Dans le Japon du XVIIe siècle, le jeune Takezó devient le samouraï Miyamoto Musashi et n'a plus qu'un seul but : tendre à la perfection. Dépasser ses sentiments et persévérer pour s'améliorer, se perfectionner et parvenir à comprendre le sens profond de la vie en développant son art, l'art du combat. Duel après duel, il crée son propre style. Son parcours initiatique, mariant aventures, amour et quête de soi, nous entraîne dans une grande fresque épique. Un chef-d'œuvre !
Pen-name of Yoshikawa Hidetsugu. Yoshikawa is well-known for his work as a Japanese historical fiction novelist, and a number of re-makes have been spawned off his work.
In 1960, he received the Order of Cultural Merit. Eiji Yoshikawa (吉川 英治, August 11, 1892 – September 7, 1962) was a Japanese historical novelist. Among his best-known novels, most are revisions of older classics. He was mainly influenced by classics such as The Tale of the Heike, Tale of Genji, Outlaws of the Marsh, and Romance of the Three Kingdoms, many of which he retold in his own style. As an example, the original manuscript of Taiko is 15 volumes; Yoshikawa took up to retell it in a more accessible tone, and reduced it to only two volumes. His other books also serve similar purposes and, although most of his novels are not original works, he created a huge amount of work and a renewed interest in the past. He was awarded the Cultural Order of Merit in 1960 (the highest award for a man of letters in Japan), the Order of the Sacred Treasure and the Mainichi Art Award just before his death from cancer in 1962. He is cited as one of the best historical novelists in Japan.
Encore une fois je m'attendais à un roman très long et difficile. Long il l'est, mais difficile absolument pas !
J'ai pris énormément de plaisir à la lecture. Le style est fluide, l'histoire agréable et typique de la culture nippone.
Le roman est en lui-même une épopée, un roman d'aventures, qui nous emmène à la suite de Musashi et des personnes qui l'entourent dans le Japon du XVIIème siècle à la recherche de l'accomplissement d'une vie, de l'aboutissement de la Voie du Sabre.
Plein de rebondissements, et plutôt violent, ce premier tome me fait penser aux vieux films de samouraïs, et il permet en plus d'en apprendre un peu plus sur la culture traditionnelle, même si l'auteur ne s'étend pas trop sur le sujet. Quand il aborde les traditions, c'est dans les grandes lignes, de peur sûrement d'étouffer le récit. Il ajoute également de courts poèmes qui font une introduction à la poésie japonaise (mais d'ici ou d'ailleurs je n'y comprends toujours rien).
Une bonne découverte et hâte de découvrir le tome 2 !
Il m’a fallu près de trois mois pour lire la Pierre et le sabre, pourtant si j’ai été si lente, ce n’est pas tant à cause de la qualité du livre que de mes fort sympathiques études qui me prenaient tout mon temps libre. Il faut dire aussi, que le début du livre m’enthousiasmait peu. L’écriture me semblait lourde, surtout dans les dialogues, l’intrigue manquait de finesse (les personnages se croisent sans cesse par hasard !) et je crispais des dents devant le traitement des personnages féminins (c’est pas faute d’avoir été prévenue pourtant). Mais j’ai continué. Quand j’avais le temps, je lisais dix pages ; parfois je restais deux semaines sans ouvrir le livre – prise par d’autres lectures (obligatoires). Il faut dire que c’est quelqu’un de très spécial qui me l’avait offert, juste avant que nos chemins se séparent, comme pour me dire adieu. Ce livre est la seule chose qui me reste de cette personne – avec une lettre au message obscur que je ne suis jamais vraiment parvenue à déchiffrer. Alors je lui ai fait confiance, et peu à peu, l’histoire s’est révélée à moi, j'y ai même trouvé des accents de notre propre histoire, comme pour me rassurer, pour me dire qu'un jour nous nous retrouverons. Je me suis surprise à lire trente pages en une soirée (considérant mon rythme de lecture de de cette époque, cela me paraissait immense), j’avais de plus en plus de difficultés à refermer le livre pour aller dormir. C’est peut-être parce que j’avais jugé Musashi trop hâtivement. La Pierre et le Sabre ne relate pas une quête de pouvoir ou une folie guerrière, le message est bien plus spirituel – et c’est peut-être ce qui m’a surprise et m’a tant happée. Cette mystérieuse Voie du Sabre (qui fait écho à la Voie du Thé – qui me parle bien plus et qui évoque celle qui m’a offert le livre) était bien plus singulière que je ne le pensais, et j’ai compris que ce qui me dérangeait dans le livre avait au final assez peu d’importance, ce qui comptait c’était l’ascension et l’apprentissage de Musashi. Je ne pensais pas lire le deuxième tome, mais ce Japon des samouraïs m’a tant intriguée, que je pense me laisser tenter à l’occasion… Peut-être que je serai plus rapide cette fois-ci ?
En 1600, le jeune Takezō est laissé pour mort sur un champ de bataille avec son ami Matahachi. Ayant participé dans le camp des perdants, Takezō se retrouve hors-la-loi une fois rentré chez lui. Capturé par le moine Takuan et renommé par la suite Musashi, il va alors entamer une quête initiatique pour découvrir la voie du sabre et devenir le meilleur escrimeur du Japon.
Une très bonne surprise que ce roman. A la recherche d'une histoire de samouraï, je suis tombé sur ce livre d'Eiji Yoshikawa, présenté par certains comme le Victor Hugo ou l'Alexandre Dumas japonais. Ce roman traite donc de la vie (grandement romancée et inventée) du jeune Takezō, devenu Miyamoto Musashi, errant à travers le Japon afin de chercher la perfection dans le combat au sabre ou bien de mourir. Toutefois, résumer ce livre à la seule vie de Musashi serait réducteur, tant les personnages secondaires fourmillent dans cette histoire. Nous suivrons tout particulièrement les destins d'Otsū et de Jôtarô, faisant office également de protagonistes principaux, mais aussi d'une foule d'autres protagonistes liés au destin de Musashi : le vieil ami jaloux, le moine précepteur, la jeune voleuse, la mère bafouée, le rōnin sans scrupules... Tous ces destins vont se croiser au fil du temps, formant une fresque gigantesque. Le plus important concernant tous ces protagonistes secondaires sont leur psychologie. Certains de ces personnages évolueront au cours de l'aventure, là où d'autres resteront figés dans leur caractère. Au final, le seul personnage qui m'a laissé quelque peu sceptique est celui d'Otsū qui, bien que très intéressante sur certains points, à parfois des attitudes irrationnelles.
L'histoire est quant à elle ce qui m'a le plus surpris. M'attendant à une succession de moments de bravoure au rythme de duels au sabre, il s'est avéré que j'étais loin du compte. Le roman prend son temps pour nous décrire la vie des personnages et au final, les duels au sabre sont peu nombreux et bien souvent vite expédiés car ils ne sont en réalité pas le plus important. L'auteur a clairement préféré mettre l'accent sur l'aspect contemplatif et sur la psychologie de Musashi, ce qi s'avère fortement intéressant. Ce dernier va errer à travers les grands lieu du Japon d'époque et connaîtra parfois le doute, repoussant ses sentiments afin de ne pas perturber sa recherche de perfection. Difficile donc de définir le réel objectif du roman, même si la rivalité entre Musashi et l'école Yoshioka pourrait être la principale intrigue de cette partie. Toutefois, je pense personnellement que la principale force de l'œuvre repose dans la multitude des destins évoqués plus que dans une intrigue unique.
Une de mes principales peurs concernait le style de l'auteur, n'étant pas du tout familier avec la littérature japonaise. Je ne saurais pas dire s'il s'agit là d'un effet de la traduction, mais le style est tout à fait accessible et se lit particulièrement bien. Si quelques descriptions pourront paraître longues aux plus impatients, je n'ai pas particulièrement eu l'impression qu'il y en ait abondance. A travers ce style assez fluide, l'auteur nous permet de découvrir plus en détails la société d'alors : cérémonie du thé, écoles d'escrime, grandes villes, quartiers réservés (maisons closes), condition de la noblesse... Attention, cependant, quelques connaissances en histoire du Japon pourront parfois aider à mieux comprendre le contexte de certains dialogues (l'évocation de la guerre d'Ōnin à plusieurs reprises ne m'a été compréhensible que grâce à une lecture récente d'une histoire du Japon médiéval). L'auteur nous propose également plusieurs passages de poésie qui pourront probablement plaire aux amateurs (à titre personnel, vu mon peu de goût pour la poésie française, il me serait dur d'évaluer une poème japonais traduit en français).
Inutile d'argumenter beaucoup plus pour affirmer que ce livre est une petite perle de littérature à lire lorsque l'on est quelque peu attiré par le Japon moderne. Quels défauts donc reprocher à ce livre? En premier lieu, pour apprécier pleinement l'histoire, il vous faudra renoncer à une certaine rationalité. En effet, les protagonistes (qui passent leurs temps à se promener dans le Japon ou du moins ses grandes villes) ne cessent de se croiser et recroiser à longueur de temps, ce qui, au bout de la énième rencontre improbable, devrait vous faire rire tellement cela en devient un running gag privé. L'autre reproche serait un manque de note de bas de pages pour mieux comprendre certains contextes mais cela est un reproche qui pourrait parfaitement s'adresser à l'édition française, un Japonais étant je suppose censé connaître l'histoire du pays.
Malgré ces quelques défauts, il n'en reste donc pas moins un excellent livre à découvrir pour toute personne intéressée par le sujet/l'époque.
Un livre de cape et d’épées au Japon au temps du shoguna, voilà qui déjà n’est pas banal. Une écriture parfois un peu lourde, peut être la traduction. On pourrait parler d’un roman initiatique et d’un roman sur la route. Très belle description de la nature.les personnages sont un peu des archétypes. J’ai particulièrement apprécié certaines rencontres impromptues faites par le héros et Otsu. Les personnages féminins sont de vraies caricatures : la mère acariâtre, la putain, la douce et tendre jeune fille… mais peut-être est-ce pour coller à la période ? Un bon livre que je recommande.
Avis sur le livre: L’ambiance et les coutumes du Japon de l’époque sont bien retranscrits, du moins on s’y projette bien. Le livre peut-être un peu long à certains moments, surtout lorsque l’on passe du POV du noble et respectable Musashi à un perso comme Otsu qui, on va pas se mentir, sert un peu à rien et est vide de profondeur. Selon moi le point négatif le plus marquant est l’écriture des personnages féminins. On va accepter l’excuse selon laquelle “c’était comme ça dans le Japon féodal” mais l’auteur aurait quand même pu tourner les histoires des femmes vers autre chose que les hommes. J’ajouterai aussi que les personnages qui se croisent H24 par hasard relève d’une recherche scénaristique pas assez poussée. Ah aussi la fin du livre ne donne pas tellement envie de lire la suite. On se doute que le prochain livre tournera autour du combat contre Kojiro, mais à part ca rien ne donne envie, aucune intrigue politique, aucune relation sociale que l’on souhaite suivre, la relation avec Otsu j’en parle meme pas… Voila je pense que ce livre aurait du, au lieu d’être split en deux, être plus long pour incorporer le combat avec Kojiro et un dénouement plus émotionnel. Donc je ne lirai pas le deuxième tome, par désintérêt.
Ce que je peux personnellement tirer du livre: Le thème marquant de ce roman est l’implication totale et l’auto-discipline de fer qu’une personne se doit de fournir au service de son art pour exceller.
Je pense qu’on peut se retrouver en Musashi. D’abord, il est Takezo, une force brute, un électron libre qui n’a que faire de ses actions et leurs conséquences. Un peu comme un jeune adolescent de notre époque. Ensuite un mentor ouvrira ses yeux en lui faisant assumer ses actions, qu’il paiera par la souffrance. D’une manière similaire, la majorité des jeunes entre 18 et 22 ans connaissent des déceptions, qu’elles soient amoureuses, familiales, professionnelles… Vient alors deux choix possibles. Ou la remise en question et la recherche de solution en s’améliorant, où tout simplement l’abandon, la dérive. Ce deuxième choix est représenté par Matahachi, qui est conscient de sa médiocrité mais ne trouvera jamais la force d’esprit et la discipline pour s’en extirper. La première option, la quête d’amélioration, est celle qui fascine le plus. Takezo, se renomme Musashi afin de symboliser sa prise de conscience, il reconnait qu’il n’avait pas le bon état d’esprit, il l’accepte et décide d’aller de l’avant. Il va se fixer des principes, des valeurs et un mode de vie auquel il va se tenir rigoureusement, quitte à faire des sacrifices. Il rentrera ensuite dans l’histoire alors que Matahachi sera oublié.
Je pense que dans notre génération, les distractions sont tellement présentes qu’il est devenu normal d’être un Matahachi. Je ne demande pas à ce que tout le monde se consacre exclusivement à un art et se baigne dans un lac froid pour renforcer sa volonté, mais j’estime qu’un peu d’auto-discipline ne ferait pas de mal. Quand je vois beaucoup d’amis aspirer par les distraction, notamment les réseaux, et qui n’ont presque aucun intérêt où passion, je me dis qu’ils feraient pale figure face à Musashi. Donc je trouve dans ce livre une certaine inspiration qui me pousse à ne pas sombrer dans la médiocrité, je ne dis pas que je vais devenir le goat dans un domaine, mais je ne me laisserai pas continuellement distraire à la manière de Matahachi.
Livre à lire au moins une fois dans sa vie, indisociable du deuxième roman, le booknote que j'ai écris sur ce livre ne tient pas sur cette applis je sais pas trop où le mettre
J'étais à la recherche d'un classique japonais sympa à lire pour changer un peu d'horizon. J'ai toujours apprécié la culture japonaise à travers ses animes, ses dramas et à moindre mesure ses mangas (novice). Mais à ma grande honte, je n'y connaissais absolument rien en littérature classique nippone (Shame ! Shame ! Shame !).
Après quelques recherches à droite et à gauche, cette biographie romancée sur un samouraï célèbre ayant réellement exist�� me semblait tout indiquée pour commencer. En effet, ce roman semble jouir d'une très bonne réputation et Eiji Yoshikawa est comparé à Alexandre Dumas ou à Victor Hugo. Il n'en fallait pas plus me convaincre.
Et quelle bouffée d'air frais !
J'ai tout d'abord été très agréablement surprise par l'écriture qui est loin d'être pompeuse (n'est-ce pas Proust ?). Elle est simple, fluide mais aussi très poétique par moment. Ce premier tome est une grosse brique, mais il se lit vraiment facilement.
J'ai aussi beaucoup apprécié l'histoire et l'ambiance qui s'en dégage. C'est essentiellement un roman d'apprentissage, de destins croisés, de voyages et d'amour. Petit résumé peu spoilant :
Les autres personnages du roman sont tantôt attachants, tantôt détestables, comiques ou tragiques mais malheureusement assez caricaturaux. Ils sont moins creusés que le personnage principal, toute leur vie semble tourner autour de lui. Leur existence semble plus un prétexte pour sublimer celle du héros principal qu'autre chose. C'est dommage car j'aurais aimé en découvrir beaucoup plus sur eux, ils ont l'air plein de potentiel inexploité (peut-être que cela s'arrangera dans le 2ème tome ?). Le traitement et le comportement des personnages féminins est aussi peu reluisant et peu compréhensible par moments (sauf celui d'Osugi que j'ai absolument adoré).
Sinon j'ai beaucoup apprécié le fait d'être plongée dans le Japon du début du 17ème siècle. J'ai aimé pouvoir en apprendre plus sur les samouraïs, les traditions, la spiritualité et aussi l'histoire et la géographie du pays ! Et malgré toutes les mésaventures du roman, il s'en dégage en certain optimisme inexplicable mais bienvenue.
Mention spéciale aussi pour la petite préface qui permet de mieux situer le contexte politique de cette période sans laquelle j'aurais été complètement perdue.
Je me réjouis d'avoir une suite à lire pour retrouver cet univers !
J'ai eu beaucoup d'appréhension avant de commencer ce livre, j'ai eu peur de ne pas arriver a comprendre la situation et l'histoire. Lorsque j'ai lu la préface relatant l'histoire japonaise j'ai eu peur que le livre soit difficile à comprendre et finalement pas du tout. La Pierre et le sabre est certes long mais pas difficile.
Livre 1 / La terre : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ Ce livre retrace les aventures de Takezo, jeune soldat s'étant engagé afin d'apporter honneur à sa famille ainsi que celles de son ami Musashi. On apprend que Musashi a laissé la belle Otsu afin de s'enrôler aux cotes de Takezo seulement voilà ils subissent une défaite et doivent se cacher pour ne pas être éliminés. Ils se cachent chez deux femmes Oko et Akemi et Musashi finira par partir avec ces dernières oubliant derrière lui Otsu. Takezo souhaite donc repartir dans son village afin de la prévenir mais des soldats sont à sa recherche. Takezo se cache mais afin de le leurrer dehors, les soldats decident de s'en prendre a sa soeur Ogin suivant les conseils de la mère de Musashi (Osugi) qui voit en Takezo le responsable de ce qui est arrivé à son fils car c'est lui qui a convaincu son ami de s'enrôler dans l'armée. Takuan le moine déclare qu'il se porte volontaire pour attraper Takezo sous trois jours avec laide d'Otsu, cependant s'il y parvient il pourra choisir le sort qui s'abattra sur Takezo. Ils finirent par trouver Takezo et le capturer, en guise de punition Takezo fut accroché a un arbre mais au bout de quelques temps Otsu l'aida a s'enfuir. Leur route fut séparé, Takezo était parti afin de sauver sa soeur et Otsu lui avait promis de l'attendre. Takezo fut emprisonné pendant 3 ans, ce qui lui permit de renaître sous le nom de Musashi Miyamoto. Après être sorti de sa prison Musashi tombe sur Otsu à l'endroit où cette dernière avait juré de l'attendre mais Musashi s'enfuit sans emmener la belle Otsu.
Livre 2 : L'eau : ⭐️⭐️⭐️
Un nouveau personnage est présenté il s'agit du jeune maitre Yoshioka Seijuro de l'école Yoshioka qui sort avec ses élèves samouraïs boire un verre, pendant la soirée il sortira discrètement avec Toji pour se rendre dans un endroit plus tranquille pour boire, endroit tenu par Akemi et Oko. On y recroise Matahashi, qui est désormais marié depuis quelques années avec Oko mais ce dernier ce rend compte de son erreur. Il n'aurait jamais dû abandonner Otsu pour elle. Musashi est allé à l'école Yoshioka afin de défier Seijuro cependant sentant le piege arrivé il s'enfuit quant a Matahashi il comprend que Musashi et Takezo ne font qu'un. Musashi prend pour disciple Jotaro le fils de Tanzaemon. Ce livre tourne beaucoup autour de l'apprentissage pour devenir un bon samurai.
Livre 3 : Le feu ⭐️⭐️⭐️⭐️
Matahashi fait la rencontre de ce qu'il croit être Sasaki Kojiro (Tenki) qui se bat et finit dans une mauvaise posture, il récupère ses affaires avant de s'enfuir. Commence donc une quete lorsque Matahashi tombe sur un certificat de samurai. Sur sa route, il trouvera sa mere et son oncle qui lui demanderont de tuer Takezo et Otsu pour qu'ils retrouvent leur honneur. Quant a Yoshiaka Seijuro (fils de Kempo de l'école Yoshiaka), son argent file tellement qu'il risque de se retrouver sur la paille.
Ce livre a été un peu plus dérangeant à lire entre les scènes d'assaut sexuel et de viols.... Quant aux idées des hommes elles font froid dans le dos : "Un homme l'a déjà possédée, rêvait-il. Qu'est-ce qui m'a pris d'être aussi moral, aussi intègre ? Je n'avais aucune raison de rester couché là seul, à me morfondre toute la nuit."
Livre 4 : Le vent ⭐️⭐️⭐️⭐️
Le combat entre Musashi et Seijuro a enfin eu lieu. Blessé à l'épaule Seijuro demande à ses hommes de lui couper le bras et Kojiro s'exécute content de le faire. Musashi tuera le frère de Kojiro car il voulait venger son frère et dû se protéger.
Otsu finira par revoir Musashi avant son 3ème combat contre les Yoshioka. " Dans une peti moment, je serai mort. Ce que je vais te dire est la vérité. Je t'aime, Otsu. J'enverrais tout promener pour vivre avec toi si seulement..."
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L’un des cinq meilleurs romans que j’ai lus dans ma vie. Et dire que je suis tombé dessus par hasard ! C’est l’histoire d’un jeune homme nerveux et très doué pour les arts martiaux, qui s’appelle Tazeko. Dans le Japon des années 1600, il convainc son ami d’enfance de partir à la guerre… Et c’est à ce moment que le récit commence.
Après la guerre, Tazeko (appelé aussi Musashi) va parcourir le Japon à la recherche de la sagesse et de la Voie du samouraï. « La pierre et le sabre » est un récit de combats et d’aventures, mais il possède plusieurs facettes. Les dialogues sont vifs et spontanés, au point qu’on a parfois l’impression d’assister à une pièce de théâtre. Les descriptions des paysages et des personnages sont toujours faites à travers l’action, de sorte que le roman – une brique de presque 900 pages – maintient son rythme avec une surprenante régularité. (Il y a bien une partie plus faible vers le milieu du récit, mais elle ne dure que quelques dizaines de pages.)
Il y aussi un côté « zen » et philosophique très fort dans cette histoire. C’est ce qui fait sa marque et la distingue des autres histoires du genre. En prime, l’auteur y a inséré une histoire d’amour mystérieuse et inspirante, ce qui ne fait qu’ajouter à notre intérêt. (Il paraît que James Clavell s’en est inspiré pour écrire son fameux Shogun, dont l’histoire est également campée dans le Japon du 17e siècle.)
Tous les personnages de « La pierre et le sabre » ont vraiment existé, et les grands événements qui y sont relatés se sont réellement produits. L’auteur, Eiji Yoshikawa, était un véritable passionné d’histoire et il intègre ces éléments à son récit avec une telle finesse qu’on croirait lire une œuvre de pure fiction. Cet aspect n’est pas sans rappeler « Le Nom de la rose » d’Umberto Eco (un autre de mes romans préférés). Ce sont deux histoires très différentes, mais elles ont toutes deux été construites autour de personnages réels que leurs auteurs ont utilisés comme source d’inspiration pour créer un récit captivant.
Il n’y a pas à dire, avec ce livre, Eiji Yoshikawa se classe instantanément dans le panthéon de mes auteurs préférés. En boni dans la version française, le titre (qui est différent du titre japonais) est génial, car il contient une métaphore pour deux des personnages du roman… Saurez-vous deviner lesquels ?
En terminant, je dirais que « La pierre et le sabre » est un must pour toutes celles et tous ceux qui aiment les histoires d’aventures et d’action, ou qui s’intéressent à la culture japonaise en général. Un œuvre magistrale qui résistera au passage des années.
Énorme pavé de 1000 pages que ce classique japonais! Roman de cap et d'épées initiatique, on suit Takezo qui devient Musashi, un jeune campagnard qui après avoir survécu à une bataille historique ravageuse, et s'être fait bannir de son village pour des mensonges décide de suivre la voie du Sabre! Alors certes c'est violent (parfois), mais c'est avant tout spirituel, la quête de perfection morale, le sens de l'honneur en principe absolu, le respect des règles, l'humilité qu'il apprend petit à petit, l'envie de transcendance plutôt que de goûter aux plaisirs de la vie "passagers". Dans ce Japon de la fin des samouraïs ou Edo (Tokyo) commence à prendre le pas sur Kyoto, capitale historique, on apprend toujours un peu sur la culture japonaise. Musashi le ronin (samouraï non rattaché a un damyo), va d'abord s'isoler 3 ans dans la pénombre, étudier noramment l'art de la guerre (le livre), puis parcourt le pays à la recherche d'école, de monastères dont le style de Sabre lui semble intéressant ou challengeant. Le roman n'est pas désagréable mais assez indigeste, on a peu l'impression de tourner en rond, les personnages se croisent souvent par hasard (c'est souvent l'un des initiateurs de péripétie) alors que le pays est quand même vaste, les personnages féminins sont soit un peu naïfs voir niais par exces de pureté, soit détestables. Les personnages sont assez binaires aussi, peu de complexité et certains chapitres traînent vraiment en longueur.. Sûrement dû au fait que le roman est sorti par chapitre avec donc a chaque fois besoin de rappeler certains traits de caractères pour se replonger dans l'histoire. Pas désagréable mais content d'avoir fini!
Parce que ce bouquin est une traduction de l'anglais, il y a un "Avant-propos" du célèbre Edwin Reischauer qui a enseigné l'histoire japonaise à Harvard pendant quarante ans vingtième siècle. D'après Reischauer on lit le cycle "Musashi" d'Eiji Yoshikawa afin de comprendre la mythologie du samouraï qui dominait la culture populaire japonaise au vingtième cycle. Étant donné que la mythologie du samouraï s'est installée chez nous avec les Guerres des Étoiles, la lecture de "La pierre et le sabre" s'impose. "La pierre et le sabre" est dans son format roman de cap et d'épée. Il possède les défauts que l'on trouve normalement dans les romans du genre plus quelques-uns que je n'ai pas vu ailleurs. L'héroïne est une vierge pure ce qui est normal. L'héros est aussi pur que l'héroïne ce qui est plutôt nouveau. Yoshikawa se sert d'une recette fiable mais son roman est beaucoup trop long. Le problème vient vraisemblablement du fait qu'il a été publié en feuilleton pendant quatre ans. Parce que les lecteurs ratent souvent des numéros de la revue, les romans feuilletons ont toujours beaucoup de répétitions afin d'exposer les traits de caractère des personnages plusieurs fois. Dans "La pierre et le sabre" la pratique devient absolument assommant. Mon conseil à ceux qui veulent une introduction, à la mythe du samouraï de regarder "Les sept samouraïs" d'Akira Kurosawa et de ne pas perdre son temps avec cette brique comme je l'ai fait.
Enfin ! Après près de 4 mois, j'ai enfin terminé ce classique de la littérature japonaise et je ne peux cacher ma déception. Si j'étais extrêmement enjoué à l'idée de me plonger dans cet ouvrage incontournable de la culture nippone, je dois dire que je ne m'attendais pas à autant de passages contemplatifs. Je savais que Musashi était un grand combattant et je pensais découvrir chacun de ses combats avec force détails. Au lieu de cela j'ai été surpris et quelque peu déçu de découvrir que la plupart des affrontements tiennent sur deux lignes ou un peu plus et que les railleries pré-combat et les conséquences de cette lutte constituaient le gros du texte. Mais ce qui m'a exaspéré surtout ce sont les femmes et leur rôle dans ce récit. Je comprends que l'action se déroule au XVIIè siècle dans une société patriarcale mais la plupart des personnages féminins restent cantonés à leur condition. Mais la palme de la gourdasse revient à Otsū qui est simplement exaspérante à ne jamais savoir ce qu'elle veut. Je vais tout de même lire la suite mais au moins je saurai à quoi m'attendre.
Beaucoup de personnages et de noms de lieux ce qui m’a freinée à accrocher dans la lecture au début. Puis on comprend qui est le personnage principal, les personnages ne font que se croiser ou le croiser, on le suit tout au long de son évolution en tant qu’homme et en tant que samouraï. J’ai appris quelques détails sur le mode de vie et les coutumes du Japon. Les batailles sont barbares, la place de la femme, le culte de l’honneur à tout prix… Finalement on suit un personnage égoïste qui n’a qu’un seul but, devenir un samouraï reconnu et respecté. Son parcours est inspirant mais m’a parfois questionné sur la morale. Il est dans une quête spirituelle de la Voie du Samouraï, mais se fait rattraper par une chose plus grande que lui : l’Amour. C’est un duel intérieur auquel il ne s’attendait pas et ne sait pas comment lutter. J’ai détesté Osugi et sa soif de vengeance ridicule, l’amour désespéré d’Otsu, j’ai adoré le personnage loufoque et sage du prêtre Takuan et la légèreté de l’enfant Jotaro.
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Lovely, historic, bountiful no. Just the mistakes in love let it down. The crushing power of criminals to weigh down society and the valiant challenge by Musashi being a story to retell is brilliant. It can be further viewed for truth I suspect however, where it is light more needs to be done and where it is powerful mystery is still pure and true and inviting invention and further analysis.
L'édition de ce livre n'est pas la meilleure parfois même raté pas le meilleur moyen de découvrir cette histoire et ce personnage. C'est une première partie et c'est ce qui affaiblit un peu ce roman car à la fin du tome 1 rien n'est résolu, Musashi a bien progressé mais encore si loin de sa légende et tout ses conflits initiaux sont encore présents, un bon pavé à lire lentement.
On est transporté dans l'univers japonais ancestral et l'art du combat des samouraïs à travers une histoire passionnante d'un jeune homme qui découvre la vie avec passion. Il faut lire la suite. La parfaite lumière.
( like the other part) If i needed to put a personnal rating, I might have put three stars. This book is not a novel, but more of a recollection, a re-telling of the myth that is russounding the samurai Musashi in Japan. It is written therefore in a really eclectic way. It is more a long fable and poem than a story. In that sense it is well written, but don't expect to have relatable character or common narrative tropes.
La Pierre et le Sabre est le nom français du roman historique japonais de l’écrivain Eiji Yoshikawa (1892 – 1962), Musashi. L’histoire raconte, de façon très romancée, la vie du célèbre samurai Miyamoto Musashi, personnage réel considéré comme le meilleur escrimeur du Japon et ayant vécu aux alentours de 1600.
Si de nombreuses éditions existent, notamment au Japon, la première parution de Musashi s’est faite dans l’Asahi Shinbun (littéralement : Journal du Soleil Levant, l’un des grands quotidiens nippons) entre 1935 et 1939 sous forme de feuilleton. Depuis, le livre est devenu un véritable best-seller tiré à plus de 120 millions d’exemplaires, sans oublier les sept adaptations cinématographiques et les innombrables séries télévisées et la version manga.
Composé de sept grands chapitres (Terre, Eau, Feu, Vent, Ciel, Soleil et Lune et La Parfaite Lumière), l’éditeur français a choisi de scinder le roman en deux tomes (La Pierre et le Sabre et La Parfaite Lumière) d’environ 800 pages chacun. Ainsi, le premier tome de la version française est composé des quatre premiers chapitres tandis que le second tome regroupe les trois derniers.
La Pierre et le Sabre présente l’intérêt de mettre en scène des personnages historiques réels, des faits avérés, autour desquels l’auteur a brodé détails et rebondissements. Ainsi Musashi, le héros, as de la lame et des arts martiaux astreint à une stricte discipline, a bel et bien vécu aux XVIe et XVIIe siècles. Toutefois, ce n’est pas une véritable biographie. En effet, l’auteur ne couvre qu’une portion de la vie de Musashi, entre 17 et 28 ans.
Souvent présenté comme l’Autant en emporte le vent japonais, ce livre de cape et d’épée nous fait découvrir l’un des mythes fondateurs de l’identité nippone. L’authenticité japonaise traverse véritablement ce roman, jusqu’à la romance qui suit le récit en filigrane.
Cette œuvre a eu un réel impact sur la vision qu’ont les Japonais d’eux-mêmes. Grand classique de la littérature japonaise, le roman offre une vision idéale du samurai à travers la figure de Musashi, symbole de la domination de soi et de la réalisation de son potentiel. On pourrait presque le considérer comme un prétexte pour exalter le sentiment national nippon, d’autant que Musashi est une figure finalement assez récente dans l’histoire japonaise, ce qui tend à renforcer l’identification des Japonais à ce véritable symbole national.
Pour finir, l’essence du roman est concentrée dans cette phrase, lumineuse, qui conclut la préface de Reischauer :
"L’accent qu’il met sur la recherche de la maitrise de soi et de la force intérieure personnelle grâce à une austère autodiscipline de type Zen constitue un trait majeur du caractère japonais. Il en va de même pour la suprématie de l’amour de la nature, et du sentiment d’intimité avec elle. La Pierre et le sabre est plus qu’un grand roman d’aventures. Il donne en outre un aperçu sur l’histoire japonaise, et sur l’image idéalisée que se font d’eux-mêmes les Japonais contemporains".
Note : commentaire inspiré par la préface du roman.