Le couteau n'ôte pas la vie, il se fait obéir?! Le couteau, c'est le sabre, celui de Yamada Otozô, commandant en chef de l'armée d'occupation japonaise en Mandchourie en 1945, face à l'armée russe tapie comme un ours dans la neige. La langue, c'est le goût de la cuisine porté à son paroxysme comme une œuvre d'art par Chen, cuisinier génial et révolutionnaire chinois dont le champ de bataille est un simple billot de bois. Entre l'officier gourmet et le cuisinier rebelle, une lutte à mort s'engage dont la clé est l'art de préparer les plats. Car il y a d'autres manières de faire la guerre qu'avec des fusils et des sabres. Ruses, périls et gourmandise sont au menu de ce roman palpitant dont l'héroïne est la cuisine.
moi jvais pleurer jaime bien les trois personnages qui representent chacun un des trois pays coreen, japonais et chinois, je pense que lauteur a bien reussi a les illustrer, jaime bien aussi le cadre en mandchourie qui est peu commun le theme de la cuisine est parfait il est versatil et sert bien ses buts en plus de reellement faire connaitre multitude de plats cest triste de lire les histoires comme celle ci et encore plus de voir comme ici dans lepilogue les consequences injustes de la guerre pour chaque partie j'ai personnellement rien a reprocher au niveau de lecriture
L'écriture est très agréable à lire, l'atmosphère particulière de la guerre est très bien refletée par le thème de la cuisine, des aliments, leur goût et leurs saveurs. Ce sont des points de vue très intéressants de la guerre qui sont raconté par trois personnages de nationalités différentes dont les destins sont entrecroisés.
Je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à cela et donc il m'est difficile de parler de ce livre. Habituellement les roman mélangeant la cuisine à l'histoire ont quelque chose de doux même sils sont violents. Là tout est violent même la cuisine, où il est souvent question de sang. Le livre est très intéressant et l’alternance des points de vue Corée, Chine, Japon est très intelligente
Dans son palais de Xinjing, Otozō Yamada, commandant en chef de l’armée japonaise du Guandong, semble ne pas s’inquiéter de l’Armée rouge qui frappe à la porte de la colonie. Il prend de haut Puyi, empereur fantoche du Mandchoukouo, inconscient du fait qu’il est en passe de devenir lui-même un gouverneur fantoche.
Lettré et fin gourmet, le général tient sous sa coupe un cuisinier chinois rebelle qui lui mijote d’incroyables plats, enchaîné dans les cuisines du QG. Dans son lit, Kilsun, la compagne coréenne de Chen, le régale d’une expertise acquise depuis qu’elle a été enlevée par les troupes japonaises dans son village du nord de la Corée. Le monde s’écroule autour de lui mais Otozō ne se préoccupe que de son palais et des mets précieux que lui prépare Chen. Ennemis, les deux hommes se livrent une bataille sans merci dont les armes sont le billot, le couteau et le fourneau du cuisinier auxquels s’oppose la langue du japonais qui goûte, apprécie, se laisse berner, attendrir, surprendre.
C’est par le prisme de la gastronomie que Jeong-hyun Kwon a choisi d’évoquer l’Histoire de la Mandchourie et les trois ‘’forces’’ en présence en 1945, au moment où l’Empire colonial japonais est sur le point de s’effondrer.C’est Otozō Yamada qui prête sa voix à la partie japonaise. Ce personnage ayant réellement existé est décrit ici comme un homme plus préoccupé par ses repas que par le sort de l’armée qu’il dirige. Peu lui importe l’avancée des troupes soviétiques, il a foi en la grandeur et la puissance du Japon et tant qu’on lui apporte les mets les plus fins et les plus délicats, rien de grave ne peut arriver. Nostalgique de son enfance et des plats cuisinés par sa chère mère, il peut aussi être cruel, à l’image de son pays, colonisateur sans pitié en Mandchourie comme en Corée.
La Chine est représentée par le cuisinier Chen, socialiste convaincu qui a réussi à s’introduire dans les cuisines du haut commandement japonais avec pour seules armes son couteau et le billot hérité de son père. Il est l’homme du peuple qui refuse de plier sous le joug japonais. Il maîtrise tous les plats cantonais et yi et veut endormir la vigilance de ses geôliers grâce à ses plats inventifs. Son plan est d’éliminer l’ennemi de l’intérieur.
Pour la Corée, c’est la belle Kilsun qui raconte son histoire; si belle qu’elle a commencé par attiser la convoitise de son propre frère. C’est pourtant sur son invitation qu’elle décide de quitter son pays pour le rejoindre en Mandchourie. Mais dès la gare, elle est enlevée, parmi tant d’autres, par des soldats japonais qui lui promettent un travail à l’usine. Las ! Elle sera femme de ‘’réconfort’’ passant de bras en bras, battue, possédée, violée jusqu’à ce que Chen la sauve et l’emmène finalement en Mandchourie. Elle y retrouve Seok, son révolutionnaire de frère qui l’incite à séduire Otozō pour le tuer.
A travers cette guerre du goût que se livrent l’oppresseur japonais et le cuisinier chinois, Jeong-hyun Kwon dénonce la guerre, les atrocités commises par les armées nippones, le sort des femmes de réconfort, victimes des pires sévices.Une page d’histoire à découvrir où l’auteur mêle avec habileté les horreurs de la guerre et les plaisirs de la chère. Un récit fait de chair, de sang, de sexe, sensuel et cruel, subtil et complexe. J'ai beaucoup aimé.
J'ai longtemps hésité entre 2 et 3 étoiles, mais force est de constater que plusieurs détails m'habitent encore! De plus, observer une partie de la 2e Guerre mondiale d'un autre point de vue, lors de l'invasion de la Chine par le Japon, ça donne un peu plus de perspective.
Un point de vue intéressant, qui change un peu de ce qu'on a l'habitude de voir sur le sujet mais j'avoue avoir eu du mal avec les personnages... Et puis les personnages féminins écrits par les hommes, vraiment, j'arrive plus...
Franchement, j'hésite même à mettre un 5 étoiles. J'ai vraiment été sous le charme de ce roman surprenant, plus profond et subtil qu'il n'y paraissait au premier abord.
J'étais pourtant séduite par le thème et résumé du livre mais je n'ai pas réussi à aller au bout. En fait je suis complètement perdue par les personnages qui se succèdent sans que je puisse les identifier facilement... Dommage car c'est une partie de l'histoire de l'Asie qui mérite de s'y intéresser !