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La brigade de l'oeil

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Rush Island, 2037. La loi Bradbury interdit toutes les images depuis vingt ans sur l'ensemble du territoire. La propagande matraque : Les photographies sont nocives. Le cinéma rend fou. La télévision est l'opium du peuple. Les agents de la Brigade de l'Oeil, les yeux armés du gouvernement, traquent les terroristes opposés à cette dictature. Brûlent les images encore en circulation et les pupilles de ceux qui en possèdent. Parce qu'un bon citoyen est un citoyen aveugle. Kao, 15 ans, ne craint pas les images. Elles le fascinent. Et il est prêt à risquer gros pour les sauver des flammes.

304 pages, Paperback

First published January 1, 2007

22 people want to read

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Guillaume Guéraud

76 books9 followers

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1 star
5 (8%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Nicolas Lontel.
1,250 reviews92 followers
May 7, 2019
Une réécriture de Fahrenheit 451, mais avec à la place des livres, les images (que ce soit des photographies, des illustrations ou des films et séries télévisées). Même lance-flamme pour disposer des images, mais avec la particularité supplémentaire que la brigade de l’œil crève aussi les yeux des "criminels" qui se retrouvent en possession d'image. À la place d'une dictature plutôt capitaliste et fondée sur le divertissement constant, un espèce de gouvernement beaucoup plus socialiste qui tente de prévenir les distractions, la nostalgie, la corruption morale qui émanerait des images (j'imagine pour essayer de démontrer que la "gauche" comme la "droite" est capable de censure et pour se distinguer du roman de Bradbury).

C'est à peu près tout ce que je peux dire du roman, c'est Fahrenheit 451 avec un hommage au cinéma à la place des livres. On suit, un chapitre sur deux, un jeune protagoniste qui fait dans la circulation illégale d'image et dans l'autre chapitre un membre de la brigade qui fait son travail à la perfection. On en apprends un petit peu plus chaque fois sur les motivations de ces personnages, mais il n'y a pas vraiment d'évolution de personnage, ils maintiennent leur rôle jusqu'à la fin.

Si vous voulez relire Fahrenheit 451, ça peut être une bonne alternative, sinon, malheureusement, je n'y ai pas vu grand intérêt, mais c'est pas mauvais non plus.
Profile Image for Lionel.
725 reviews10 followers
March 13, 2017
Livre hommage à Fahrenheit 451. La narration est très dynamique, la lecture est très rapide. J'ai d'ailleurs préféré le style de Guéraud à celui de Bradbury. La prémisse de base était intéressante et m'a donné à réfléchir. Est-ce que la suppression des images est un bon prix à payer pour vivre dans une utopie ?

Mon problème vient des personnages. Kao est un adolescent et son histoire d'amour n'a pas beaucoup d'intérêt. L'impératrice est un cliché de dictateur qui s'énerve quand quelque chose la contrarie. Falk est très frustrant. Plusieurs fois, il est proche de passer du bon côté mais ne le fait. Et pour compenser tue des gens au lieu de seulement leurs bruler les lieux. Plus il questionnera sa 'foi', plus il deviendra violent.

Un livre assez sympa.
Profile Image for Letizia.
21 reviews2 followers
November 7, 2023
Qu'y a-t-il de pire que de tenir un concept en or et puis d'écrire son livre avec le cul ? Tenir un concept en or, écrire son livre avec le cul et être super misogyne (surprise !).

Dans les 100 premières pages, cinq références aux "jambes nues" des rares persos féminins qu'on croise (oui parce que même en 2037 les meufs sont pas très intéressantes), à ce stade, mon pote, c'est une obsession et ça se soigne. "Euh mais y a quand même un perso de meuf puissante avec l'impératrice", oui et elle est sexualisée AS FUCK. Mon argumentaire tient toujours.

Cerise sur le gâteau: en quatrième de couverture on lit que Guillaume Géraud est "reconnu comme l'un des auteurs les plus stimulants et dérangeants de sa génération". C'est le genre de zinzinnerie qui arrive quand on laisse un mec rédiger sa propre biographie.
Profile Image for Garance J. Bonadonna (The Nerdy Artivist).
541 reviews20 followers
September 10, 2022
Oh putain la claque que je me suis prise.
Je ne sais même pas par où commencer...

L'écriture.
Concise. Efficace. Originale. Une patte très distinctive qui fonctionne parfaitement avec l'ambiance du livre. Moi qui n'aime pas le français, j'ai trouvé la plume de l'auteur d'une belle dualité, du beau et du moche qui construise le vrai.

L'histoire.
Alors oui, la base c'est Fahrenheit 451, mais c'est tellement rafraîchissant. Tellement moderne. Une réécriture comme je les aime, que l'auteur s'est approprié, a manipulé, pour lui donner un nouveau sens.
Mon seul point négatif est que le livre aurait pu être plus long, qu'il y a quelques détails qui restent en suspens.

Sinon, impossible de m'arrêter de tourner les pages. Juste, incroyable. Et incroyablement juste.
Je m'en vais dévorer les autres livres de l'auteur et je recommande fortement celui là.
Profile Image for Nicolas.
1,399 reviews77 followers
September 10, 2009
Ce roman nous raconte les destins croisés de Falk et de Kao, deux personnages opposés dans une dictature ayant banni les images : le premier est un policier chargé de veiller à ce que la censure reste totale, punissant les contrevenants d'une simple énucléation, et le second est (logiquement) un trafiquant d'images de toutes sortes : films, porno, gore, ... tout passe entre ses mains. Bien sûr, ils vont se tourner autour, et leur confrontation finale sera plutôt destructrice.

J'ai bien des choses à dire sur ce roman, pour leur immense majorité négatives alors je vais commencer tout de suite.

Il y a dans la thématique même de ce roman une faille conceptuelle, comme on dirait dans mon boulot. En effet, dans ce roman, ce qui remplace les images, ce sont les lectures : romans, essais, magazines, tout est bon pour occuper le temps de cerveau disponible. Seulement voilà, comment décrire dans un roman une dictature de l'écrit sur l'image autrement qu'en l'approuvant ? Ce que je veux signifier par là, c'est que prétendre sauver la magie des images, remplacée par le livre, dans un livre (à une époque où celui-ci est remplacé par d'autres médias écrits) me paraît une entreprise pour le moins délicate. Surtout quand l'auteur nous écrit le choc de certaines images que le lecteur peut ne pas avoir vu (je pense par exemple à Nuit et Brouillard, qui ne fait pas partie de ma culture cinématographique). Là, ça confine à l'exploit littéraire.

Or hélas, la littérature ne sort pas grandie de cet inutile morceau de bravoure. Parce que "la brigade de l'oeil" est un roman sur lequel on sent bien que l'auteur a passé du temps. Du temps dépensé à mon avis en vain pour truffer son écriture de maniérismes aussi inutiles que voyants. Il en va ainsi de ses énumérations dans lesquels le "et" remplace la virgule pour mieux faire perdre son souffle au lecteur. Il en va aussi, et surtout de son découpage de paragraphes : systématiquement, chaque phrase occupe un paragraphe complet. Ou plutôt, chaque paragraphe est constitué d'une seule phrase. Je comprend bien que le but du jeu est de provoquer un effet de flash, mettant plus en valeur chacune de ses phrases. Et peut-être (mais là, je suis généreux) y a-t-il la volonté de faire subir au texte ce que la pellicule fait subir à l'image : des découpages en tranches trop infimes pour être visibles, mais suffisants pour être sensibles. Seulement voilà, l'oeil et le rythme d'une lecture ne sont pas comparables avec ceux du cinéma et cette tentative me semble plus pathétique qu'autre chose.

Enfin, le dernier point gênant est pour moi typique de la Littérature Française (oui, ces deux majuscules sont ironiques). Rappelons la scène : on est en 2009, la science-fiction a exploré depuis Bradbury et [Farenheit 451:] à peu près tout ce qu'il est possible d'imaginer en termes de dystopies, de tyrannies et autres systèmes politiques insupportables. Pourtant, Guillaume Guéraud calque son récit sur celui de Bradbury. Et encore, j'ai l'impression d'un net retour en arrière, puisque Bradbury, chassant les lvires, devait les remplacer par des mécanismes de diffusion d'images plus sophistiqués (comme par exemple les murs animés). Guillaume Guéraud, lui, nous replonge dans un univers d'anticipation digne des premiers épisodes de Twilight Zone : un univers absolument normal, n'eut été l'absence totale d'images et l'ambiance années 50 qui se dégage de son histoire.

Alors c'est quoi, finallement, le but ? Est-ce que c'est, comme pour d'autres auteurs, celui de pouvoir dire "moi aussi, j'ai écrit de la SF" en escroquant le lecteur avec une intrigue téléphonée et datée, un postulat indémontrable par construction, et des tournures de phrases plus pénibles qu'autre chose ? Est-ce que c'est vraiment la volonté de faire de la SF (auquel cas il va falloir que ce monsieur se plonge d'abord dans quelques lectures) ? J'en sais rien. Et en fait, tout ça me dégoûte un peu. Et me donne aussi envie de vous dire de ne surtout pas lire ce livre.
Profile Image for Lucile Desligneres.
50 reviews5 followers
October 28, 2014
moi j'ai trouvé ça pas mal ce livre, bien fait, des chapitres percutants, on s'accroche bien aux personnages, même au salaud de brûleur... mais je souhaitais qu'il change d'avis que le livre ne... ah j'en dis trop peut-être? Livre presque trop court, j'aurai aimé plus de descriptions etc... mais dans l'ensemble... bravo!
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