Laure Conan was the first woman novelist in French Canada and the first writer in all Canada to attempt a roman d'analyse . As she refused to have her true identity revealed, the author of the preface to her book, Abbé H.-R. Casgrain, made a point of confirming that it was indeed a woman hiding behind the pen-name. Her daring in writing a psychological novel was 'forgiven' because she was a woman, and her anticipating the trend towards this type of novel was attributed to 'that intuition natural to her sex.' In Angéline de Montbrun , Laure Conan broke with what has been called the 'collective romanticism' of nineteenth-century French-Canadian land, with the rural myth, the exhortative tone, and the vast canvas. These concerns are basically absent in her work. Further, she eschewed the details of adventure and intrigue, the wooden, predictable characters, and the transparent intricacies of romantic love in favour of writing about the inner turmoil of an individual, live character, a young woman caught in a complex web of human appetites, aspirations, and relationships. Because of the novel's realism, one of the most persistent topics of discussion about Laure Conan has been whether or not Angéline de Montbrun is autobiographical. Recent studies indicate it may be. In any case, Angéline was the most complex character in Canadian fiction to 1882 and for some time to come. Traditionally, Angéline de Montbrun was regarded as a novel of Christian renunciation, and Angéline as the most holy of heroines. For a long time no one went too deeply into the relationships between the characters, but in 1961 Jean Le Moyne bluntly stated that 'the lovers in the novel are not Maurice Darville and Angéline, but M. de Montbrun and his daughter.' Since then there has been a proliferation of interpretations and psychological studies of the novel, and there is no going back to the simpler view of it.
Lu pour me lancer ensuite dans la version pastiche d'Anne Archet (Angélique de Montbrun) et je regrette presque de ne pas avoir attaqué directement la version revisitée.
En soi je peux comprendre l'intérêt historique de cette œuvre ou ses aspects proto-féministes - quoique j'aie du mal à concilier ça avec la ferveur religieuse qui me passe par-dessus la tête. Mais bon sang que la lecture était pénible et interminable. Un concentré de ce que je n'aime pas dans la narration à la 1ère personne (sentiments exacerbés étalés sur des pages et des pages).
La seule raison pour laquelle j'ai lu ce livre c'est pour ensuite lire sa version tordue intitulée Angélique de Montbrun. Je me suis tout de même bidonnée.
Je n’ai pas aimé la façon dont l’histoire est racontée. J’ai l’impression que l’écrivaine n’arrivait pas à choisir une seule façon, alors elle a mélangé les styles sans toutefois réussir à produire un résultat uniforme. L’aspect religieux peut devenir lourd pour les lecteurs athées, mais ce n’est pas ce qui m’a dérangé le plus. J’ai aimé les citations de divers poètes et écrivains, mais elles sont si nombreuses qu’elles donnent l’impression d’être un simple étalage de connaissances.
Au début de la lecture, je n'étais pas certaine d'aimer l'oeuvre. La structure fragmentée et la rupture dans la narration rendaient la lecture assez étrange. J'ai finalement beaucoup aimé la forme épistolaire et les entrées de journal d'Angéline. Ce qui m'a un peu déçue était qu'il n'y avait pas de réponses à certaines lettres. Je pense, par exemple, aux lettres que Mina envoyait à Emma S*** et qui étaient sans réponse.
L'histoire s'étale à certains moments, mais la lecture fut somme toute agréable.
Classique québécois, premier roman psychologie et un des premiers romans d'une femme francophone du Québec, Angéline de Montbrun est à la fois un roman épistolaire et un roman-journal, avec un bref interlude en narrateur omniscient pour faire la transition.
On y assiste d'abord à l'évolution des sentiments de Maurice Darville pour Angéline, section durant laquelle l'héroïne est passive, observée, discutée. La figure paternelle a une grande importance dans les propos de Maurice et de sa soeur Mina, avec qui il correspond.
Survient le drame, le décès du père, relaté en narrateur omniscient, et les impacts sur les trois protagonistes: Angéline, Maurice et Mina. Le coup sera très dur pour Angéline, qui dépérira jusqu'à devenir malade et la maladie lui ravira sa beauté, ce qui refroidira les ardeurs de Maurice - selon elle - malgré les propos de Maurice lui-même, qui tient toujours à elle.
Par la suite, les extraits de journal intime et quelques lettres d'Angéline nous raconterons son tourment, sa résistance aux tentatives de rapprochement de Maurice, sa recherche d'une paix intérieure.
Si la première partie est sympathique, bien écrite, même si un peu mièvre, les personnages du père et de Mina rachète la partie plus fleur bleue qui concerne Maurice et Angéline. Par contre, suite au décès du père, l'enferment d'Angéline dans son propre malheur agace. J'ai eu de la difficulté à trouver de la sympathie pour cette jeune fille qui se lamente. Le ton du roman avait à l'époque été encensé pour ses réflexions religieuses et la progression d'Angéline vers le sacrifice de son amour terrestre pour des visées plus élevées. Avec le recul, pour une lectrice athée (ou simplement modérément religieuse), c'est lourd, ça relève presque de l'auto-martyre. Peut-être le format 'Journal intime' met-il trop l'accent sur les tourments intérieurs, sans jamais les contraster réellement avec une activité quotidienne qui nous ferait comprendre que la vie continue? Tout cela laisse une impression désagréable d’autoapitoiement, et on a juste le goût de lui dire 'suck it up', en bon français. Elle parle parfois de ces femmes qui ont des malheurs et continuent à s'acharner, les admire car elles n'ont 'pas le choix', mais elle? Il en ressort une enfant gâtée qui tombe un peu sur les nerfs.
Demeure que l'auteure a une belle plume et ses nombreuses citations - parfois un peu trop présentes - font montre d'une érudition évidente.
Mais bon, une chance que le tout n'était pas très long.
Premier roman d’une québécoise, écrit en 1882, que l’on prend plaisir à lire si on le replace évidemment dans l’époque où il a été écrit.
Constitué de correspondances et de fragments de journal intime, on plonge dans le duo composé de Maurice et d’Angeline, d’abord follement amoureux et puis intensément malheureux et résignés.
L’écriture est d’une beauté évidente. L’histoire exploite le sentiment amoureux et le torrent de douleurs qu’est le deuil de façon intéressante. Les multiples références à la religion finissent par éteindre un peu l’intérêt du lecteur contemporain à la longue.
Si j’étais bien contente de terminer ce roman, je demeure convaincue qu’il mérite d’être lu et que cette femme savait écrire avec talent dans une époque peu ouverte à l’écriture féminine.
J'ai beaucoup aimé la structure du roman, c'est-à-dire l'idée d'une correspondance entre les personnages et d'un journal intime. L'histoire, somme toute banale, et qui bien souvent tourne en rond, met de l'avant les magnifiques paysages québécois, le patriotisme et l'importance du catholicisme dans la vie quotidienne des gens de l'époque.
Première écrivaine québécoise ainsi que première féministe connue, Laure Conan a écrit ce roman de basant sur sa vie propre. En lisant ce roman, nous nous plongeons directement dans un univers qui nous est familier sans y avoir vécu. À lire attentivement!
3.5⭐️ La première partie était bonne je lui aurait donné un 4⭐️, mais la deuxième partie était assez mauvaise avec quelques bons passages j’aurais donné un 2.75⭐️ à la seconde partie, alors je donne un 3.5⭐️ à l’œuvre entière.
Read in a day but I wasn’t super taken with the story. There was such an obsession surrounding the relationship Angéline had with her father- yet the relationship wasn’t fully explored and only her grief was. There was so much more potential. I did like the letters/journals structure of the novel.
Très bon roman de la terre. Premier roman écrit par une femme Québécoise. L'alternance entre l'épistolaire et le journal intime permet de se sentir près des personnages et d'avoir accès à leurs émotions. Roman qui mérite d'être étudié.
J’aime beaucoup la forme épistolaire du livre. Je t’ouvre que ça rend la lecture plus facile. Cependant, j’ai trouvé l’attachement des personnages difficiles. Certains moments passages étaient flous et complexes à comprendre.
Jane Austen québécoise, il y a du potentiel mais ca devient trop lent à partir du milieu du roman alors qu’elle se plaint en longueur en se dédiant à la religion qu’à moitié…
Angeline de Montbrun, publie en feuilleton en 1881-1882 marque le debut de la litterature feministe au Canada.
Ce roman raconte l'histoire d'une jeune fille dont la mère qui a une grande admiration pour son père. Comme toute fille de son temps, sa choix de carriere est limitee. Elle peut se marier ou rentrer dans le couvent. Angele semble se diriger vers un marriage. Elle se fiance avec un homme de son milieu. On remet le marriage a cause de la maladier et ensuite la mort du pere bien aime.
Alors, il arrive un coup de theatre. Angeline fait une chute terrible qui la disfigure. Le fiance renouvelle sa demande de marriage mais il semble etre motive par son sens d'honneur. Il laisse comrendre il n'aime pas la pauvre fille disfuguree. Angele refuse cette demande insincere et decide de passer le reste de sa vie dans la maison de son pere ou eventuellement elle trouvera la paix dans la priere et l'amour en Dieu.
Angeline de Montbrun possede des elements d'un melodrame bien entendu. Bien que court, le lecteur souffre continullement des longueurs et des lenteures de l'intrigue. Cependant, Angeline attire la sympathie du lecteur. C'est femme independante et honorable. Lire Angele de Montbrun, c'est surtout un devoir penible pour quelqu'un qui veut conntaire l'histoire de notre litterature. Pourtant, c'est un roman intelligent qui montre bien la vie des femmes Quebecoises des classes moyennes durant la deuxieme moitie du dix-neuvieme siecle.
Je dois dire que j'ai été agréablement surprise, du moins par la première partie du roman. Avec des échanges épistolaires digne de Jane Austen, une intrigue amoureuse bien amorcée, des personnages intéressants et des opinions bien senties sur la politique et les mœurs de l'époque, le début était prometteur!
Malheureusement, à partir de la seconde moitié, tout ça laisse place à une longue introspection de l'héroïne qui ressasse ses malheurs et ses questionnements théologiques. Cette partie est cohérente avec la fin vers laquelle l'auteure nous conduit, mais j'y ai trouvé des longueurs. Je crois que l'idéal sacrificiel du martyre catholique est simplement un thème trop éloigné de ma réalité pour que je puisse y adhérer pleinement. D'autres lecteurs y seront peut-être plus sensibles.
Le texte possède des qualités indéniables. Plusieurs perles de citation méritent qu'on s'y attarde. J'ai été étonnée de découvrir une auteure si talentueuse "enfouie" dans notre patrimoine! C'est un classique, très bien écrit, à découvrir!
LES HAUTS : Une écriture étonnamment maîtrisée et une immersion dépaysante dans les mœurs d'une autre époque...
LES BAS : Une histoire qui ne prend pas la direction attendue et des thèmes un peu surannés...
C’était bon pour du terroir, mais à un moment donné, je trouvais qu’on avait compris le principe. Il y a vraiment beaucoup de pages où tout ce qui est dit en substance, c’est: « Je souffre! » après la troisième fois j’avais compris.
C'est l'histoire d'une jeune fille, Angélique de Montbrun, qui grandit dans la campagne québécoise du 19ème siècle. Son père l'aime beaucoup; son fiancé Maurice l'aime aussi. Après la mort de son père, Angélique est triste, romp avec Maurice et pense à Dieu. Beaucoup. Même si ce livre est un classique de la littérature québécoise, le contenu très religieux et le style rocailleux créent une lecture assez fatiguant. C'est dommage, mais ce livre m'a fait beaucoup bâiller.
C'est la 3e ou 4e fois que je lis ce roman et, chaque fois, je découvre une oeuvre différente, de plus en plus riche et tellement belle. C'est véritablement un chef-d'oeuvre qui ouvre mille et une interprétations possibles, une fenêtre précieuse sur le XIXe siècle québécois.