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Opus 77

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Lors de la messe de funérailles d’un célèbre chef d'orchestre, sa fille, Ariane, pianiste de renommée internationale, entame contre toute attente une oeuvre écrite pour violon et orchestre : l’Opus 77 de Chostakovitch. Tous ceux qui comptent dans le monde de la musique classique sont réunis. Tous, sauf David Claessens, le fils, violoniste prodige en son temps et désormais reclus dans un bunker. Pendant qu'elle joue, Ariane se souvient : son enfance avec son frère dans cette famille vouée à la musique, l'exigeant apprentissage du piano pour l'une, du violon pour l'autre, leur relation complexe avec leur père, la lente destruction de leur mère, chanteuse lyrique peu à peu réduite au silence… Et surtout les pièges de la dévorante célébrité, la pression et la peur de faillir, la compétition impitoyable et les règles d'un microcosme qui ne tolère aucune déviance à ses normes. Le lecteur est entraîné dans un tourbillon de haine et d’amour d’une violence âpre et sèche. Libération.

264 pages, Pocket Book

First published September 1, 2019

70 people want to read

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Alexis Ragougneau

13 books7 followers

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9 (7%)
1 star
4 (3%)
Displaying 1 - 21 of 21 reviews
Profile Image for Amina (ⴰⵎⵉⵏⴰ).
1,578 reviews300 followers
November 28, 2019
Ce roman est une véritable missive...
L'écriture est belle, la narration est d'une force! Les émotions y sont vibrantes et les moments de silence en disent long...
J'ai adoré
Profile Image for Marie-Nel.
865 reviews23 followers
March 25, 2021
Quand j'ai vu la couverture du Livre de poche, je pensais n'avoir jamais vu auparavant ce livre. Et quand je suis allée chercher des informations sur lui et que j'ai vu la couverture du grand format, un demi violon avec un demi visage caché derrière, je me suis souvenue alors que je voulais le lire car cette photo m'intriguait beaucoup. C’est une image qui me parle beaucoup, ayant eu une fille qui joue du violon. Le résumé a fini de faire le travail, il mélangeait des thèmes que j’apprécie, histoire de famille, sur fond musical.

 

Et toute l’originalité de cette histoire repose justement sur le fait qu'elle repose sur une pièce de musique de Chostakovitch, le Concerto pour violon n°1 en la mineur, opus 77. Chostakovitch est un musicien que j’apprécie, et que l'on connaît surtout pour sa Valse n°2, rendue très célèbre par une publicité de voiture. Mais je m’éloigne du livre. Cet Opus va être le point central, le fil rouge du livre qui va se découper selon les mouvements de ce concerto. Comme lui, le livre est divisé en quatre parties, Nocturne  avec un rythme Moderato, Scherzo et son rythme Allegro, Passacaglia au rythme Andante et le quatrième, Burlesque  avec un rythme Allegro Presto. L'histoire va se coller parfaitement aux rythmes du concerto.

Tout commence par une messe d’enterrement, on fait la connaissance de Ariane Claessens, célèbre pianiste. C’est l’enterrement de son père, le célèbre chef d’orchestre. Ariane a décidé de jouer une pièce au piano pendant la messe, en hommage à son père. Elle aurait pu choisir un morceau connu, que l'on joue habituellement aux funérailles, mais elle décide de jouer un concerto qui a marqué sa famille, l'Opus 77, qui d'habitude se joue au violon mais qu'elle interprétera au piano. Les grands absents de cette cérémonie sont sa mère, Yaël, chanteuse lyrique et son frère David, violoniste. Ariane, au fur et à mesure qu'elle joue va se remémorer sa vie avec son père, son frère, tout ce qui a pu marquer cette famille de musiciens.

On va ainsi remonter dans le passé, dans l'enfance d'Ariane avec son frère, leur apprentissage de la musique, avec un père autoritaire et une mère qui peu à peu perdra sa voix. Les relations entre David et son père sont tendues, l'apprentissage de la musique est ardue, le père est exigeant avec ses enfants, ce qui peut se comprendre. La musique est ce qui les réunit mais aussi ce qui peut les déchirer. David est doué, plein de talent, mais très introverti, il quittera d'ailleurs tout pour vivre enfermé dans un bunker en Suisse. La mère est effacée, perd sa voix, et finira elle aussi dans une autre sorte d'enfermement. Ariane est celle qui essaiera toujours de les réunir, elle est une grande pianiste, fait des concerts à travers le monde. Elle aidera son frère à se surpasser. Elle s'occupera de son père à la fin de sa vie, et cherchera toujours à renouer les liens entre le père et le fils.

 

En tant que lecteurs, on est conviés à ce concert, et en même temps à rentrer dans l’intimité de cette famille célèbre le temps d'un roman. L’histoire suit le rythme du concerto, cela commence doucement avec l'enfance et la vie familiale pour finir en apothéose avec ce prix de la Reine Elisabeth  que David va tenter. C’est sa sœur et son professeur qui le poussent à le tenter, il a plusieurs phases éliminatoires à passer et la final est de jouer justement l’Opus 77 avec un orchestre, et le chef d'orchestre invité cette année là n'est autre que le père de David, qui ne sait pas que son fils s'est inscrit à ce prix. Comment vous dire à quel point les moments vont être forts pendant ces temps où père et fils règlent leurs comptes au travers de leur jeu musical. Tout l'amour, tout le manque, tous les non-dits vont être transposés le temps d'un concerto. Et le silence, ce silence si pesant, ces regards qui ne se croisent pas, c’est pour moi le moment le plus intense du roman. Comme si tout le reste du livre n’était là que pour arriver à ce moment, exactement comme lorsqu’on écoute une symphonie, le point d’orgue, le moment où tout l'orchestre s'emballe.

 

Je me suis alors empressée d’aller écouter cet Opus 77 pour pouvoir ressentir au plus près toutes les émotions, et je peux vous dire que le rythme de ce livre suit parfaitement celui du concerto. Et pour ça, je suis totalement admirative, car c’est un exercice pas évident du tout. Le style de Alexis Ragougneau est très bon, il peut à la fois être incisif, violent, fort, et en même temps doux, caressant, plein de pudeur. J'ai aimé la façon dont il a amené tous les événements. Le narrateur principal est Ariane, le choix narratif de l’auteur est donc la première personne du singulier, et je suis très sensible à ce « je » qui me permet de me mettre à la place de la narratrice et de ressentir au plus près tout ce qu'elle vit, de rentrer dans sa tête. Et les émotions ressortent très bien. Ariane s’adresse à son frère, à son père, elle parle de son professeur, de sa mère. C’est parfois un peu déroutant, car au début d'un nouveau paragraphe, on ne sait pas toujours à qui elle parle, il faut quelques lignes pour comprendre qui est l'interlocuteur, et cela m'a par moment déstabilisée. Ce serait mon seul petit défaut de cette lecture. Les remontées dans le passé ne sont pas suivies dans le temps, je veux dire qu'on peut être à un moment de la vie adulte, remonter dans l'enfance, puis l'adolescence pour retourner encore plus loin. C’est aussi parfois déroutant, mais c’est aussi très original. Une autre originalité aussi, c’est qu'il n'y a pas ou très peu de dialogue, comme il n'y a pas de chapitres. À l’intérieur d'une partie musicale, tout est raconté d'un bloc, et n'est séparé que par des espaces. Quand j'ai vu cette construction en feuilletant le livre avant ma lecture, j'ai eu peur que cela provoque beaucoup de longueurs, et en fait pas du tout. Tout est bien rythmé par les allers-retours entre le présent et le passé. Je ne me suis pas ennuyée une seconde.

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, découvrir cet auteur. Alexis Ragougneau a écrit ce roman comme un musicien écrit une partition, il a réussi à transposer la force des coups d'archet, ou des touches de piano, mais aussi la douceur d'un toucher de note. J'ai vraiment vécu cette lecture comme j’écoute une symphonie de musique classique. Certaines scènes m'ont rappelé de bons souvenirs, surtout l'apprentissage de la musique au moment de l'enfance de David et Ariane. J'ai revu mes deux filles qui ont appris les mêmes instruments, aller au conservatoire, une avec le violon dans le dos, l'autre avec son cartable de partitions. Cela m'a remémoré de très bons moments avec mes enfants et m'a beaucoup touchée.

Ce livre transmet des émotions fortes, et parle très bien des relations parents-enfants, dans leurs complexités et leurs beautés. C’est un vibrant hommage aux relations familiales, et il pointe aussi le doigt sur le fonctionnement du milieu musical, de la célébrité, des dangers de celle-ci, de la compétition entre les musiciens et du microcosme qu’il représente, comme une élite au-dessus de tout.

 

Je pense que vous l'aurez compris au vu de la longueur de cet avis, j'ai aimé ma lecture, touchante et émouvante, elle s'est lue facilement et n'a pas été ennuyante. Bien qu'il porte un nom de concerto, ce n'est pas un livre sur la musique, mais plutôt sur ceux qui la joue, qui font ce qu'elle est, chaque musicien aura une façon différente de jouer une pièce de musique et c’est ce qui fait sa grande richesse.

Je découvre totalement Alexis Ragougneau avec ce livre et je ne suis pas du tout déçue par cette découverte. Je le note dans mes auteurs à suivre car je prendrai un grand plaisir à lire un autre de ses romans. J'ai envie de voir s'il met autant d’originalité dans d'autres de ses écrits.

Je ne peux vraiment que vous conseiller ce livre qui vous enrichira musicalement et qui vous emmènera dans une histoire familiale intense.

 

Profile Image for Oriol - Feel The Brain.
293 reviews
December 25, 2020
Nada se escapa al horizonte de sucesos de un agujero negro. El punto en el que ya es imposible escapar de la fuerza gravitatoria que te atrae hacia su interior.

Nadie sabe qué hay dentro de un agujero negro, ni si es bueno, ni si es malo; que si el tiempo se para que si se viaja a otros puntos de la galaxia.

El horizonte de sucesos de Opus 77 esta justo en su primera página. Si la lees no hay vuelta atrás posible. Primero te dejas atrapar pero después te deleitas con todo lo que ocurre. Hay momentos en los que te levantas de la silla pero tienes que volver a seguir a seguir con este LIBRAZO.

Nunca he hecho música (solfeo) ni siquiera en el colegio. Pero no es necesario saber de música. Un poco de culturilla de música clásica va bien para entender los sentimientos de los personajes.

Es de esos libros que nunca has visto en las redes, que un dia te cruzas con él en una libreria y te dice ‘llévame contigo’.

Son 10 estrellas pero GoodReads sòlo llega hasta 5.

Os lo recomiendo definitivamente.
Profile Image for Annik Gmel.
162 reviews
March 14, 2021
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai vécu à Lausanne, pris des cours au conservatoire et joué au Victoria Hall, mais ce livre a résonné en moi comme peu de livres auparavant. Un hommage à la musique et aux liens qu’on tisse grâce à elle.
Profile Image for Jenny (bookishjenx).
428 reviews14 followers
April 19, 2021
Est-ce que quelque chose me manque ou quoi ? DNF après 70 pages et lu pour le book club de l’institut français en Écosse.

Je pouvais pas continuer après un homme a dit à une femme « je serai le garant de votre... liberté de femme. » et l’a demandé de dîner avec lui. Non non non.
12 reviews
October 11, 2019
Une musique qui manque à toucher l'âme.

Je pensais que l'atmosphère musicale du livre allait me transporter, mais ça n'a pas été le cas. L'atmosphère de tension familiale est étouffante, ce qui m'a parut bien exagéré pour des querelles familiales fondées seulement sur des problèmes d'égos et de fierté mal placés. On nous parle de relations conflictuelles entre des personnages qui ne se parlent pas, et surtout pas de ce qu'ils ressentent, ce qui fait qu'on a du mal à s'attacher/intéresser à eux. L'ensemble du récit est froid et distant. Il n'y a pas d'évolution. Cependant l'histoire est plutôt bien racontée d'un point de vue musical, et certains passages sont joliment poétiques.
Profile Image for Granny Sebestyen.
497 reviews23 followers
January 14, 2020
"Opus 77 " d'Alexis Ragougneau (242P)
Ed; Vivina Hamy
Bonjour les fous de lectures....
Voici une lecture qui s'écoute !
Coup de cœur !!!!
Le grand chef d'orchestre Claessens est mort.
Le jour de ses funérailles, c'est sa fille Ariane, pianiste de renommée international, qui lui rend hommage dans une basilique genevoise.
Contre toute attente, ce n'est pas une marche funebre traditionnelle qu'elle interprète mais l'Opus 77 de Chostakovitch.
Ce fameux Opus 77 responsable de la gloire et de la déchéance de cette famille.
Pendant qu'elle joue, Ariane se remémore: son enfance, son frère prodige du violon, la descente aux enfer de sa mère, le père , ce Maestro redouté, exigeant.
Elle nous parle de la peur et de la griserie face au succès.
Ariane réussira à gérer sa carrière comme une automate, froide, inaccessible.
Son frère David, trop parfait, trop sensible s'enlisera, se sabordera. La fuite sera sa survie.
Le livre se décompose en 5 parties comme la construction du fameux Opus de Chostakovitch, auteur tellement maltraité sous le régime de Staline.
Narration faite à bâtons rompus avec de nombreux bons dans le temps qui peuvent être perturbants au démarrage.
Le rythme s'impose peu à peu en allant crescendo.
Aucune fausse note.
C'est juste, c'est beau, cela se lit comme une partition.
Nul besoin d'être mélomane pour se plonger dans cet excellent livre qui m'a donné envie de découvrir l'Opus 77 qui a partagé ma lecture.
En lien, l'interprétation merveilleuse d'Hilary Hahn (21 ans):
https://youtu.be/8HZVQyD9rsY:
00:40 I. Nocturne: Moderato
13:29 II. Scherzo: Allegro non troppo
19:36 III. Passacaglia: Andante
28:58 Cadenza
34:07 IV. Burlesca: Allegro con brio
Profile Image for Piojo.
272 reviews
June 3, 2025
De vez en cuando, me gusta coger un libro simplemente por su portada, sin saber nada ni de su autor ni de su contenido. Y la mayor parte de las veces, el fiasco es mayúsculo. Aunque en contadas ocasiones me llevo una sorpresa agradable, como en el caso de Opus 77.

Es la historia de una familia bastante disfuncional, contada por la hija menor. De una u otra manera, todos los miembros de esta familia tienen alguna excelencia en el ámbito musical, en detrimento de alguna habilidad social o familiar que pierden completamente, dando lugar a un cuadro de luces muy brillantes y sombras muy oscuras.

Me ha gustado bastante todo lo relacionado con los autores y obras musicales, contado de tal forma que se hace muy interesante y no es excesivamente técnico, y hace entender la música que suena aunque no se pueda escuchar.

Continuos saltos temporales que, aunque cansan un poco a veces, consiguen darle una consistencia a la historia. Y una forma de escribir del autor que te atrapa: directa y con un sentimiento que aporta calidez e intriga. Me apunto el nombre de este genial juntaletras.
Profile Image for My Hang.
29 reviews
August 11, 2021
L'histoire d'une famille virtuose avec le père chef d'orchestre mondial, Arianne (narratrice), soliste pianiste international, David, un prodige, un violoniste talentueux désormais reclus dans un bunker à Sion, Yaël, la mère, qui a quitté son pays, qui a trahi sa passion pour vivre sous l'ombre de son mari et fini finalement dans une clinique.

Une partition d'une profonde tragique sous la musique Opus 77 de Chostakovitch, un compositeur mal traité sous le régime de Staline .

Passionnée de la musique classique et du piano, ce livre résonne beaucoup dans moi musicalement mais aussi dans les relations humaines. Un vrai coup de cœur de mon été 2021.
Profile Image for Alain.
1,097 reviews
May 3, 2020
l'histoire d'une famille de virtuoses, le père, la mère , la fille narratrice, le frère, fracassée par la vie ou par la musique; celle des concours, des répétitions acharnées, des ovations des concerts, celle qui vous porte aux nues, celle des déceptions, celle qui vous détruit. Et qui essaient de s'aimer, maladroitement. Roman magnifique et jolie découverte que ce concerto pour violon N°1 Opus 77 de Chostakovitch, écouté sur les derniers chapitres
Profile Image for Bruno Laschet.
700 reviews21 followers
August 9, 2023
Eine Familiengeschichte mit viel Musik. Der Vater ist Dirigent eines bekannten Orchesters, der Sohn spielt Geige und die Tochter Klavier. Die Geschichte wird von der Tochter erzählt und beginnt beim Begräbnis des Vaters. Sie spielt 'Opus 77' und beginnt in Gedanken die Erinnerungen zu erzählen.
Eine sehr schöne Kombination von Familie und Musik. Eine Empfehlung für Freunde der klassischen Musik.
Profile Image for Benoît Brochot.
4 reviews
May 3, 2023
Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de livre... Habituellement, je préfère les romances. Cela dit, j'ai dû lire ce livre pour mes cours et j'en ressors bouleversé.
Sûrement le meilleur livre que j'ai lu de toute ma vie.
Merci
Profile Image for Marie.
327 reviews1 follower
September 20, 2020
Puissant, vibrant, troublant. Une histoire de famille en musique, où les silences prennent corps.
Profile Image for Alicia.
203 reviews5 followers
November 17, 2021
Bueno, diferente, me gusta la narración y toda la trama de la familia disfuncional y la música.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,095 reviews43 followers
December 15, 2019
C'est la musique qui est l'héroïne de ce magnifique roman, plus précisément le concerto pour violon "Opus 77" de Chostakovitch. Le roman est rythmé par ce concerto, il comprend cinq parties : Nocturne, Schenzo, Passacaille, Cadence et Burlesque.

Cette pièce de musique a cadencé la vie de la famille Claessens.

Dans cette famille, il y a le père dont on retrace ici sa vie. Tout commence le jour de son enterrement et sa fille Ariane s'apprête à entamer non pas "La marche funèbre" attendue au piano mais "Opus 77".

Ce chef illustre fut pianiste au départ, c'est comme ça qu'il rencontra à Tel Aviv, Yaël, sa femme , 17 ans plus jeune que lui, une soprano qu'il ramena en France et accompagnera longtemps avant de passer de l'autre côté du pupitre et de devenir un des plus grands chefs d'orchestre. De leur union naquirent deux enfants, David l'aîné de deux ans d'Ariane. David choisira le violon, Ariane le piano.
Une famille de musiciens mais pas toujours rose la vie à la maison !

Yaël perdra sa voix et deviendra dépressive alors que David et Ariane n'avaient toujours pas quitté l'enfance.

Pour ses 13 ans, Claessens emmènera son fils David à une vente aux enchères pour lui acquérir son violon, un Wuillaume de 1867 hors de prix, un très beau cadeau certes mais ce père froid, exigeant, distant et absent n'apportera pas l'essentiel à son fils, l'amour, l'écoute.

Un incident au Victoria Hall empêchera David de jouer "Opus 77" avec son père. David s'éloignera alors avec sa soeur Ariane comme accompagnatrice, c'est Krikorian qui le prendra sous son aile et l'inscrira au plus prestigieux concours au Monde, Le Reine Elisabeth de Bruxelles.

On sait depuis le début qu'un incident éclatera en finale mais lequel ?

C'est petit à petit, adagietto que l'on le découvrira.

On fait des aller-retours dans le temps, ce qui m'a un peu perturbée au début mais très vite l'écriture captive, elle est magnifique. La tension monte crescendo, molto crescendo, on ressent très fortement cette tension, un rythme de plus en plus intense, fortissimo qui nous fait ressentir la pression liée aux concours d'excellence.

La solitude, la pression pour un final époustouflant.

C'est le lien frère et soeur, cet amour pour la musique qui les projettera tous les deux sur le devant de la scène. La relation difficile au père est mise en avant ainsi que la difficulté et la beauté du plus beau concours musical au monde.

A lire, c'est splendide.

Ce roman fut finaliste dans le cadre du Prix Femina 2019

Ma note : 9/10

Les jolies phrases

La haine n'empêche pas la soumission bien au contraire.

Le violoniste et son violon sont censés ne faire qu'un, et le prestige de l'un déteint assurément sur l'autre. A tel point que l'on se demande parfois si ce n'est pas l'instrument qui fait le champion.

Le piano, c'est ma vie. Si je ne joue pas, je me désaccorde, je deviens cacophonie.

Rebâtir ? ... La confiance, bien sûr. En musique comme dans la vie, on ne peut s'en passer. C'est comme jouer en sourdine. Sans confiance, comprenez-vous, impossible de se faire entendre.

Dans la vie, il faut profiter du moindre atome d'oxygène, du moindre pouce de liberté, du moindre centimètre d'archet. C'est la leçon du jour.

La main est un drôle d'animal. Elle prend, touche, pince, caresse ou frappe. Elle appuie sur la partie du corps qui fait mal - ventre, poitrine, tête. Elle ausculte, elle apaise. C'est elle aussi qui serre la main de l'autre, perçoit sa chaleur ou sa nervosité. Une porte vers le monde extérieur, voilà ce qu'est la main. C'est elle encore qui vient se poser sur l'être aimé, l'homme, la femme, l'enfant. La solitude absolue est celle du toucher. Vous aurez beau jouir d'une vie sociale et professionnelle frénétique, si vous ne touchez jamais personne alors vous serez plus seul qu'une pierre. Et les pianistes, alors ? Pour eux, c'est encore pire. C'est une question de vie ou de mort. La main est leur unique moyen d'expression. La courroie de transmission qui permet d'exprimer sa sensibilité, ses sentiments, son trop-plein ou son vide abyssal, tout ce qui se passe à l'intérieur. Quand la main du pianiste est en souffrance, alors c'est le monde entier qu'il faut repeindre en noir.

Vous me suivez toujours, n'est-ce-pas ? - moi je n'y peux rien si le Reine Elisabeth est aux musiciens classiques ce que le décathlon est aux dieux du stade : une compétition de force et d'endurance où chaque note, chaque démanché, chaque coup d'archet peut vous faire trébucher.

La p 119 est magnifique lien entre le musicien et son instrument

https://nathavh49.blogspot.com/2019/1...
Profile Image for Ángel.
298 reviews7 followers
May 26, 2022
A pesar de que la historia está bien pensada, organizada a partir de la obra de Chostakovich, Opus 77, en torno a la que gira la trama y la que da título al libro (las cinco partes del relato son también las partes del concierto), las relaciones familiares frías y conflictivas que describe solo me han interesado por momentos.

Relaciones familiares conflictivas: el padre, director de orquesta, cuyo ego anula la vocación musical de su mujer Yaël y lleva al fracaso con su excesiva exigencia a su hijo prodigio, David. Su hija Ariane, la narradora, llega al éxito como una autómata.

Las historias de los dos violines, el Vuillaume y el Guarnerius, que representan también dos formas de enseñar, la historia de Chostakovich, el iourodivy (fol-en-Christ) ruso, y de Krikorian, el viejo profesor armenio, es lo que más me ha interesado.
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