objet de l'enquête était cool
À conseiller aux amateurs de thrillers purs et durs ! On suit Jake Cole qui via enquêter sur une série de meurtres tous plus gores les uns que les autres. Âme sensible s’abstenir. L’univers est angoissant, terrifiant et très violent.
Mais pourquoi j’ai tant aimé lire ce roman qui d’apparence peut être repoussant ? Robert Pobi fait réfléchir le lecteur, le questionne sans cesse sur le profil du serial killer. On est autant tourmenté que le personnage principal. J’aime être surprise, faire face frontalement aux situations.
L’invisible est donc un roman sanguinaire qui doit tomber entre les mains d’un public averti.
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Jake Cole revient dans la maison familiale suite à un accident de son père avec qui il est en froid depuis une trentaine d’années. Jacob Coleridge est un peintre brillant mais un homme caractériel et alcoolique en proie à la maladie d’Alzheimer et une folie apparente. Jake Cole se retrouve face à ce père détesté mais aussi devant un double meurtre atroce qui est la copie conforme de celui de sa mère, quand il était encore jeune adolescent. Et l’arrivée d’un ouragan de catégorie 5, le plus terrible à ce jour, ne va pas aider les enquêteurs dans leur tache.
Avec cet ouragan, nous avons droit à une belle leçon de météorologie, de sa formation à sa venue sur Montauk, Long Island. Un climat cataclysmique pour accentuer les tensions et le suspense qui agitent la petite communauté de Montauk et glisser le lecteur dans un état d’urgence fébrile. Plus la tempête est imminente et plus la fébrilité augmente… Mais l’anticipation est souvent plus angoissante que la survenue des faits car je n’ai pas senti le danger extrême de cet ouragan dans le cours des événements…
Jake Cole est un personnage atypique et passionnant! Avec son passé de junkie, alcoolo, tatoué de la tête aux pieds, il détone chez les agents du FBI et sa faculté déconcertante à décoder les scènes de crimes les plus intolérables le rend bien étrange aux yeux des simples flics! Ajoutez à cette personnalité un drame d’enfance qui le hante et vous avez bien envie de cheminer à ses côtés. Oui, mais…
Le bémol principal de ce roman est un aspect des meurtres un peu trop gore à mon goût et des descriptions de viande hachée un peu trop redondantes. Ok, on est dans l’écorché vif mais pas la peine d’enfoncer encore et encore le couteau dans la plaie pour appréhender le calvaire des victimes et l’horreur de leur agonie!
De plus, l’enquête reste à un état embryonnaire et si le travail d’observateur à l’acuité mentale exceptionnelle de Jake est très bien analysé, le peu d’indices confiés au lecteur nous laisse passifs. Et dès alors que son oncle évoque un secret du passé, on sait. On sait. Et voilà, le suspense retombe illico, le dénouement est plié, il ne reste plus qu’à le recevoir.
C’est frustrant et non convaincant. J’aime être partie prenante dans un polar ou thriller, pouvoir établir mes propres hypothèses et être surprise par le talent de l’auteur à me bluffer. Je n’aime pas qu’on me balance des revirements de situation sortis de nulle part sans que des indices aient été semés au fil des pages. Il y avait matière à un roman exceptionnel mais l’auteur m’a donnée l’impression de ne plus savoir quoi faire de son coupable et de nous refiler la patate chaude avant de se brûler.
« Tuez-moi ». Voilà, c’est brutal. Toute une vie de perversion, de vice et de crime et en une seconde, l’illumination que le mal l’habite et qu’il doit expier ses péchés dans l’élimination de sa personne. Et bien non, je ne marche pas. Pas avec la délectation dont il a fait preuve dans les assassinats qu’il a commis…
Au final, c’est un roman qui se laisse lire, pas désagréable pour ceux qui aiment les ambiances glauques, mais qui est tout de même une déception pour ma part avec trop d’incohérences qui ébranlent la crédibilité de l’intrigue qui était, au départ, excellente. Dommage! Mais je tenterai tout de même son second roman, Les innocents.
L’invisible de Robert Pobi, présentation Jack Cole revient à Montauk, 25 ans après être parti. Il a été appelé car son père s’est énormément brûlé et il est passé par les baies vitrées de sa maison. Tyran, alcoolique, Jack a eu énormément de colère contre son père mais il ne veut pas prendre de décisions.
Le sheriff l’appelle car il y a eu des meurtres. Deux personnes écorchées vives ont été retrouvées.
Avis L’invisible de Robert Pobi Jake est un agent du FBI. Il a été appelé car son père, qu’il n’a pas vu depuis près de 30 ans, a été hospitalisé. Il a mis le feu chez lui, est passé par une fenêtre. Jake n’éprouve aucun sentiment pour son père. Le jour de son arrivée, il est appelé sur les lieux d’un crime, une femme et son fils ont été écorchés vifs. C’est une scène d’une violence indéniable. Le shérif n’a jamais vu ça. Mais Jake doit s’imprégner de la scène. Sa plus grand force est de lire tous les indices laissés par le tueur, de les interpréter pour tenter de trouver le coupable.
Lorsqu’il arrive dans la maison de son père, peintre célèbre et reconnu, il trouve le chaos. Des bouts de toile ont été disséminés partout. La maison est sale, remplie de cadavres d’alcool. A cela s’ajoute le plus grand ouragan de tous les temps qui doit arriver dans les plus brefs délais. En plus, la femme et le fils de Jake vont arriver de New-York, pour ne pas le laisser seul.
Les cadavres vont se multiplier. Jake pense que tout est lié, notamment au meurtre de sa mère. Est-ce que son père connaît le coupable ? Il semble bien car il a extrêmement peur. Mais Jake va devoir démêler un véritable écheveau avec tous ces tableaux.
Très professionnel, Jake fait peur à tous car il n’est pas compris, notamment au niveau de sa démarche pour comprendre un meurtre. Jack est très en colère contre son père. On sent que la peur revient très vite également chez lui. Mais il veut aller jusqu’au bout de cette histoire, même s’il a promis à sa femme d’arrêter après cette enquête. Il doit se blinder pour que rien ne l’affecte. Pourtant il en a vécu des drames, de la dépendance. Il veut même oublier jusqu’à tous ses souvenirs. Y arrive-t-il ? En filigrane, sa mère, assassinée, qui souhaite, selon lui, qu’il s’occupe de son père.
L’auteur nous offre un roman magistral au niveau de l’étude psychologique des personnages, surtout celui de Jake. Mais tous ont pu vivre des situations difficiles, comme le shérif ou le père de Jack ? Ce dernier sait-il ce que sa femme a subi et ce qui l’a tué ou qui ?
Même si ma lecture a été poussive, je ne suis entrée dans le roman que pratiquement à la moitié, parce que je ne lisais que quelques pages le soir et bien sûr le matin, dans le matin, j’ai vraiment été scotchée par le final. Je croyais avoir trouvé le meurtrier mais bon, ce n’est finalement pas celui ou ceux auxquels je pensais. Je regrette toutefois que l’auteur me laisse sur ma faim et qu’il n’explique pas pourquoi le meurtrier est devenu comme ça, peut-être son passé et pourquoi il a assassiné ceux qui semblaient compter pour lui.
J’ai bien aimé cette étude sur l’ouragan, ces données météorologiques données, sa puissance, sa transformation.
Dans L'invisible, Robert Pobi donne une nouvelle version sombre et perverse du thème du tueur en série. Entre thriller sanglant et roman psychologique dérangeant, son premier roman s'inspire des meilleurs auteurs du genre et se hisse au rang d'un Jesse Kellerman ou d'un Thomas Harris.
Difficile pourtant d'apporter une pierre de plus à l'édifice tant le thème du serial killer a été exploité ! Mais force est de constater que Robert Pobi a su tirer parti des meilleurs réussites du genre. Son histoire est extrêmement bien ficelée et le profil psychologique de ses personnages particulièrement intéressant.
Impressionnant de noirceur et de perversité, le roman de Robert Pobi remplit parfaitement son contrat. Il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page. L'intrigue n'a pourtant rien que l'amateur de polars et de thrillers n'ait pas déjà lu mais l'atmosphère, crépusculaire et apocalyptique à souhait, est suffisamment envoûtante pour que l'on ait envie de s'y plonger !
Certains déploreront la gratuité de certaines scènes de crime. En effet, L'invisible n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains ! Mais outre le fait que Robert Pobi plonge le lecteur dans un univers angoissant et terriblement violent, il s’intéresse surtout à un trait commun que partagent artistes, médecins et policiers, celui d’interroger obsessionnellement les apparences afin d’atteindre, peut-être, la vérité qui se cache derrière... C'est précisément ce qui attire et captive le lecteur !
Cependant, il est vrai que l'auteur cède un peu trop facilement au sensationnel sanglant. A l'horreur de certaines scènes de crime qui sonnent parfois faux, on aurait davantage apprécié qu'il exploite certains pans du passé tourmenté de son personnage principal, ou qu'il s'attarde un peu plus sur les motifs de son serial killer. C'est dommage !
Malgré tout, L'invisible reste un thriller inattendu et surprenant, un roman noir, trash et pervers, qui vaut le détour ! A conseiller aux amateurs de thrillers purs et durs !
Thriller psychologique par excellence, ce roman donne la part belle aux personnages, leur vécu, leur passé, leur psychologie et leurs relations. En plus de l'enquête policière, l'histoire familiale sous-jacente constitue la pierre angulaire au roman.
Elément caractéristique des thrillers psychologiques, le rythme du roman : la lenteur. Si en quelques occasions, le roman semble avoir une poussée d'adrénaline, essentiellement lors de la découverte des corps, il est loin des pages-turners. Cependant cela est compensé par l'ambiance malsaine, pesante, qui dans certains moments font penser à des événements fantastiques.
Malheureusement ce roman comporte de nombreux points négatifs dont les répétitions sont certainement les plus marquants et plus désagréables. Combien de fois l'auteur rappelle la relation du personnages principal avec ses parents au temps de sa jeunesse.
L'autre défaut est la malhonnêteté de l'auteur. Jusqu'à tard dans le roman, il nous cache un élément déterminant qui permet de résoudre l'énigme et démasquer le meurtrier. Une fois cet élément connu, la solution devient évidente et le roman n'offre plus de surprise et donc guère plus d'intérêt.
Fan de thrillers tordus, la quatrième de couverture semblait pleine de promesses pour moi. J'ai commencé ce livre début juillet, mais j'ai dû interrompre la lecture. Je suis habitué, mais le début donnait une couleur sombre à mes rêves. Finalement, j'ai repris le livre vers le 10 septembre avec la ferme volonté d'aller au bout, et là, déblocage, je le dévore. L'intrigue est assez malsaine pour tenir en haleine, et les personnages sont esquissés juste ce qu'il faut. Je me faisais une joie de le finir ce midi, et patatras, la fin m'a déçu comme rarement. Je ne vais pas vous la spoiler, mais j'ai eu l'impression que l'auteur devait finir son bouquin rapidement. Si elle n'est pas incohérente, elle demandait des explications plus détaillées que là, pour éviter qu'elle tombe à plat. Je mets quand même trois étoiles au livre parce que la lecture était agréable, mais il serait monté à 4 voire plus sans cette fin décevante. A relire. Peut-être qu'en connaissant la fin, la lecture change ...
OH... MY... GOD!!!!!!!! This book got me guessing until the last page, and even then... The book got me interested right from the beginning, until the last word. Amazingly written, the full story and discoveries unexpected. There are some details that I'm still wondering about, but in itself, very good "profiler" thriller.
L'intrigue démarre bien mais au bout d'un moment le déroulé est un peu long voir "répétitif" avant que le dénouement arrive. La fin est toutefois surprenante même si trop expéditive.