Le narrateur s’est enfin échappé du cauchemar familial d’Orléans. Il rêve de « monter à Paris », mais ses résultats insuffisants aux examens le font atterrir à l’École supérieure de commerce de Reims, ce qu’il vit comme une relégation en troisième division. Là tout n’est qu’ennui, impuissance, obsession sexuelle jamais assouvie, dérive alcoolisée avec une petite bande de paumés qui tournent le dos à la compétition pour mieux affirmer leur différence. Dans cette course à la vanité paradoxale de l’échec, avec les mots brandis contre les chiffres, la révolte contre le conformisme, il va s’agir de se distinguer par l’ignominie. Reims, ou la prolongation de la haine de soi quand la haine des vôtres vous a définitivement incarcéré au « pays de l’enfance immobile ». Un objet littéraire retors et passionnant, indéniablement puissant. Lire. Le livre intense d’un écrivain qui explore à mains nues l’enfer de ses vingt ans. France Inter. Noir et lumineux . Elle.
Bleakly accurate memoir-novel of the early 20s phase of adulthood, complete with total lack of purpose, morbid suicide fixations, actual suicides, fantasies of literary greatness (Moix eventually wins there), hero-worship of literary losers, Baudelairian passions for women who don't fancy you and alcohol poisoning. My God, Reims sounds like a dump. Compellingly dark, but, bloody hell it's miserable.
I totally agree, by the way: late adolescence and twenties have got to be the crappest, most meaningless limbo of ages. Thank fuck that's all over.