Librarian's note: Alternate cover edition of ISBN 9782070403608.
Il est des talents si impétueux que les événements les plus dévastateurs de l'histoire ne peuvent les étouffer. Admirée et aimée par Pasternak, Rilke et Mandelstam, Tsvétaïéva fait l'objet aujourd'hui d'un véritable culte en Russie. Entre révolte et impossible espoir, la singularité tragique de son itinéraire, d'une indestructible intégrité, garde en effet toute sa charge libératrice. «Jamais, comme l'affirma Joseph Brodsky, une voix plus passionnée n'a retenti dans la poésie russe du XXe siècle.»
L'ensemble présenté ici comporte Le ciel brûle (soit les poèmes de jeunesse datant des années 1910-1923) et Tentative de jalousie, qui réunit tous les grands chants de la maturité (1924-1939). Ce large choix de textes, où se mêlent à l'infini tendresse et paroxysme, donne au lecteur l'image la plus juste possible du lyrisme expressionniste de Tsvétaïéva, dont l'œuvre tout entière apparaît comme une extraordinaire leçon de vie.
Марина Цветаева Marina Ivanovna Tsvetaeva was born in Moscow. Her father, Ivan Tsvetaev, was a professor of art history and the founder of the Museum of Fine Arts. Her mother Mariya, née Meyn, was a talented concert pianist. The family travelled a great deal and Tsvetaeva attended schools in Switzerland, Germany, and at the Sorbonne, Paris. Tsvetaeva started to write verse in her early childhood. She made her debut as a poet at the age of 18 with the collection Evening Album, a tribute to her childhood.
In 1912 Tsvetaeva married Sergei Efron, they had two daughters and one son. Magic Lantern showed her technical mastery and was followed in 1913 by a selection of poems from her first collections. Tsvetaeva's affair with the poet and opera librettist Sofiia Parnok inspired her cycle of poems called Girlfriend. Parnok's career stopped in the late 1920s when she was no longer allowed to publish. The poems composed between 1917 and 1921 appeared in 1957 under the title The Demesne of the Swans. Inspired by her relationship with Konstantin Rodzevich, an ex-Red Army officer she wrote Poem of the Mountain and Poem of the End.
After 1917 Revolution Tsvetaeva was trapped in Moscow for five years. During the famine one of her own daughters died of starvation. Tsvetaeva's poetry reveals her growing interest in folk song and the techniques of the major symbolist and poets, such as Aleksander Blok and Anna Akhmatova. In 1922 Tsvetaeva emigrated with her family to Berlin, where she rejoined her husband, and then to Prague. This was a highly productive period in her life - she published five collections of verse and a number of narrative poems, plays, and essays.
During her years in Paris Tsvetaeva wrote two parts of the planned dramatic trilogy. The last collection published during her lifetime, After Russia, appeared in 1928. Its print, 100 numbered copies, were sold by special subscription. In Paris the family lived in poverty, the income came almost entirely from Tsvetaeva's writings. When her husband started to work for the Soviet security service, the Russian community of Paris turned against Tsvetaeva. Her limited publishing ways for poetry were blocked and she turned to prose. In 1937 appeared MOY PUSHKIN, one of Tsvetaeva's best prose works. To earn extra income, she also produced short stories, memoirs and critical articles.
In exile Tsvetaeva felt more and more isolated. Friendless and almost destitute she returned to the Soviet Union in 1938, where her son and husband already lived. Next year her husband was executed and her daughter was sent to a labor camp. Tsvetaeva was officially ostracized and unable to publish. After the USSR was invaded by German Army in 1941, Tsvetaeva was evacuated to the small provincial town of Elabuga with her son. In despair, she hanged herself ten days later on August 31, 1941.
Coup de cœur pour Le ciel brûle, avis mitigé concernant Tentative de jalousie. Quoiqu'il en soit, ce reccueil est très beau et très profond. Marina Tsvétaïéva est une poétesse que j'ai envie de découvrir davantage.
Édition très complète, beaucoup de notes explicatives et d'analyses qui aident à situer la poésie de Tsvetaeva dans son contexte. Traduction d'Eve Malleret qui selon moi, respecte le plus le rythmre, les sonorités et les intentions de la poète russe.
Le ciel brûle (4 étoiles) : une très belle découverte. L'univers très sombre de cette poétesse m'a beaucoup plu dans ce recueil. La nuit y semble omniprésente, de même que les ténèbres, la mort et la guerre, dans certains poèmes. La poétesse est comme les enfants du premier poème : elle est effrayée, mais affronte sa peur et sait bien plus de choses que les adultes du jour monotone. Un univers assez particulier et très séduisant.
Tentative de jalousie (2 étoiles) : j'ai beaucoup moins aimé ce recueil-ci. Les grands thèmes, comme la guerre et la mort, sont toujours présents, mais le style est très différent. Autant que j'ai pu en juger à partir de la traduction, il m'a semblé qu'elle jouait des sonorités dans certains poèmes ou cherchait dans d'autres à créer une ambiance, à partir d'images, en utilisant des mots isolés, sans former de phrases cohérentes et complètes. Cette manière d'écrire me plaît moins et me rend son œuvre plus hermétique que Le ciel brûle.
Beaucoup aimé le début de ce recueil (les premiers poèmes sont très beaux ✨️), un peu moins la suite car je ne suis généralement pas fan de poèmes longs de plusieurs pages.
Je retiendrai par contre le poème 'Tentative de jalousie' qui m'a fait rire tant Marina en faisait des caisses avec sa jalousie cinglante (elle se compare tantôt à une divinité, tantôt Lilith ou encore le Sinaï pour démonter celle qui aurait pris sa place, c'est quelque chose). Je n'aime pas du tout la jalousie, surtout comme ça, et j'ai donc trouvé ça pathétique mais en même temps très honnête.
L'introduction est très bien, mais alors que dire de la postface !!! Du très beau travail qui permet de mieux comprendre cette femme qui avait véritablement l'air d'être une personne difficile à vivre pour le coup, et qui vivait selon des principes contradictoires et à fond, autant que le permettaient ses valeurs et les limites qu'elle s'imposait. Un sacré personnage en somme.
Mes dix poèmes préférés : -tentative de jalousie (10/10) -si le sort en est jeté, va pour l'amour I -Mars -Au salon -si vous saviez passants attirés par d'autres regards charmants -à byron -être ce que nul ne veut être -les feuilles sont mortes sur votre tombeau -la vie n'est pas bruit ni orage -rivale un jour je te viendrai
Autrice aux thèmes récurrents de feu, de passion, l’éternel aimante. Surprise d’une langue moderne mais j’ai beaucoup aimé son parlé direct, à en oublier qu’elle est née en 1892. Affection pour la poète, sa vie morcelée, ses exils, sa force de caractère et lucidité sur son talent. J’aime également ses amours pluriels et épistolaires ! Hâte de continuer de la lire
Ce livre me laisse un impression assez confuse. J'ai des très bons souvenirs de certains poèmes, mais ai aussi pas mal été déçu à partir de la moitié. Un peu compliqué de suivre quel poème à été écrit en quel langue, et donc quels poèmes sont des traductions. En général, les textes à la métrique courte ne me plaisait pas vraiment. J'ai terminé ce livre hier mais je n'arrive pas à en tirer un sentiment général, je le relirai sans doute.
J'ai largement préféré Le ciel brûle à Tentative de jalousie, mais je suis tout de même contente d'être sortie de ma zone de confort en lisant de la poésie !
loin d'avoir fini, je pense préférer le style d'akhmatova (même si je ne devrais pas les comparer...), des moments forts, structure de vers intéressantes qui repoussent le suspens et prolonge l'intensité, des jolies histoires et de belles métaphores.
Malheureusement, entre Tsvetaieva et moi, se fut un rendez-vous manqué. Je suis complétement passé à côté de Le ciel brûle mise à part quelques poèmes plus marquants, et j'ai abandonné Tentative de jalousie. Je reconnais la qualité de ses textes, la beauté de ses thématique mais je suis persuadée que certain.e.s poète.sse.s doivent être lu au bon moment, et ce n'était pas le cas pour Tsvetaieva. Ce n'est que partie remise !
Marina Tsvétaïéva ou la femme qui a volé mes larmes ... ✨️ Pourquoi ne pas l'inclure dans nos programmes ?? De toute ma scolarité, je n'ai gardé, en poésie, le souvenir que d'un seul nom féminin : Louise Labé (et son célèbre "Je vis, je meurs") ... Après avoir lu Je serai le feu de Diglee je m'interroge : pourquoi toutes ces poétesses nous sont inconnues ? Ce sont des femmes si brillantes, leurs vers ont un pouvoir intarissable ; ils nous bouleversent, nous submergent en un clin d'œil ... Alors, par pitié, rendons-leur hommage aujourd'hui en relisant et parcourant leurs recueils, leurs journaux, leurs correspondances ... Le ciel brûle suivi de Tentative de jalousie est d'ores et déjà l'une de mes meilleures lectures de cette année 2024 ♡ Alors merci à Diglee pour cette découverte.
Chez la poétesse russe, l'amour ne rougit pas : il brûle. Comme le ciel. Et si "le vent a chassé les couleurs", c'est bien parce qu'il a emporté avec lui l'être aimé.
Tsétaïéva, où quand le désir veut sauver... et détruire d'un même geste.
"Il est pourtant un délice J'attends celui qui le premier Me comprendra enfin Et tirera à bout pourtant."