Île de Jersey, 1959. Pour survivre à la cruauté et à la tristesse de l'orphelinat, Lily puise tout son courage dans le chant des oiseaux, l'étrange amitié partagée avec un ermite du fond des bois et l'amour inconditionnel qui la lie au Petit. Soixante ans plus tard, une jeune femme se rend à Jersey afin d'enquêter sur le passé de son père. Les îliens éludent les questions que pose cette étrangère sur la sordide affaire qui a secoué le paradis marin. Derrière ce décor de rêve pour surfeurs et botanistes se dévoilent enfin les drames tenus si longtemps secrets.
Un roman qui se lit assez rapidement, bien écrit aux personnages attachants, et dans lequel on apprend beaucoup de choses. Parfait pour celles et ceux qui n'ont pas le temps de lire mais qui en éprouvent le besoin vital.
Dans les années 50, l'orphelinat de Jersey accueille de pauvres enfants confiés à l'Assistance publique. Parmi eux, Lily et Simon. Les deux enfants sont liés par un lourd passé et une terrible envie de vivre et d'échapper à l'horreur de ce pensionnat. Sévices corporels et psychologiques, abus en tout genre, punitions, mises au cachot. Ces enfants sont maltraités dans la honte et le silence car le scandale ne sera révélé que des décennies plus tard.
Pour échapper à ça, Lily et Simon explorent les alentours et la nature devient leur refuge: oiseaux, forêt, mer, tout ce qui a trait de vie et de vitalité permet d'oublier pendant un temps le quotidien si sombre derrière les murs de l'orphelinat. Juste quelques minutes ou quelques heures, à l'heure des oiseaux. Douce mélodie apportant un peu de réconfort.
En parallèle de l'histoire de ces enfants, une narratrice plus âgée revient sur l'île de Jersey pour remuer le passé et comprendre ce qui est arrivé à son père dans ce pensionnat. Mais personne ne veut parler. Jersey conserve ses secrets bien enfouis.
Entre passé et présent, entre honte et beauté, entre horreur et musicalité, l'autrice nous propose une écriture à la fois lourde et poétique, sublimant ces enfants qui cherchent leur salut dans ce que la nature peut proposer de plus pur.
Une jeune femme de 40 ans se rend sur l'île de Jersey pour enquêter sur le passé de son père qui a été pensionnaire à l'orphelinat de la honte. Le brouillard se lève petit à petit sur l'histoire de son père et de Lily, pensionnaire également. Un récit tout en finesse et en tendresse. Encore un très beau roman de Maud Simonnot.
Des chapitres très courts, simple à lire, une lecture prenante où on alterne entre l’histoire de Lily qui vit dans un orphelinat dans les années 80 et l’enquête actuelle d’une femme sur le passé étouffant de cet orphelinat accusé de pédophilie et de violence envers les enfants, pour aider son père à retrouver la mémoire. Un livre poétique et terrifiant.
Je pensais que les oiseaux prendraient une plus grande place dans ce livre. Sinon, je n’aurais pas entrepris de lire cette triste œuvre qui se décline en deux temps. D’abord, le présent de la narratrice, qui enquête sur l’enfance troublée de son père, qui semble avoir tout oublié. Puis le passé, celui de Lily et du Petit, deux orphelins.
Ce roman est très poétique et d’une infinie tristesse. On s’attache très vite aux personnages. Il est très dur de ne pas le lâcher. L’atmosphère est remplie de nature, d’animaux et on s’extasie de la vision du monde aux travers des deux personnages principaux. L’écriture sublime permet de suggérer l’indicible sans qu’il soit décrit. Une magnifique lecture.
Récit inspiré de faits réels, nous oscillons entre le passé et le présent. Il y a de très belles scènes avec une nature omniprésente et majestueuse. Elles sont mises en parallèle avec la noirceur des traitements subis par les orphelins et les langues scellées des habitants. Je n'ai pas réussi à vraiment me mettre dans l'histoire, à ressentir pour les personnages.
Les orphelinats A Jersey dans les années 60. Pour comprendre une histoire personnelle (de son père), Une jeune femme décide d’aller enquêter à Jersey. Nous la suivons 1 chapitre sur 2, l’autre chapitre vous raconte l’histoire de 2 enfants sur place pendant ces années : Lily et le Petit.
L'histoire est très lourde et choquante mais les choix stylistiques, la façon de superposer les faits, et la manière de raconter l'histoire a tellement banalisé le tout. Il m'était impossible de m'attacher aux personnages ou à la narratrice. Potentiel perdu.
C’est un roman d’un poétique triste et dramatique sur les institutions de l’enfance qui vous harponne à ses pages et vous relâche seulement une fois l’histoire terminée.