La France, de près ou de loin, côtoie l’islam depuis ses débuts. De la conquête de l’Espagne et la maîtrise de la Méditerranée jusqu’aux guerres de décolonisation, en dehors de quelques rares périodes d’accalmie, cette relation ne fut qu’une longue suite de guerres et de conflits.Mais, depuis la fin des années soixante et l’arrivée en métropole d’une immigration musulmane de plus en plus importante, un changement majeur s’est produit : l’islam ne fait plus seulement valoir ses revendications au-delà des frontières mais au coeur de l’hexagone. Préceptes vestimentaires et alimentaires, place de la religion à l’école et dans l’entreprise, liberté d’expression et de conscience, statut de la femme, relations avec les fidèles d’autres religions : depuis maintenant quarante ans les élites politiques et médiatiques se voient sans cesse confrontées au défi d’une religion puissante qui n’a jamais rien cédé. Qu’ont-elles fait, qu’ont-elles dit et écrit pour défendre notre bien commun, la République ? Quasiment rien.C’est ce renoncement que ce livre se propose de rappeler, sans y ajouter quoi que ce soit. Rappeler les faits, les décisions. Redonner à lire les textes et les discours qui les ont accompagnés, tels qu’ils furent écrits et prononcés, au mot près. Dire l’histoire telle qu’elle fut et telle qu’elle avance. Sous nos yeux.
Un livre terrible et sidérant. Une description à la fois froide, mordante et désabusée des renoncements successifs de la France face aux revendications communautaires. Ce livre dépeint, avec de nombreux exemples à l’appui, l’abandon systématique des valeurs et traditions républicaines (au premier rang desquelles l’assimilation) face aux divers chantages à « l’islamophobie », au « racisme » et à « la haine ». Un livre remarquable. Si je dois cependant faire une critique: l’ouvrage aurait été un meilleur outil argumentatif si les nombreuses citations qui parsèment ses pages avaient été sourcées.
Affligeant et effrayant ; nos dirigeants se mettent la tête dans le sable depuis 40 ans pour éviter d’adresser le problème. La presse de gauche et la masse bien-pensante est particulièrement responsable. Ce qui est grave c’est que le processus est maintenant irréversible.