Certains livres nous plaisent, d’autres moins… et parfois, il y en a qui nous marquent pour un bon moment.
Merci Alya Cardin pour Archie. Ce livre est tellement beau et si émouvant. Du début à la fin, pendant cette lecture, les émotions sont fortes. Les mots d’Archie le libèrent et nous touchent au cœur tout au long de l’histoire.
Ce roman est doux, mais il est aussi terrible et dur. Le départ d’Archie dans la vie est chaotique, sa force et son amour tiennent du miracle.
Il est question de maternité, de faux départs, de vaines illusions, des embûches du chemin, du regret du passé, et d’amour, beaucoup d’amour et de résilience.
Par la marche, le sac à dos et la nature, Archie se libère, se soigne de sa vie.
Je recommande ce livre vivement, il est magnifique et la plume de l’écrivaine me donne envie de découvrir ses autres romans.
Voici les passages que j’ai préférés.
« On est tout ce que l’autre voit en nous. (…) Mais, en réalité, personne ne voit vraiment qui on est. Il y a toujours ce flou et ces lunettes qui ne sont pas adaptées, cette vision qui est celle de l’autre mais qui reste tronquée. »
« Je ne suis que cela, mes pensées, ma façon de voir le monde, ces monologues qui m’envahissent. (…) Une mère triste, un fils coupable. Une mère absente, un fils terrorisé. Une mère droguée, un fils foutu. Sauf que ta mère a renoncé et que toi, tu avances sur ce chemin. »
« Tu ne comprends pas sa tristesse, alors que dans cette chambre, tout semble doux. Seuls les adultes peuvent saisir la violence qui se dessine, celle qui pousse ceux qui s'aiment à se séparer, celle qui détruit les êtres et les rend incapables de ne pas foirer. La violence d'une société qui a abandonné ses femmes. D'un monde qui ne connaît pas assez ta mère. »
« Pour la petite fille que j’étais, rien n’était plus précieux que l’espace, la souplesse, le choix. La liberté est comme le silence. Elle permet d’avoir accès à autre chose. La lumière sur un paysage, une envie fragile, un talent ignoré. Avec le silence, tout a sa place. »