« HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il ne faut plus se voiler la face. Il est à peine l'ombre de lui-même. Bientôt, on punira les enfants qui n'ont pas fini leurs devoirs en les obligeant à regarder les nouveautés. C'est ainsi, le plaisir est devenu une corvée. Si tu n'es pas sage, tu iras voir le dernier Ozon. C’est une morne plaine. Comment en est-on arrivé là ? » Éric Neuhoff livre un portrait sans concession du cinéma français actuel. Réalisateurs, acteurs, interprofession, nombreux sont ceux soumis à sa critique acérée. Nostalgique du cinéma des années 1960 et 1970, il déplore que celui d'aujourd'hui ne fasse plus rêver. L’écrivain voit rouge. Conservateur sentimental, il ne supporte pas qu’on saccage le patrimoine. On rit à chaque page, en même temps qu’on pleure de rage. Le Figaro. Neuhoff a le sens de la saillie et aime forcer le trait. Son style est celui d’un boxeur, as du crochet et du K-O debout. Le Point. PRIX RENAUDOT ESSAI. PRÉFACE INÉDITE.
Éric Neuhoff (born 4 July 1956) is a French novelist and journalist. He debuted in 1982 as a journalist at Le Quotidien de Paris and used a style nicknamed "néo-hussard", after the Hussards movement of the 1950s. He thus became associated with writers such as Denis Tillinac, Patrick Besson and Didier Van Cauwelaert, who debuted around the same time and used a similar style. He received the 1990 Roger Nimier Prize, and has received awards such as the Prix des Deux Magots, Prix Interallié and Grand Prix du roman de l'Académie française.
He has worked as a journalist and film critic for France Inter, Canal+ Cinéma and Madame Figaro. He co-wrote the screenplay for the 2001 film Savage Souls, directed by Raúl Ruiz.
Je ne sais pas comment ce texte affligeant a pu recevoir le prix Renaudot... enfin, notez, ils l'ont donné à Matzneff par copinage, donc tout est possible.
Pour en revenir à (très) cher cinéma français, malgré sa brièveté, j'ai eu énormément de mal à le terminer tellement ce livre dégouline d'amertume et de passéisme. Les (nombreux) passages sur les années 70 en mode "c'était mieux avant" m'ont fait penser à du Zemmour dans le texte. Évidemment, moi aussi, je pense que Truffaut, Deville et Sautet faisaient des chefs-d'oeuvre à cette époque, mais c'est oublier qu'il y avait aussi de (bien plus nombreux) nanars qui sortaient chaque semaine.
De la même manière, dire que toute la production française de nos jours (à l'exception des films de Lucchini, allez savoir pourquoi) est à jeter me paraît totalement ridicule.
On y ajoute une bonne dose de snobisme et de misogynie, les actrices prenant nettement plus cher que les acteurs (bien sûr, c'est toujours comme ça) et sans être particulièrement fan d'Isabelle Huppert, l'acharnement à son encontre dans ce livre m'a paru disproportionné et pour tout dire, embarrassant pour l'auteur.
Bref, passez votre chemin, il n'y a rien d'intéressant à retirer de cet essai.
Je n’ai jamais lu de livre sur le cinéma, donc je ne sais pas si ce que je raconte est accurate mais franchement ce gars était juste chiant, il radote sur le fait que le cinéma français était mieux avant et même s’il n’a pas forcément tord partout, il ne l’explique pas très bien, il fait des accumulations de connaissances les unes après les autres, ils décrit des scènes de films et c’est tout. Par moment, il a de bons arguments mais le problème c’est qu’il y’a 3 arguments pour 100 exemples. Et pas besoin de rabaisser autant le cinéma actuelle pour prouver que l’ancien était mieux. Il fait trop de généralité et tout le temps. En plus il a aimé Le Brio alors comment le prendre au sérieux svp. Et please c’est quoi cette obsession qu’il a avec Isabelle Huppert ?
prétentieux misogyne et simpliste au possible, lire une page équivaut à lire tout le pamphlet puisque ce n'est qu'une énumération de titres et acteurs qui ont marqué le cinéma français, en boucle - merci on a compris