« Madame, Je me permets de vous écrire suite à notre rencontre de l’autre soir. Il me semble que c’est à vous, pardon si je n’en suis pas certain, que j’ai il y a des siècles expédié ce message. Si c’est le cas et si vous vous en souvenez, je vous prie de m’en excuser. C’était un geste de jeunesse irréfléchi et stupide et je ne pensais pas un mot de ce que j’y exprimais. L’autre soir je l’ai bien compris, dès que je vous ai vue assise, vous n’êtes pas celle que je supposais. Avec mes salutations théâtrales, non, avec mes salutations plus distinguées, non les meilleures, non les plus cordiales, non. Avec mes salutations, T. »T est un comédien célèbre, Efina une de ses admiratrices. Une lettre qu'ils avaient tous deux oubliée les pousse à s'écrire et à se revoir. Ils entament alors une liaison faite d'attirance et d'éloignements qui les obsédera toute une vie.Collection Blanche
Noëlle Revaz, née en 1968 à Vernayaz dans le canton du Valais, est un écrivain suisse d'expression française. Son premier roman Rapport aux bêtes, publié en 2002 aux éditions Gallimard et qui obtient plusieurs prix littéraires dont le Prix Schiller, et le Prix Marguerite Audoux, est traduit en allemand, en anglais, en italien et en finois.
Romance charnelle entre deux êtres: T et Efina. Ils cherchent l’Amour mais n’y parviennent pas.
J’ai été peinée et étonnée de voir tant de commentaires si négatifs voire méchants concernant l’oeuvre, de la part de lecteurs du dimanche. Je me dois donc de réajuster la balance de critiques, car j’ai aimé ce roman innovant.
Certains commentaires néfastes évoquent leur haine envers les personnages égoïstes et insensibles. Mais aussi envers un style d’écriture jugé trop simple et répétitif. C’est justement ce qui m’a plu. En effet, d’abord les personnages bien que différents voire opposés de moi étaient intéressants. T, homme manipulateur, image égoïste de l’homme. Efina quant à elle cherche l’homme de ses rêves a travers de nombreuses conquêtes et une vie banale à laquelle on peut simplement s’identifier.
Leur relation touchant de l’ineffable était folle. Deux personnages qui malgré les années se retrouvent à chaque fois. Le style d’écriture simple et répétitif contraste bien avec l’histoire folle des deux personnages; ce qui engendre un effet étrange, mais beau. Deux personnages que tout opposent mais qui sont des aimants. Finalement, au bout de l’histoire on ne sait presque rien d’eux. On pourrait croire à un commérage entendu grâce au voisinage évoquant une relation passionnelle d’une vie entre deux personnes. Cette une histoire folle mais banale qui pourrait arriver à tout le monde, l’histoire du coup de foudre. Les deux me font presque même penser a tristan et yseult, se retrouveront ils a la mort d’efina?
Le style simple de l’autrice a, j’ai trouvé été un choix judicieux pour cette histoire. En effet, sans être pompeux (ce qui est agaçant au possible au passage) il permet au lecteur de s’identifier clairement a la vie des personnages car simple. Le style répétitif était aussi un pari risqué mais que jai aimé. Effectivement, il créer un effet de routine comme celle observée dans la romance des personnages qui devient habituelle, une routine.
Courte romance d'une écrivaine méconnue, je me suis lancée dans la lecture d'Efina de Noëlle Revaz avec une grande curiosité. Mais j'ai été très déçue par ma lecture.
Nous y suivons deux personnages, T. et Efina, qui vont passer leur vie à se tourner autour, avoir des petites liaisons, se séparer puis se retrouver. J'ai détesté ces personnages, étranges et très égocentriques, agaçants. Les passages qui ont présenté le plus d'intérêt à mes yeux étaient consacrés au métier de comédien de T.: le lien avec la scène et les artistes, la notoriété, la compétition, les répétitions. La vie d'Efina ne présente que peu d'intérêt, elle connaît plusieurs histoires d'amour qui finissent presque toutes de la même manière. Elle est insensible et superficielle.
L'intrigue est très répétitive, le style de l'auteure original, mais ça ne l'a pas fait du tout avec moi. La "romance" présentée, relation essentiellement charnelle, est atypique, peu réaliste. Nous suivons la décrépitude des protagonistes dans ce récit intimiste qui présente beaucoup de longueurs.
A la lecture de ce roman, j'ai eu la désagréable impression que l'auteure voulait absolument être originale, sauf que pour moi, ce n'est pas le principal, ce qui compte avant tout, c'est l'émotion.
J'ai apprécié le début du livre, vraiment. Je lisais attentivement, j'ai été happé par la narration qui me paraissait plutôt originale et rafraichissante. Seulement, au bout de cent-vingt pages, c'est devenu très répétitif (comme un autre commentaire dit ; les constructions de phrase tournent vite en rond), et les personnages deviennent lourds. T ne me plaisait déjà pas au début, mais au fur et à mesure, il m'est apparu comme imbu de lui-même et au final, c'est un petit garçon qui ne sait pas ce qu'il veut. J'ai beaucoup apprécié le personnage d'Efina, mais la fin est très centrée sur T (avec l'histoire du metteur en scène...), donc j'ai été déçu de sa presque absence sur les dernières cinquante pages.
Je suis toutefois heureux d'avoir découvert une autrice de notre joli petit pays. :)
I really struggled with this book. Sometimes it was great. Other times it just rambled on and on. The main character T annoyed me. He's pompous and doesn't value women.
The story was portrayed to me as a love story. Maybe, maybe not. If you decide to pick it up, let me know what you think.
T. et Efina, un acteur et son admiratrice, un homme et une femme qui ne cessent de laisser passer leur chance d’un bonheur ensemble, qui se cherchent et se fuient, qui ne cessent de s’oublier sans y parvenir, un homme et une femme qui s’aiment sans jamais l’admettre. [Ou comment résumer une grande partie de ce roman en trois lignes]
Le thème présenté ci-dessus n’est pas nouveau, de même que l’exploitation stylistique qui en est faite : dans la veine désabusée et « réalistico-pessimiste » si commune aujourd’hui. Malheureusement pour moi, ce genre d’intrigue a tendance à rapidement m’agacer, et j’ai la plupart du temps ce genre d’ambiance romanesque en horreur. De plus, je n’ai pas du tout aimé le style de l’auteur que je trouvais trop brut et simpliste : le livre se déroule tout d’une traite, sans aucune division en partie/chapitre/etc., les lettres qu’échangent les personnages ne sont distinguées par aucun signe graphique et se suivent après un simple retour à la ligne, et les constructions de phrase sont répétitives et simplistes (Efina/T. + verbe + complément minimal, trop souvent à mon goût). Cette forme est peut-être voulue par l’auteure et l’éditeur, mais je la trouve trop « brute » et pas assez travaillée, au moins au niveau de la mise en page.
Definitely recommend the Seagull Books' english translation of this book. It was very fast paced and then slow paced and then fast paced again, the way a screenplay sometimes is in romantic drama movies (wink wink).