Le roman noir sur l'épuration : traîtres et héros mêlés dans les cendres de la Libération. 10 septembre 1944. Le commissaire Georges Duroy roule vers Saint-Julien-en-Vercors, dans la Drôme. Ancien résistant, sa première mission est d'enquêter sur un crime commis dans le Vercors : une jeune fille se prénommant Marie est retrouvée violée et égorgée dans la forêt. Un meurtre barbare qui secoue tout le plateau. Marie est la fille cadette d'une famille de résistants. Qui l'a tué ? Les Miliciens qui se vengent de la famille Valette ? Pourquoi personne ne veut parler ? Ni le père ni la mère, ni leur gendre. Personne. Dans cet abîme de questions, il fera équipe avec une jeune photographe américaine, Judith Ashton aussi joyeuse et confiante que Duroy est taciturne et rationnel. Alors que le Vercors pleure ses morts, les résistants chassent les traîtres, miliciens, braconniers du marché noir, commerçants serviles, fonctionnaires trop fidèles à Pétain. Une fois l'affaire résolue, Duroy et Ashton devront prendre une décision : que faire des héros qui ont commis l'irréparable ?
Une enquête dans le Vercors qui se déroule sur une journée, juste après la Libération et en plein milieu de l'épuration. Ce livre nous fait nous questionner sur le rôle de certains Résistants, sur les discriminations raciales en France au sortir de la guerre, mais aussi sur le sentiment de vengeance envers celles et ceux qui ont collaboré avec les Nazis pendant l' Occupation. Très bon, mais aurait presque mérité d'être un peu plus long.
Grosse déception que cette lecture, commencée mi-mars, abandonnée puis reprise plusieurs fois mais avec toujours le même ennui !
3 demi-points positifs : la couverture, le titre et la partie finale : Péroraison !
Le style m'a déplu rapidement avec un parti pris de détails à n'en plus finir, tellement de détails que le moindre “événement” prend un temps infini ! Les personnages et plus principalement les personnages secondaires sont des caricatures grotesques d'hommes de la campagne !
Avant d'en arriver au début de la mini enquête nous avons eu droit au descriptif de la voiture de Duroy, du caractère de Choranche et celui de son cheval, digne d'une fantaisie équestre puis l'histoire du système pileux de Judith et de sa bicyclette !
Quant à “LE roman noir de l'épuration”, pour moi il est tombé à “Relation d'un fait divers qui aurait pu se passer n'importe où sous prétexte d'épuration ! Quant à la Sacrifiée elle n'a vraiment d'importance que dans le titre !
Gros ratage dans mon rendez-vous avec une période sombre qui continue à questionner ! Dommage
La sacrifiée du Vercors... ou une enquête policière oppressante où le paysage se dispute la scène avec l'Histoire. Entre les descriptions détaillées du Vercors et les faits historiques de la Résistance riches, il s'agit ici d'un livre dense avec une intrigue-prétexte, celle d'une sacrifiée, Marie Valette, tondue, violée et tuée dans le maquis. Georges Duroy, commissaire auprès du Bureau de l'épuration, est chargé de ramener une prisonnière surnommée "la Baronne", quand, mu par une attirance curieuse, il va se mêler à l'enquête sur la victime, en binôme d'abord artificiel puis apprécié, avec Judith Ashton, une photographe américaine. D'un suspect stéréotypé bien trouvé en la personne de Simeone Fusilla en découvertes plus laborieuses mais prometteuses, le couple en recherche de vérité va, au cours d'une journée étouffante au ralenti, passer les méandres historiques et recoins géographiques au peigne fin, où les apparences de gloire et de Bien se révèlent illusoires ou trompeuses, où les héros présumés cachent aussi leur part d'obscurité. Voici une intrigue relativement simple de prime abord, qui se complexifie dans sa lecture, superposant les dimensions historique et morale, et allant au-delà d'une enquête élémentaire au dénouement somme toute banal. Il s'agit d'un récit particulier auquel j'ai eu du mal à adhérer, en raison d'un style très nerveux, haché, voire distordu. L'aspect policier ne semble ici qu'un support afin de démontrer les mécanismes méconnus de la Résistance dans les maquis et des relations alambiquées entre les différents groupes et partis. Bien que l'atmosphère lourde, moite et accablante colle à merveille aux paysages et investigations, la lenteur rythmique provoque un engourdissement de lecture auquel je ne suis pas habituée. Je n'ai donc apprécié ce livre que de façon mitigée, car loin de ne pas aimer l'Histoire/l'histoire, c'est son écriture qui m'en a éloignée. Je remercie beaucoup les éditions 10/18 pour cet autre titre de François Médéline, que j'avais déjà découvert avec Tuer Jupiter, qui me conforte dans l'idée que malheureusement, cet auteur et moi ne nous correspondons pas. Un merci également pour NetGalley, qui m'accorde constamment sa confiance.
Pour les flemmards qui, en cette chaleur écrasante, lisent d’un œil leur livre et jettent un autre œil à leur boisson rafraîchissante et un autre encore aux avis livresques (purée de petits pois ! ça fait trois 𝓏𝓎𝑒𝓊𝓍 tout ça !), et ceux et celles qui d’habitude ne lisent qu’en diagonale (un exercice pour alléger la fatigue oculaire, peut-être ?), je commence par la conclusion : ce roman noir sur l’épuration est passionnant !
Nous sommes le 10 septembre 1944. Le commissaire Georges Duroy se rend à Saint-Julien-en-Vercors, dans la Drôme, ayant pour mission de prendre en charge la baronne Erhlich, une espionne française pour le compte des Allemands, et de la remettre à ses supérieurs afin d’être jugée. Sa mission est temporairement compromise car un meurtre barbare a été commis : le corps d’une jeune institutrice est retrouvé dans la forêt. Elle a été violée et égorgée et ses cheveux tondus. S’agit-il d’un crime de nature politique ? Judith Ashton, une photographe de guerre américaine qui connaît certains des habitants, se retrouve mêlée à l’enquête.
La narration est précise et factuelle, mêlant fiction et faits réels. Le récit s’apparente en quelque sorte à un article de journal, à un chapitre d’un livre d’histoire, bien que l’aspect littéraire prenne le dessus. Tous les détails sont d’une extrême importance, qu’il s’agisse de l’histoire ou de l’Histoire ou, si vous préférez, de l’enquête ou de la description de la France après la Libération. Toutefois, ce n’est pas l’intrigue qui sert l’Histoire mais l’Histoire qui sert l’intrigue, ce qui ne la rend que plus captivante.
Il s’agit par ailleurs d’un roman choral et, fait remarquable, le point de vue de Duroy complète celui de Judith et vice-versa, revenant parfois en arrière dans le récit, sans que, pour autant, cela devienne répétitif. Au contraire, cela enrichit le récit puisque nous avons ainsi accès au point de vue d’un membre des forces de l’ordre, qui a lui-même pris part aux combats, et à celui d’une jeune femme qui regarde le monde à travers l’objectif de son appareil.
Bref, un livre que je ne peux que vous conseiller si, d’une part, vous aimez les romans policiers et si, d’autre part, ce pan de l’histoire de France vous « passionne ». Les informations révélées à la fin de l’ouvrage sont elles aussi très intéressantes (j’ai d’ailleurs pensé à toi @leslecturesdadrienne).
Een fictieve dag in de niet-fictieve Franse geschiedenis, 10 september 1944, Frankrijk is voor het grootste deel bevrijd maar 'law and order' is nog niet wat het zou moeten zijn en ... il y a des comptes à règler.
's Morgens vroeg wordt een jonge vrouw dood aangetroffen, verkracht, vermoord. Voor middernacht zijn de schuldigen gevat en gestraft, snelrecht zonder enige vorm van officieel proces.
Mooi beeld van hoe de zaken verliepen in die chaotische nadagen van de bevrijding.
Ik kan ergens begrijpen dat dit boek niet zo goed scoort op GR. Wie zich verwacht aan een spannende whodunit zal bedrogen uitkomen. Het verhaal moet het vooral hebben van zijn broeierige en donkere sfeer. Alles wat er die dag gebeurt, wordt breed en lang uitgesponnen, vaak met vermelding van het tijdstip - tot op de minuut nauwkeurig - waarop het gebeurt. Ik vond het knap gedaan.
Cette période de l'Histoire, les derniers mois de la deuxième guerre mondiale, est des plus sombres et constitue un terreau intéressant pour un écrivain. Point de vision manichéenne : le bon côtoie le mauvais, l'héroïsme la lâcheté, le libérateur devient tortionnaire. Malheureusement, cela n'a pas suffit pour me faire complètement adhérer à ce roman. J'ai trouvé l'écriture hachée, le style est saccadé. Je n'ai pas eu de sensation de fluidité qui permet une lecture aisée. Le roman est plutôt court, et aurait mérité, à mon sens, quelques rallonges pour mieux creuser les personnages. Le format fait plutôt penser à une pièce de théâtre avec une unité de lieu, de temps et peu de personnages. On est dans l'immédiat, l'instantané, comme pour appuyer encore la singularité de cette période.
La sacrifiée du Vercors est un livre ou le titre en dit long sur l'intrigue. On se retrouve dans ces sites magnifiques du Vercors où une bonne partie de notre histoire a eu lieu pendant la dernière guerre. François Méléline a su nous plonger au coeur de son roman, comme si nous en faisions partis ! A lire si l'on aime les policiers ainsi que l'histoire, beau mariage de ces deux catégories. Merci aux Editions 10/18 de m'avoir permis de lire ce livre. J'ai beaucoup aimé le Vercors, j'avais l'impression de m'y promener en compagnie des protagonistes du roman. Bravo à François Médéline pour son talent !
Le livre fait 175 pages: je m’en souviens alors que je l’ai finit y’a plusieurs semaines et que j’en ai entamé d’autre entre temps…
Un récit bien trop long, des descriptions c’est bien: celles qui aident à visualiser la scène, c’est mieux…
Je pensais acheter un polar, ce n’en est clairement pas un. Le sujet traité pourrait être très intéressant si l’auteur le développait plus et ne perdait pas de temps pour son histoire « d’amour » bâclée. Honnêtement les 10 dernières pages sont biens, le point historique à la fin est génial! Y a quelques vers de poèmes au début et à la fin.
J'ai eu un peu de mal au début avec le style ultra rapide de l'auteur, mais on s'y habitue. En vacances dans un petit village du Vercors, on perçoit assez bien l'atmosphère qui se dégage des lieux. Ce roman plus ou moins policier se passe à la fin de la guerre, après un massacre perpétré par les Allemands. Un meurtre au cœur dune violence encore ultra présente, mêlée de jalousie, de vengeance et de dépit, dans un coin perdue où les différents partis de la Libération se font face. Une bonne lecture de vacances.
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Le style m’a d’abord beaucoup déroutée, mais au fil des pages je m’y suis accoutumée. Période de l’histoire française ou l’on découvre encore certains détails.
audio livre. Cet histoire se passe dans une période de Histoire bien triste - après le deuxième guerre mondiale en France qui est vraiment qui? Et qui a vraiment fait quoi pendant l'occupation ? Et des meurtres continuent.