Ce roman dépeint une enfance ballotée entre innocence et rudesse.
Le récit suit Antonin, huit ans, confié à des familles d’accueil dans la banlieue industrielle d’Avignon pendant les absences de ses parents. Entre pensionnats et foyers éphémères, il découvre la tendresse fugace avec Marie, mais aussi la violence latente de figures comme Cassius et Barnabé, deux bossus inquiétants.
L’intrigue ressemble à une mosaïque de souvenirs où les épisodes s’enchaînent sans véritable fil conducteur. Bosco excelle dans une prose poétique et sensorielle, mêlant simplicité et fluidité pour évoquer les paysages. Cependant, cette beauté formelle ne masque pas un récit qui me semble peu entraînant.
J’ai abandonné ce livre au début. "Antonin" se présente comme une confession intime, mais le manque d'une tension narrative — du moins dans la partie lue — m'a rendu la lecture un peu ennuyeuse.