Tables tournantes, coups frappés dans les murs, fantômes et maisons hantées ont sans cesse fasciné. Mais le spiritisme n’a pas toujours retenu l’attention des chercheurs. Trouble mental pour les uns, superstition pour les autres, comment élever à la dignité d’objet scientifique un tel phénomène ? C’est le pari de Philippe Charlier qui s’attache à nous l’expliquer. Comment la science a-t-elle tenté d’enregistrer le son des morts, de photographier les fantômes ou les pensées ? Comment le surnaturel est-il devenu, au cours du XIXe siècle, un véritable objet d’étude ? Et surtout, à qui profi tent les revenants et leurs manifestations ? Dans une enquête inédite, de Rome à Paris, en passant par le Vietnam et l’Écosse, Philippe Charlier interroge les archives et ceux qui refusent de voir la mort comme une inéluctable fin.
D'abord le sous-titre : Une histoire du surnaturel. Non, pas vraiment. Une histoire du spiritisme. Oui. On y parle surtout de médiumnité sous toutes ses formes. Ce qui a été problématique pour moi est sans doute la narration. L'auteur étant médecin de formation, ça se voit. Trop. Des descriptifs simples, courts, souvent sans liens entre les chapitres. Des informations basiques, mais que les amateurs de surnaturels connaissaient sans doute déjà. Pas de véritable critique ici alors que cela aurait été bien de confronter le point de vue scientifique aux croyances, mais l'auteur ne se mouille pas. Le livre est là pour informer point. Le seul point que je retiens de cette lecture est que Sir Conan Doyle était vraiment crédule sur tout à la fin de sa vie. Ça s'arrête là.
Un essai historique sur les origines de la ferveur qui entoure la médiumnité, qui se lit vraiment facilement et qui, malgré un manque de quelques définitions et explications, reste très compréhensible sur tous les plans philosophique et religieux. La place de la femme dans la médiumnité aurait pu être un peu plus creusée. Il me semble que ce texte dessert un peu la croyance en ces phénomènes.