Il s'appelle Araatan, il est le Grand Qsar. On le surnomme la Montagne car il est haut comme deux hommes, large comme un auroch. Le destin de ce géant est d'achever l'extermination totale des dieux. Une seule divinité a survécu : celle de la cité d'Ishroun. Pour abattre les murailles d'Ishroun et éteindre le culte de la Première Flamme, Araatan se donne un an. Elle s’appelle Kosum. Née esclave, elle était la meilleure dresseuse de chevaux des plaines. Pour avoir tenté de castrer le fils de son maître, elle a été enchaînée nue à une tour pleine de morts. Alors qu'elle attend, résignée, le baiser mortel du gel, quatre cavaliers la délivrent. Ces hommes durs retournent auprès du Grand Qsar. Kosum, qui croyait mettre un pied dans la guerre, va entamer un tout autre voyage. Sorte de Mad Max des temps anciens, cette sombre balade dans les plaines sauvages illustre le déclin inexorable des civilisations. La Voix du Nord. Une fantasy furieuse. L’Écran fantastique.
Le récit prend place dans un monde sauvage, où s'opposent le peuple des montagnards, de rudes semi-géants réellement très corpulents (et leurs chevaux aussi), à celui du Karkr, un souverain de droit divin régnant sur les plaines.
Chaque année, les montagnards exigent un tribut des gens des plaines, faute de quoi ils descendent tels une avalanche sur les plaines pour les ravager. Mais cette année, tout est différent.
Le Tyran, chef des montagnards, exige plus que les autres années, dans le but assumé de pousser à la guerre. Car cette année, les montagnards veulent tuer le dieu de la grande cité des plaines, le dernier dieu encore en vie dans cette partie du monde.
Voilà grosso modo pour la mise en place. On pourrait s'attendre à un cadre de récit de fantasy classique à partir de là, avec héros/héroïne(s), grands combats épiques et récit échevelé. Ce n'est qu'en partie le cas.
Le roman est avant tout introspectif et centré sur quelques personnages et leurs tourments, moraux pour l'essentiel. Il y aura bien des combats épiques, notamment lors de l'attaque de la cité des plaines, mais le cœur du roman n'est pas là.
La narration est multiple, passant par divers personnages de plus ou moins grande importance. Pas vraiment de personnage principal ici, même si deux d'entre eux prennent la parole plus souvent que les autres.
L'un d'eux se tient aux côtés du tyran pendant sa campagne contre Irshoun, la cité des plaines, et l'autre appartient à un groupe de cavaliers envoyés par le Tyran à l'Est du pays pour y retrouver le berceau des dieux et revenir témoigner auprès de l'Avalanche de ce qu'est devenu ce territoire depuis la mort des dieux.
C'est là que le récit surprend son lecteur, qui pensait embarquer pour une énième resucée de David Gemmell, et qui se retrouve d'un coup éloigné de la guerre annoncée pour suivre une expédition lancée à travers les steppes.
Dés lors, si l'on suit encore les actions de l'Avalanche, on accompagne également ces cavaliers dans leur quête absurde de ce fameux berceau des dieux.
La chevauchée sera l'occasion de moments d'introspection, de questionnements sur la vanité des Hommes et les dérives du fait religieux, le tout agrémenté des dangers inhérents aux terres hostiles.
Tout cela est très plaisant à lire, la plume de Franck Ferric donnant du corps à tous ses personnages, même ceux à peine croisés. Il n'y a ni bons, ni méchants ici. Tous ont leurs côtés attachants et des motivations compréhensibles (en ce sens qu'on peut y adhérer, ou du moins comprendre ce qui les motive).
Le roman est un brin fataliste dans ses conclusions (ou pour être plus exact, dans celles que j'en tire) : rien ne dure, et les bouleversements du monde, aussi terribles puissent-ils être, n'auront jamais qu'un impact à court terme sur le cours des choses.
Tout passe, tout lasse... mais finit par renaître.
Une lecture fort sympathique, certainement pas manichéenne, et qui laisse son lecteur dans une zone grise de parfait aloi.
Non, décidément, les romans de Fantasy, c'est pas pour moi. On ouvre le livre et comme d'habitude on est plongé dans le sempiternel pseudo-Moyen-Âge alternatif, et dans le cas présent, option horde mongole à l'assaut d'une ville fortifiée. Encore heureux qu'on ne retrouve pas de blanc-bec boutonneux qui se découvre des super-pouvoirs, en échange de quoi il devra sauver le monde (deal foireux, lui qui rêvait d'une paisible existence de philatéliste...).
Ce qui rachète le roman de Franck Ferric, c'est la thématique religieuse, mêlée à quelques réflexions judicieuses sur le temps et la mémoire. C'est un chef de horde qui veut tuer les dieux, tous les dieux. On irait un peu vite en besogne en confondant l'histoire avec un pamphlet athée puisque, vieil argument, si voulez tuer un dieu, vous présupposez son existence et vous êtes donc croyant.
Parmi les personnages principaux survole une jeune femme, parfois habillée, parfois nue, fût-ce dans des situations peu sensuelles. Comme souvent, le roman Fantasy écrit par des hommes se révèle foutoir pas phantasmes masculins. Non, décidément...
Deutsch: Nein, wirklich, Fantasy-Romane sind nichts für mich. Wir schlagen das Buch auf und wie üblich befinden wir uns im ewig gleichen alternativen Pseudo-Mittelalter, hier Wahlfach mongolische Horde, die eine befestigte Stadt belagert. Zum Glück taucht kein pickeliger Teenie auf, der plötzlich ungeahnte Superkräfte entdeckt und im Gegenzug die Welt retten muss (Scheiß-Deal, wo er doch von einer friedlichen Existenz als Philatelist träumte ...).
Was den Roman von Franck Ferric erhöht, ist die religiöse Thematik, die mit einigen klugen Überlegungen zu Zeit und Gedächtnis vermischt ist. Da geht es um einen Hordenführer, der die Götter, alle Götter, töten will. Es wäre etwas voreilig, die Geschichte mit einem atheistischen Pamphlet zu verwechseln, denn das alte Argument lautet: Wenn man einen Gott töten will, setzt man seine Existenz voraus und ist somit gläubig.
Zu den Hauptfiguren gehört eine junge Frau, manchmal bekleidet, manchmal nackt, wenn auch in wenig sinnlichen Situationen. Wie so oft erweisen sich von Männern geschriebene Fantasy-Romane als ein Sammelsurium männlicher Phantasien. Nein, wirklich...
Pas d'idée, on s'ennuie. Les noms propres et la géographie restent confus longtemps. Une tentative honnête d'écrire dans une langue assez riche. Mais à part ça...
2,5 / 3 étoiles entre les deux. Je n'ai pas mal aimé ce roman, j'ai même plutôt bien aimé les idéologies de fond sur la religion et le fait que le vainqueur écrit sa propre histoire. Néanmoins je me suis laissé porter sans trop d'intérêt 😢 les personnages m'ont laissé froid et je n'ai pas réussi à m'impliquer émotionnellement avec eux. J'ai eu l'impression d'être anesthésié. Je pense que ce roman n'était pas pour moi tout simplement, la plume, les personnages et même le côté Dark Fantasy (qui pourtant est mon genre préféré...) m'ont laissé de marbre.
Très bon livre. Avec un côté pictural dans la description des scènes. Très mélancolique aussi. Je pense qu'il mérite d' être plus lu et mieux noté qu'actuellement.
Un style d'écriture particulièrement empesé et maladroit, qui convient néanmoins assez bien à cette intrigue de fantasy assez classique qui suit une esclave en suite qui rejoint une horde pseudo-mongole qui cherche à tuer le dernier dieu vivant. Certains des rebondissements des derniers chapitres donnent une dimension supplémentaire à cet ouvrage, dont la fin ambiguë en décevra certains.