Un soir, une jeune chienne, traînant une sale histoire avec sa chaîne brisée, surgit à la porte d’un vieux couple : Sophie, romancière, qui aime la nature et les marches en forêt et son compagnon Grieg, déjà sorti du monde, dormant le jour et lisant la nuit, survivant grâce à la littérature.
D’où vient cette bête blessée ? Qu’a-t-elle vécu ? Est-on à sa poursuite ?
Son irruption va transformer la vieillesse du monde, celle d’un couple, celle d’une femme, en ode à la vie, nous montrant qu’un autre chemin est possible.
Un chien à ma table relie le féminin révolté et la nature saccagée : si notre époque inquiétante semble menacer notre avenir et celui des livres, les poètes des temps de détresse sauvent ce qu’il nous reste d’humanité.
Je vous fais un résumé pour vous éviter de perdre votre temps à lire ce livre.
SPOILER ALERT, ça va être très court.
C'est l'histoire de Sophie, une écrivaine, qui vit avec son compagnon Grieg au fin fond des Vosges à proximité du GR5, dans une petite maison aux Bois-Bannis où ils sont en parfaite communion avec la nature. Un soir, une petite chienne au passé lourd et violent arrive à leur porte. Ils vont la prénommer Yes et celle-ci va se joindre à leur vie tranquille et isolée, en apportant un peu de joie dans leur quotidien. Voilà vous connaissez ce "roman" qu'est le prix Femina. L’histoire n’est pas plus développée que ça, le reste n’est qu’une ode à la nature, pendant 300 pages. Même l'écriture qui se veut poétique, n'est constituée que de phrases à rallonges qui s'étendent souvent sur plus de dix lignes.
De très belles pages sur la nature, le rapport au vivant, l’animalité, la vieillesse, l’amour. C’est un livre résolument éco-féministe, qui m’a fait penser à « Femmes qui courent avec les loups » dans la manière dont il a parfois résonné en moi. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, pas de fil conducteur, mais chaque personne aimant les animaux et questionnant son rapport au monde aura quelque chose à y puiser. Je vois mon rapport à mes chiennes encore différemment et plus fort après cette lecture.
Mon dieu que je me suis ennuyée. Des phases à rallonge qui se veulent poétiques, un récit qui part dans tous les sens et aussi une petite escroquerie dès le titre. Personnellement j'avais envie de plus de chien, mais cela parle davantage des arbres, des saisons, du temps qui passe, de la vieillesse que du chien. Le titre m'a enchanté et je pensais que tout tournerait autour de ce chien, mais finalement il n'est qu'un accessoire, un prétexte pour coucher sur le papier le récit écologique le plus ennuyeux jamais écrit.
Onlangs las ik “Mijn tijd in deze bossen” van Gaute Heivoll dat ik prachtig vind. Hoewel dit boek en “Een hond aan mijn tafel” heel ver uit elkaar liggen hebben ze toch die afzondering in de bossen gemeen. Hierdoor zullen ze voor mij altijd verbonden blijven.
Citesc pe-aici că multora nu le-a plăcut volumul ăsta. Pe mine m-a cucerit stilul molcom al autoarei, descrierile, viața de cuplu în etate a unui cititor avid și o scriitoare, micile experiențe în mijlocul pustietății și… cățeaua, care face subiectul cărții, apărută de nicăieri în viața acestor singuratici. E multă poezie în paginile acestei cărți care îți taie răsuflarea.
Ну добре, це книжка дійсно трохи дивна, але як книга в міру ексцентричної письменниці поважного віку (ровісниця Анни Ерно), яка з чоловіком проживає во французькій глибинці біля гор в лісу, тобто для мене все ok. Автофікшну українського взагалі мало, а у людей цього віку не існує, напевно, окрім щоденників Євгенії Кононенко, тож, можна сказати, що це було свіжо, як мінімум.
Ce bouquin est assez particulier, un peu poétique, mélancolique, bucolique et très étrange... Il ballote le lecteur d'une émotion à une autre au fil des pensées et du quotidien d'une écri-vaine d'un certain âge, Sophie. Celle-ci vit dans un endroit reculé, le Bois Banni avec son compagnon qui vit dans les livres, Grieg, et une chienne recueillie, Yes. Dans l'ensemble, son ode à la vie, à la liberté, à la nature et à la littérature me plaisent, mais les parties sur les atteintes à la vie sur terre et la fin qui fatalement s'approche pour chacun me foutent suffisamment le cafard sans ajouter les atrocités vécues par Yes.
Un libro en el que lo que pasan son las escenas que dibujan los árboles que rodean a la narradora, los pájaros que la sobrevuelan, la naturaleza que se consume y se calcina en el horizonte. Acoge a una perrita a la que llama Yes y descubre la vida y el mundo que pisa a través de ella, siguiendo los trazos que su trufa capta. Observa su cuerpo y el de su acompañante Greg consumirse y envejecer y aún así, gracias a Yes, descubre que sigue habiendo una vida que merece la pena ser vivida. Desaparecemos con el mundo, el mundo con nosotros, y este libro es una prueba de ello. Dicen que es un libro en el que no pasa nada, pero a mí me parece que pasan muchas cosas. Me ha parecido bellísima la forma en la que mira Claudie.
Na 10 bladzijden dacht: ik hou van dit boek! Zo vrolijk, zo vitaal. Na 40: dit is mijn lievelingsboek! Zulke mooie natuurbeschrijvingen. Maar langzamerhand zakte mijn enthousiasme weg. De vitale 80 jarige hoofdpersoon is voor mij niet echt te volgen, niet qua gedrag en ook niet qua opvattingen. En als dan ook een plot ontbreekt sijpelt de liefde de goot in helaas.
Couronnée par le Prix Femina 2022, Claudie Hunzinger a réussi avec ce roman, qui raconte la rencontre d’un chien errant avec un couple âgé vivant en marge du monde, un cri d’alarme écolo-féministe, mais aussi une belle déclaration d’amour. La nuit n’était pas encore tombée aux Bois-Bannis, le refuge de Sophie et Grieg, lorsqu’une ombre a pris l’apparence d’un chien errant, ou plus exactement d’une chienne. Sans doute affamée, elle n’a pas tardé à s’approcher. «La fuyarde avait pris la pluie avant nous, elle venait de la pluie, de l’ouest, et sentait le chien mouillé. J’ai cherché s’il y avait une plaque au collier. Au passage, j’ai scruté le pavillon de ses oreilles à la recherche d’une identité, d’un tatouage, de quelque chose, mais rien, sauf une tique que j’ai enlevée avec le crochet en plastique jaune toujours dans la poche de mon pantalon. La chienne se laissait faire. Je lui disais, je suis là, c’est fini, tout va bien.» Après avoir rapidement mangé et bu, la voilà pourtant qui prend la fuite. Elle n’a même pas le temps de répondre au nom que Sophie lui a trouvée, «Yes». Yes comme dans l’envolée de James Joyce, «Yes I said yes I will Yes». Mais ce n’est que partie remise. Il faut laisser à l’animal, dont on découvrira qu’il a été maltraité, le temps d’accepter l’hospitalité que lui offre Sophie. Le récit va alors prendre la forme d’une enquête – qu’est-il arrivé à la chienne, d’où vient-elle, que fuit-elle? – et d’une quête, celle qui lie l’homme – ici plus exactement la femme – à l’animal. Yes est adoptée, partage le quotidien de Sophie et Grieg et les accompagne dans leurs excursions au cœur d’une nature menacée. Ce dernier formant sans doute le cœur du livre. La menace plane en effet sur ces pages, celle d’un environnement qui n’est plus préservé, celle aussi qui accompagne la vieillesse avec laquelle le couple doit composer. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la venue de Yes est d’abord l’occasion pour Sophie de retrouver une vitalité assoupie, d’interroger sa vie de couple, de repartir explorer son environnement. Conjuguant «l’énergie pure» de Yes et son corps «vieil arbre qui avait perdu le sens de l'équilibre, un peu vacillant, mais avec encore de l'imagination et un reste d'énergie», elle retrouve le goût de ,se tailler vite fait». Quand Grieg se réfugie dans les livres, Sophie préfère «lire le dehors» et comprendre ainsi «qu'on n'est pas emmurés dans notre espèce, une espèce séparée des autres espèces, différente mais pas séparée, et que faire partie des humains n'est qu'une façon très restreinte d'être au monde. Qu'on est plus vaste que ça.» Claudie Hunzinger trouve alors une langue d’une grande poésie pour accompagner ses escapades. Elle convoque tous les sens pour dire les bruits et les odeurs, les couleurs et les saveurs dans un foisonnement charmant. En courts chapitres, elle tente de conjurer un double compte à rebours funeste, celui qui a été déclenché par le réchauffement climatique – et peut-être bien avant – et celui qui rapproche les humains de leur fin. «Le pire pouvait arriver d'un instant à l'autre. Il était déjà là. On s'était soudain retrouvés dans un temps de charniers humains, animaux, végétaux, comme toujours, mais en accéléré. Un temps d'effroi global. Qui pouvait y échapper? Personne ne pouvait y échapper.» Alors il reste le bonheur d’être au monde.
Pour les amoureux des animaux et de la nature, ce livre pourrait vous plaire!
J’ai beaucoup aimé les passages avec le chien, c’était brillamment décrit. On sent tout l’amour qu’a l’autrice pour cette bête à poils et étant moi-même une amoureuse des chiens, ces passages me faisaient sourire.
J’ai aussi beaucoup aimé qu’on soit avec des personnages vieillissants, on en retrouve trop peu dans les romans. D’ailleurs la relation de Sophie avec son compagnon de toujours m’a touchée.
Bon, je suis très positive jusqu’à maintenant, mais je dois ajouter qu’il y a aussi eu des passages qui m’ennuyaient. Donc pas parfait, mais de manière générale, une très belle histoire.
I am quite mixed about Un chien à ma table... It was really enjoyable and written in detail, something I normally appreciate. Nonetheless, I found it maybe a bit bourgeois on some sides... not the snob kind of way but it is maybe not completely accessible if you don't have all the references mentioned. At the same time, I was really touched by this conception of a couple and this new point of view on the old age. Furthermore, the relation between nature and the principal character spoke to me.
Als ik een boek uit het Frans vertaald lees, ben ik altijd wat ontgoocheld. Ik vind de tekst vaak wat te vlak, de zinnen te eenvoudig, de taal weinig literair. Ik verwijt dat nooit de vertaler, maar ik durf het ook zelden de auteur helemaal toe te schrijven. Recent vond ik maar weinig diepgang in Nothomb, Ernaux kreeg me helemaal niet mee, Édouard Louis vond ik totaal overroepen en Modiano lees ik louter als luchtig tussendoortje. Twijfel of ik niet terug in het Frans moet gaan lezen of de Franstalige literatuur aan me laten voorbij gaan. Tot ik deze vertaling van Un chien à ma table las. Mooi, verfijnd en doordacht. Heeft Martine Woudt, de vertaalster, haar literair talent in deze tekst gelegd, of heeft zij een literaire tekst met kunde vertaald - ik weet het niet. Hunzinger hoefde me niet meer te overtuigen een stapje opzij te zetten, om wat vaker los te komen van de wereld en verbinding te zoeken met de natuur. Daar had ik dit boek niet voor nodig. Woudt wist me meer te overtuigen, namelijk om Franstalige literatuur, al dan niet vertaald, te blijven lezen.
Sans être à 100% sure d’avoir tout saisi, il faut avouer que ma lecture a quand même su me toucher, de manière très délicate je dois dire. Lire sur la vieillesse, de Sophie et Grieg mais aussi et surtout sur toute l’expérience « animale » de Sophie a été une sorte de privilège, adopter un point de vue qui sort du sien et nous apporte un peu de lumière l’étant toujours. L’arrivée de Yes symbole notamment de renaissance chez Sophie qui semblait peiner alors un peu. C’est aussi leurs regards (différents) portés sur le dépérissement (la fin presque !) de notre monde qui ajoute une touche très actuelle au récit. Au final, je dirais volontiers que l’ouvrage était contemplatif dans sa forme tout en étant novateur, pour moi, dans son fond (il reste probable qu’il faille juste que je lise plus 😅).
Écriture incroyable. Livre eco féministe intéressant. Un peu long parfois. Cela ressemble à un journal intime avec toutes les pensées : les concrètes du quotidien et celles qui nous échappent avec leurs bizarreries.
Poétique mais pas forcément la rencontre dont j’avais besoin à ce moment (car on ne peut nier qu’on peut lire un bon livre à un mauvais moment). Ça m’a fait du bien de lire un livre du point de vue d’une femme âgée, de sentir le monde qui change et qui se bat mais à distance. C’est une belle ode à la nature, mais j’ai de nouveau eu cette impression de remplissage, des paragraphes un peu incongrus, qui n’apportent pas…
J'ai eu envie de lire ce livre car il a reçu le prix fémina et que le résumé parlait de nature et de la rencontre avec un chien mais je l'ai trouvé assez inintéressant. Le style n'est pas agréable à lire avec de longues phrases de plusieurs lignes où l'autrice se perd dans ses réflexions philosophiquo-sociétales et l'histoire n'est pas passionnante. J'ai eu bien du mal à finir ce livre.
Putain. Ce livre est IN-SUP-PORT-ABLE. J’ai moins de confiance dans le prix Femina maintenant.
Le style est horriblement affecté, la narratrice prétentieuse, se croyant meilleure que tout le monde. Ses pensées veulent être profondes mais n’y arrivent pas. Sophie est le modèle d’une bourgeoise qui agit d’une manière performative. Aucun page m’a fait penser. J’ai gaspillé mon temps et mon argent.
Je m’attendais à un huis-clos tendre et comique entre une vieille dame et son chien, c’est en fait plutôt un long fil décousu poétique sur la vie recluse de deux intellectuels fuyant le monde, installés aux Bois Bannis. Envolées de mots, éloges à la nature dans lesquels on se perd. J’ai trouvé la lecture fastidieuse.
La prose est belle mais l’auteure nous perd dans d’innombrables tournures de phrase.
Très décevant, intrigue inexistante. Livre dit « ode à la vie » je dirai plutôt « ode à la mort ». Un esprit très négatif tout du long, cela ne vaut pas le coup.
Ps : Mes chères amies ont du lire le livre à haute voix pour m’aider le finir.
#Unchienàmatable #NetGalleyFrance 4,5/5 Merci avant tout à Netgalley France et aux Éditions Grasset pour m'avoir permis de lire ce livre. Je découvre avec ce livre la plume de Claudie Hunzinguer poussée d'abord par une amie qui n'a cessé de m'en parler, et surtout sa présence dans les sélections de trois prix littéraires Renaudot, Médicis et Fémina 2022. Une écriture très poétique, travaillée, très visuelle, avec de nombreux rapports avec la nature, les fleurs. Une grande connaissance des plantes est indéniable. Roman ou autofiction, l'histoire raconte la vie retirée du monde, d'un couple vieillissant, lui désireux de rester en dehors du monde, à l'intérieur de ses livres, elle plus sauvage, à l'affût des pertes, des changements de ce monde à cause de l'homme et de ses irresponsabilités. Un jour, un chien se présente à leur porte, une jeune chienne, très certainement violée, ou maltraitée par un zoophile, maigre, affamée. Elle repartira, pour ensuite plus tard revenir, et doucement, elle se posera à leurs côtés. D'abord à côté de Sophie, puis à côté de Grieg. Comme une parenthèse de vie à trois, où chacun protège les autres, sans les perdre de vue. Lui grand lecteur, elle écri-vaine comme elle se définit, sorte de portrait de l'auteure elle-même et de son compagnon. Tentative de repli sur soi-même pour échapper à la folie du monde, qui pour Sophie se soldera en fait par une volonté quasi-animale d'observation de la nature d'abord, puis de tout être humain, ou tout animal passant près de leur demeure. L'un des thèmes est celui de la langue, celle écrite où se réfugie Grieg, celle de Yes qui tente de comprendre peut-être les verbiages de Sophie, celle de Sophie qui tente de comprendre le monde et son changement pour pouvoir le décrire, le rendre visible à travers ses mots d'écri-vaine. Un autre thème fort est celui de l'amour, celui de la vie ensemble. La vie ensemble de plusieurs êtres, de la perte de soi, en vivant ensemble, de l'ensauvagement de Sophie, elle qui a souffert de solitude, de la volonté de Grieg de se réfugier dans les livres lui qui rêvait de voyages et d'aventures. Le thème de l'isolationnisme, du survivalisme est abordé, avec ses ombres et ses lumières, avec ses incohérences, et ses bonnes idées. Pas de réponse sur quoi faire face au changement du monde, juste cette phrase superbe : "l'absurde est beaucoup trop léger pour les humains." Et le rideau de ma chronique se baisse sur la chanson de Dominique A, les éveillés, citée en toute fin du livre, où se trouve cette phrase magnifique : "Nous n’avons pas le droit de nous perdre de vue". Un très beau livre qui met l'accent sur ce que nous ne devons pas perdre de vue.
Thank you above all to Netgalley France and to Éditions Grasset for allowing me to read this book. I discovered with this book the pen of Claudie Hunzinguer, first pushed by a friend who has not stopped talking to me about it, and especially its presence in the selections of three literary prizes Renaudot, Médicis and Fémina 2022. A very poetic writing, worked, very visual, with many reports with nature, flowers. A great knowledge of plants is undeniable. Novel or autofiction, the story tells the life withdrawn from the world, of an aging couple, he wanting to stay out of the world, inside his books, she more wild, on the lookout for losses, for changes in this world because of man and his irresponsibilities. One day, a dog shows up at their door, a young bitch, most likely raped or mistreated by a zoophile, skinny, hungry. She will leave, and then later come back, and slowly, she will settle by their side. First next to Sophie, then next to Grieg. Like a parenthesis of life to three, where each one protects the others, without losing sight of them. He is a great reader, she is a writer-vain as she defines herself, a sort of portrait of the author herself and her companion. An attempt to withdraw into oneself to escape the madness of the world, which for Sophie will in fact result in a quasi-animal desire to observe nature first, then any human being or animal passing near their home. One of the themes is that of language, the written one where Grieg takes refuge, that of Yes who tries to understand Sophie's verbiage, that of Sophie who tries to understand the world and its changes in order to be able to describe it, to make it visible through her words as a writer-woman. Another strong theme is that of love, of life together. The life together of several beings, the loss of self, living together, the impoverishment of Sophie, she who suffered from loneliness, the desire of Grieg to take refuge in books he who dreamed of travel and adventure. The theme of isolationism, of survivalism is approached, with its shadows and its lights, with its inconsistencies, and its good ideas. No answers on what to do about the changing world, just this superb phrase: "the absurd is far too light for humans." And the curtain of my review comes down on Dominique A's song, Les éveillés, quoted at the very end of the book, where there is this magnificent phrase: "We don't have the right to lose sight of ourselves." A very beautiful book that emphasizes what we must not lose sight of.
Ce roman m'a tout de suite intéressée par son résumé, je l'ai trouvé captivant, j'avais envie de suivre l'histoire de cette chienne qui arrive chez un couple. Je n'avais encore jamais lu de roman de Claudie Hunziger, bien que j'en ai déjà entendu parler. C'était donc le bon moyen de la découvrir.
Je ne vais pas vous détailler l'histoire. C'est une lecture qui se vit, je pense que chaque lecteur aura un ressenti différent et une façon de voir selon son propre vécu, son âge, etc...
Il faut juste savoir que l'on va suivre un couple d'octogénaire, Sophie et Grieg. Ils ont fait le choix de vivre dans un endroit reculé, au milieu de la forêt, qui porte bien son nom, les Bois-bannis. Sophie se sent parfois, elle aussi, bannie de la société. Mais elle aime la solitude, là où elle vit. Un soir, le quotidien de ce couple va être transformé par l'arrivée d'une petite chienne, Sophie a vu des phares de voiture, avant l'arrivée de la chienne. Cela semble être un abandon ou la chienne s'est enfuie. Sophie découvre des lésions sur l'animal, elle aurait été violentée et aurait sûrement été violentée par son ancien maître. Sophie va soigner et s'occuper de cette chienne qu'elle décide d'appeler Yes.
On va donc suivre le couple dans leur vie quotidienne, avec Yes. Cela va être une belle histoire d'amitié et de confiance entre Sophie et la chienne. Yes va changer la perception du monde de Sophie. J'aurais peut-être aimé que l'on en apprenne un peu plus sur l'histoire de Yes, savoir d'où elle vient. Mais cela ne m'a pas plus dérangée que cela. Beaucoup de beaux sujets sont abordés ici au travers de la chienne et du couple. La vieillesse a une place importante avec tout ce qu'elle comporte de désagréments mais aussi avec la sagesse qu'elle amène dans les réflexions et dans les actes. C'est aussi une histoire d'amour d'un couple qui n'est plus le même qu'à ses débuts. Et c'est aussi une véritable ode à la nature, à sa beauté, à tout ce que le monde veut démolir, et tout ce qu'il faut préserver. Ce n'est vraiment pas une simple histoire entre un chien et son nouveau maître, c'est bien plus que cela.
J'ai beaucoup aimé tous les messages que transmet l'autrice au travers de ses personnages. Claudie Hunziger a une écriture très imagée, elle représente les lieux, les faits, avec beaucoup de précision sans pour autant être trop lourde dans le style. Elle a une écriture très poétique, dans ses descriptions, elle retranscrit à la perfection les sentiments, les joyeux comme les plus tristes. On sait peu de chose sur le passé de Grieg et de Sophie. Peut-être en apprend-on un peu plus sur Sophie que sur Grieg. Cela permet de mieux comprendre le caractère. Ce que ne manque pas d'avoir Sophie d'ailleurs.
Je me suis vite attachée à Sophie. Je n'ai pas le même âge qu'elle, mais j'ai les mêmes préoccupations qu'elle par rapport au vieillissement, je veux essayer de garder ma mobilité le plus longtemps possible. Je me suis donc un peu retrouvé en elle. La narration à la première personne rend cet attachement plus important. Elle m'a permis de rentrer dans la tête du personnage, de vivre les même événements au plus près d'elle. J'ai ainsi pu ressentir ses émotions, et elles sont nombreuses. Le style de Claudie Hunziger est très bon. Le livre s'est lu assez vite, même si j'ai rencontré quelques longueurs dues surtout au mode contemplatif que prend certaines fois l'autrice pour détailler un lieu ou un fait. Mais cela ne m'a pas empêchée de ressentir de la satisfaction avec ce livre.
Cette histoire n'a pas un fil conducteur bien défini, il est plutôt écrit comme une sorte de journal où l'on suit chaque jour le quotidien de Sophie et Grieg.
Je suis très contente d'avoir fait la découverte de la plume de Claudie Hunziger. J'aime beaucoup sa façon de raconter une histoire. Je la lirai à nouveau avec plaisir, j'ai déjà noté dans ma wishlist d'autres romans, notamment "La langue des oiseaux" et "Les grands cerfs".
Je ne peux que vous recommander ce roman, notamment pour tous les beaux messages sur la vie qu'il délivre
Finish date: 22 November 2022 Genre: novel (300 pg) Rating: C- Review: Un chien à ma table (ISBN: 9782246831631)
Good news: Short listed for not just one...but three prestigious French Literature prizes this year: des Prix Renaudot, Femina, et Medicis. After reading the book...I don't think it will win, unfortunately.
Good news: Chapters describing SIMPLE daily actions of elderly people ...with such care to movements and gestures: shrugs, nods, sagging shoulders, husband and wife walk together...like 2 monks in 1 pair of sandals. ...getting out of bed...legs danging about the floor ...wearing "mes grolles magiques" (magic "sturdy" shoes with rubber sole) ...putting on some make-up, it is all just a fantasy ...going up the stairs without missing one ...going down the elevators without losing balance ...crossing the street quickly to catch the green light
Bad news: The book is too long. 300 pages about connecting with nature, walking the dog, hugging her donkey, watching the larvae of certain beetles as they tunnel and feed under the bark in living wood. All this and don't forget...she coats it with a "académique, et philosophique" sauce. #Overwhelmed
Personal: Best part of the book came early! Chapter 7 almost moved me to tears......just 23 sentences but they sum up what many elderly people feel looking back on their lives. The book starts with a very good 'hook': a writer in her 80s observing the effects of ageing rather than regretting getting old. She embraces it! The dog is a touching element...but after 200 pages I was drifting off the narrative. Ms Hunzinger is a woman of nature, poetry and interested in the changes in society. The scope of the book was beyond what I could manage in French. I was just settling in about her loving marriage with her husband...then we were discussing he favourite Alpine walking boots...her "grolles". Nice for those who like this type of musings just not captivating enough for me and a 300 page book.
Une histoire très (trop) calme d’un vieux couple (vieux par l’âge mais aussi par le temps qu’ils sont déjà en couple) vivant un peu reclus dans une cabane, il lit, elle écrit, ils s'aiment mais sans amour physique, ils passent la plupart de leur temps sous le même toit mais séparés, enfin en attendant la mort... L’histoire est racontée par la vielle femme, Sophie. Un jour, une chienne apparaît de la forêt avec des blessures suite à un abus sexuel, elle se laisse nourrir et nettoyer et disparaît de nouveau, mais revient après un moment pour rester.
Il y a de diverses allusions ou prémonitions un peu partout, mais souvent sans nommer du concret, p.ex. « Je ne supportais plus d’avoir la tête empestée de la mort que j’avais semée », une pensée de Sophie, sans qu’elle ne revienne jamais à ce qu’elle aurait fait… Dans son récit, l’autrice (ou Sophie) fait augmenter une tension, une attente de quelque chose d’horrible qui va se passer (qu’on cherche la chienne, que Grieg meurt, qu’une tempête détruit la cabane, que les esprits des anciens habitants de la cabane se manifestent, qu’un randonneur ou des groupes de randonneurs en passage leur veuillent du mal…), mais finalement, à part la mort naturelle de la vieille ânesse, rien de tout de cela se passe jusqu’à la dernière page. La vie des deux humains et de la chienne s'écoule ainsi, tout simplement, et j’avoue que j’ai trouvé un peu lent pour 200 pages.
Oui, il y a des descriptions de nature, de changements de la nature pendant les mois, les observations sur la chienne mais aussi sur le vieillissement du couple, l’histoire du lieu, des souvenirs de l’enfance de Sophie. C’est riche en réflexions. Mais lent en ce qui se passe dans l’histoire.
Je crois que l’autrice avait l’intention de faire une parallèle entre les changements dans la nature, les catastrophes qu’on puisse attendre mais qui souvent n’arrivent pas ou sont moins graves qu’attendu avec le vieillissement. Mais je ne suis pas sûre si cela arrive à porter sur 200 pages, en tout cas pas pour moi.
Claudie Hunzinger – Un chien à ma table – aux éditons « J’ai Lu » – 288 pages – 2023| Recommandé par @Fandol & @Cancie Bonjour les Phoenix en Chocolat !! : -)… Comment ça va ?! J’espère vous trouver bien chez vous & en bonne Santé. C’est l’histoire d’un vieux couple qui va peut-être pouvoir se renouveler... Alors qu’ils se trouvent en Voiture, Grieg et son épouse, Sophie, tombent sur un chien qui semble n’appartenir à personne, qu’ils adoptent et appellent "Yes". Parce qu’ils on entendu quelque chose à la radio ou un fait à consonance similaire… Ces personnes sont âgées, et le texte ne raconte vraiment pas grand-chose d’extraordinaire, dans le sens « qui sort de l’ordinaire » c’est l’amour fou de Sophie pour « Yes » Le Chien, d’ailleurs le Livre s’appelle bien « Un chien à ma table » donc le sujet du livre définit par le titre c’est « Un chien » (« Yes »). Qui plus est, un chien qui prend une place folle « Sur la table » Moi, je trouve ça un peu bizarre/disproportionné. A vous de voir si vous avez envie de vous taper presque 300 pages sur les aventures d’Un Chien et de sa vieille Maîtresse (moi je l’ai fait pour vous !! xd). Sauf si bien sûr, vous êtes une vieille maîtresse et que votre Chien est tout pour Vous… C’était déjà relou (Mais plus larmoyant ? Cela dépend des auteurs…) avec un chat, mais avec un chien… Le chat est un animal plus profond, il nous fait passer par tout un panel d’émotions. Après, le chien, voilà, il est gentil, plein d’énergie, affectueux et fidèle et voilà pour les trois quarts des chiens on a tout dit x-)… Cependant je conçois qu’on puisse trouver ça mignon, et ça « compense » un peu pour celles et ceux qui ne peuvent pas avoir d’animaux (propriétaire, allergie… Ou tout simplement pas d’argent !!)… Bon Jeudi à tout.e.s !! Phoenix