Loin d’être le remède miracle aux crises auxquelles nous faisons face, la croissance économique en est la cause première. Derrière ce phénomène mystérieux qui déchaine les passions, il y a tout un système économique qu’il est urgent de transformer. Dans cet essai d’économie accessible à tous, Timothée Parrique vient déconstruire l’une des plus grandes mythologies contemporaines : la poursuite de la croissance. Nous n’avons pas besoin de produire plus pour atténuer le changement climatique, éradiquer la pauvreté, réduire les inégalités, créer de l’emploi, financer les services publics, ou améliorer notre qualité de vie. Au contraire, cette obsession moderne pour l’accumulation est un frein au progrès social et un accélérateur de l’effondrement écologique. Entre produire plus, et polluer moins, il va falloir choisir. Choix facile car une économie peut tout à fait prospérer sans croissance, à condition de repenser complètement son organisation. C’est le projet de ce livre. Explorer le chemin de transition vers une économie de la post-croissance . Timothée Parrique est chercheur en économie écologique à l’Université de Lund, en Suède.
Este es un libro que las personas dedicadas a economía (que buscan alternativas), quienes defienden derechos humanos y quienes se dedican a la protección o conservación ambiental pueden encontrar enriquecedor leer.
Tout d’abord, je ne conteste pas les bases de ce livre : - il n’est pas raisonnable d’accroître la production à tout prix au mépris des limites planétaires - dans nos sociétés capitalistes, les niveaux d’inégalités entre pays et entre individus sont non soutenables - il est sain de remettre en question le dogme néoclassique de l’économie Cela dit, j’ai trouvé les arguments de Timothée Parrique trop superficiels et je ne suis pas ressortie convaincue de ma lecture.
Les grands absents de ce livre : - les pays en voie de développement. Au chapitre 8, il est mentionné « Réduire la production et la consommation en France pour ceux qui peuvent se le permettre, oui, mais pas à Madagascar ou en Syrie. ». Quelles sont donc les préconisations pour Madagascar et la Syrie ? Et la Chine, l’Inde, le Brésil ? C’est le développement de ces pays qui conditionnera nos émissions dans les décennies à venir. - un calendrier clair ou au moins une échelle de temps pour les changements radicaux de société qui sont proposés. Combien de temps pour convaincre la majorité qu’il faut changer ? Combien de temps pour mettre en œuvre les éventuelles décisions ? Est-ce compatible avec l’urgence climatique ? (Cet argument est balayé dans le chapitre 8, mais ça me paraît un vrai problème). Dans l’analyse du passé, l’échelle de temps n’est pas non plus clarifiée : l’obsession pour la croissance de la production daterait des années 1960, mais quid de la révolution industrielle du XIXème siècle, ou même de la révolution néolithique ? - des exemples concrets et bien documentés de mise en œuvre des méthodes proposées à grande échelle et leur retour d’expérience. Le communisme a expérimenté la collectivisation durant de nombreuses années et de nombreux pays. Pourquoi ça n’a pas marché ? Qu’est-ce qu’on doit faire différemment ? Le taux de croissance du PIB du Japon a été quasi nul ces 30 dernières années. Quelles sont les conséquences ? Est-ce un bon exemple à suivre ? - une discussion de l’impact de l’augmentation de la population mondiale. Comme les développement des pays du Sud, c’est un facteur très important pour les prochaines décennies. Comme souvent, on passe ce sujet délicat sous le tapis…
Il y a aussi des sujets sur lesquels l’auteur manque d’honnêteté intellectuelle : - on compare une société capitaliste actuelle (sans amélioration) avec une société décroissante utopiste où tout est rose - la population est à la fois l’esclave de la publicité et assez mature pour décider en commun le niveau et le type de production respectant la planète
En conclusion : un livre intéressant mais on reste sur sa faim.
Lecture enrichissante, beaucoup d'idées pertinentes et inspirantes qui donnent des pistes pour repenser notre système économique et l'organisation de nos sociétés. Quelques passages un peu boring avec des revues de littérature à rallonge et pas mal de redites entre les chapitres.
Ce livre est la parfaite continuation de mon processus de prise de conscience écologique. J'ai commence par une Fresque du Climat (maintenant animateur), le livre de Pablo Servigne "Comment tout peut s'effondrer", la BD de Jancovici-Blain "Le Monde sans Fin" puis tout s'enchaine dans cette soif de savoir et de connaissance. Parmi toutes ces lectures, "Ralentir ou périr" de Timothee Parrique m'a profondément marqué. Je dois sincèrement lui dire un grand merci pour son travail. Par ceci, j'entends déjà son talent pour a la fois rassembler de nombreuses sources scientifiques (tellement de sources, références et liens dans ce livre !) et d'écrire un livre accessible a tous (pas de langage technique inutile, des idées claires exprimées par un esprit clair). Comme dirait Einstein, quand on comprends bien quelque chose, on l'explique bien. Ce livre est clairement une très bonne introduction pour les novices de la decroissance. J'ai pris tellement de note ! Mais cela ne suffit pas: je lui dois un grand merci car Timothee Parrique m'a ouvert les yeux. Je doutais souvent de la faisabilité d'un avenir meilleur, du "possible". Je coinçais sur la question "Maintenant que je sais, que puis-je faire ?". Timothee Parrique m'a donne de nouvelles cartes (et d'autres aussi), il m'a ouvert un nouveau champ des possibles, un nouveau récit, vers lequel je me dirige pas a pas, pour "bifurquer", "déserter", "décroître". J'ai désormais espoir : Nous pouvons ensemble décider que demain sera meilleur. Nous avons la capacité humaine, sociale et technique d'organiser ces changement, nous pouvons faire les choix d'une société soutenable, écologique, sociale, conviviale, et profitable a tous. Il y a tant de possibilités, d'idées, de propositions, tellement a faire dans ce monde ! Le défi reste de mettre tout cela en place le plus vite possible et de manière harmonieuse, et je l'accepte !
Un très bon livre de vulgarisation, facile à lire et dont les blagues et comparaisons permettent d'alléger le sujet un peu plombant ! A lire absolument pour mieux comprendre ce qu'est la décroissance, pourquoi la croissance n'est ni soutenable ni bénéfique et enfin pour, après avoir "décoloniser l'imaginaire" de la croissance, se construire un autre imaginaire.
Degrowth is a crucial concept in modern economics. The status quo since WWII has been that we need more, more, more to have a successful society.
It goes without saying that the mentality of infinite consumption does not lead to a fruitful life. Financial wealth increases happiness to a certain point, then plateaus. This trend is observed everywhere in the world - trees grow to a certain height, people grow to a certain height, bacteria grow to a certain population, why would our economy - modeled after our biological and social needs, not be the same?
Slow Down or Die makes a persuasive case for degrowth at a macro level and at a personal level. I would recommend this book to anyone who feels like they are always chasing more - more income, more house, more cars, more clothes, more consumables, but doesn’t ever feel satisfied. This book makes a case that the current economy is guaranteed to make us feel that way through excessive unwanted advertising for useless products and planned obsolescence.
My critiques of this book are 1) the construction of the book makes it somewhat tedious - there is a large section addressing the history of degrowth and the viewpoints of specific named critics, which felt very academic, and 2) there was a substantial amount of repetition of concepts and statistics regarding wealth distribution, could have been more concise.
That said, I think this book is important to read for those in hyper-consumer cultures. You don’t always need more. You just need enough. My favorite quote from this book is attributed as Native American proverb by the author: “When the last tree is cut down, the last fish is eaten, and the last river is poisoned, you will realize you cannot eat money.”
Superbe lecture et condensé de la pensée sur la décroissance de ses débuts (qui ne sont pas si recent) à aujourd'hui.
De quoi déconstruire beaucoup d'idées et montrer par les preuves que la croissance n'est plus du tout nécessaire depuis déjà des années et qu'elle est aujourd'hui bien plus préjudiciable que bénéfique.
Livre contenant des notions économiques mais très compréhensible tout de même.
Enfin le tout est très sourcé (rarement vu autant de note en fin de livre).
A teoria de Timothée Parrique é interessante - só o decrescimento sustentado da economia, focado no bem-estar, na solidariedade e na preocupação ecológica nos pode salvar.
Dei por mim a pensar nesse "mundo novo" e a imaginar as mudanças de vida, e sobretudo, de perspectiva: o que quero efectivamente daqui? Dinheiro? Tempo? Saúde? Felicidade? Amor?... esse é, para mim, o maior mérito deste livro: pôr-nos a pensar.
Depois vem o resto: o autor tenta embelezar algum radicalismo, mas não poucas vezes lhe foge a escrita para um cooperativismo que, ainda que ele defenda que se mantém democrático, não explica como conciliar a democracia e a implementação das assembleias de bairro, caso a maioria não concorde.
Por fim: é um livro que, à medida que a leitura foi avançando, se foi tornando cada vez mais chato. Comecei nas 5☆ e terminei nas 3☆. Mais 50 páginas e continuaria a cair. De cada vez que pegava no livro dava por mim a verbalizar "Lá vou eu ao castigo".
3☆ pela ideia e por nos alargar o campo de visão a uma possibilidade que pode ser mais real do que pensamos. - 2☆ pelo activismo exacerbado e pelo (enorme) tédio que me foi desfocando do essencial.
Well written and an excellent source of information on degrowth. The author presents solid, well-supported arguments about the limits of capitalism. However, he becomes overly attached to his own vision, at times sliding into ideological rhetoric when discussing solutions. His proposed path leans heavily on a kind of “global socialism” and universal agreement on what needs to be done (with recurring calls to eliminate SUVs and advertising), while giving little space to current practical approaches such as impact-driven companies, impact accounting and related innovations.
A striking example is his extended critique of GDP: nearly a third of the book is devoted to dismantling it, yet the alternatives are condensed into barely a page and a half. Had the same critical rigour been applied throughout, the book could easily have been a five-star work. Instead, the need to be revolutionary and to push a single ideological stance undermines its balance.
That said, I would still recommend it to anyone wanting to deepen their understanding of degrowth – just be aware of its blind spots and limitations.
Un livre passionnant et très clair qui nous pousse à imaginer la décroissance comme une transition vers une économie de post-croissance : une économie stationnaire. Un ouvrage qui questionne, qui explique et qui propose de réelles solutions.
Est comptabilisé dans l’augmentation du PIB une part de plus en plus insignifiante des activités humaines: “Le PIB est borgne quant au bien être du vivant, muet sur l’état de la planète et sourd à la souffrance sociale”.
Bienvenue dans l'Anthropocène. Coïncidant avec le début de la révolution industrielle, c'est le nom que les scientifiques ont donné à cette période « où les activités humaines ont de fortes répercussions sur les écosystèmes de la planète et les transforment à tous les niveaux*». Ce serait donc l'humanité dans son ensemble (anthropos), la tapageuse famille sapiens, à qui reviendrait la responsabilité de l'apocalypse : une faute générale dont chacun aurait également à rougir, et dont l'expiation ne saurait être que collective.
C'est le défi de cet ouvrage : imaginer la décroissance comme transition vers une économie de la post-croissance. On retrouve ici la double définition qui nous guidera tout au long de ce livre : la « décroissance » comme une réduction de la production et de la consommation pour alléger l'empreinte écologique planifiée démocratiquement dans un esprit de justice sociale et dans le souci du bien-être. La décroissance, jusqu'où ? Réponse : vers la « post-croissance », une économie stationnaire en harmonie avec la nature où les décisions sont prises ensemble et où les richesses sont équitablement partagées afin de pouvoir prospérer sans croissance. C'est un triple défi qui nous attend : comprendre en quoi le modèle économique de la croissance est une impasse (le rejet), dessiner les contours d'une économie de la post-croissance (le projet), et concevoir la décroissance comme transition pour y Parvenir (le trajet).
Définissons d'abord les termes clés du débat, à commencer par la notion de découplage. Deux variables sont dites « couplées » si l'une évolue proportionnellement à l'autre (par exemple, plus de A signifie plus de B), et elles se découplent lorsqu'elles cessent de le faire. Quand on évoque la « croissance verte », le découplage fair référence à la dissociation entre la croissance du PIB (la variable économique) et les pressions environnementales (la variable écologique). Par « pressions environnementales », j'entends Fensemble des conséquences que les activités humaines ont sur la nature, que ce soit à travers l'utilisation des ressources (les matériaux, l'énergie, l'eau et les sols) ou ses conséquences sur l'environnement (dérèglement climatique, perte de biodi-versité, acidification des océans, pollution de l'air, de l'eau, du sol, pollution lumineuse et pollution sonore, etc.). On parle souvent d'empreinte carbone (les émissions mesurées en tonnes) et d'intensité carbone (le contenu carbone du PIB) pour le climat, mais il existe beaucoup d'autres interactions entre économie et écologie : empreinte/intensité matérielle, eau, sol, etc. Il existe également des phénomènes plus difficiles à quantifier comme la pollution de l'eau ou les impacts sur les espèces vivantes. Parlons alors de charge écologique pour prendre en compte la totalité des pressions qu'une société exerce sur la nature qui l’entoure.
Le chapitre précédent a défini la décroissance comme une réduction de la production et de la consommation pour alléger l'empreine pologique planifiée démocratiquement dans un espris de justice poni es dans le souct du bien-être.
Il est judicieux d'appeler cette deuxième phase la post-croissance, mot que l'on peut associer aux mêmes idées que celles des chercheurs qui parlent d'une société de décroissance (c'est-à-dire une économie qui fonctionnerait selon les valeurs associées à la décroissance). C'est une économie stationnaire en relation harmonieuse avec la nature où les décisions sont prises ensemble et où les richesses sont équitablement partagées afin de pouvoir prospérer sans croissance. Nous retrouvons ici les quatre points cardinaux définis au chapitre précédent (soutenabilité, démocratie, justice, bien-être), mais dans une perspective dif férente: non plus comme critères d'une transition temporaire, mais comme principes de fonctionnement d'une économie pérenne.
Nous devons mettre l'économie en décroissance pour éta blir une économie stationnaire en harmonie avec la nature oi les décisions sont prises ensemble et où les richesses sont équitable. ment partagées afin de pouvoir prospérer sans croissance. Pour faire simple, on pourrait dire une économie du mieux, le plus ou le moins étant devenu une question hors-sujet.
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Autant le constat de départ sur les limites et les biais du PIB sont très pertinents, autant la mise en perspective de l’inadéquation entre monde fini et croissance infinie est pleine de bon sens, en revanche les solutions proposées ressemblent à un pamphlet de propagande gauchiste dans ce qu’elle a de plus utopique en niant totalement certains aspects. L’auteur semble vouloir réinventer les kolkhoz et des sovkhozes soviétiques! Il semble qu’il veuille une société où quelques uns seulement produisent des efforts et partagent le fruit de leurs efforts avec tous ceux qui n’en produiront pas ou très peu. Et bien sûr, confisquer, confisquer, confisquer Ce projet totalitaire où i’auteur semble souhaiter nous obliger à faire « comme il faut » pour que « tout le monde soit heureux » est assez effrayant en réalité. Toujours se méfier de ceux qui veulent nous obliger à être heureux !! Et puis ce projet franchement totalitaire ne pourrait fonctionner que dans une dictature mondiale où partout les mêmes interdits s’appliquent. Sinon ca ne peut pas fonctionner ! Il y aura toujours une fuite vers les pays qui permettront une vie plus libre. À ce titre, combien de personnes ont « fui » vers l’Est à la chute du mur de Berlin ?? Personne ! Même pas les communistes qui était à l’ouest du rideau de fer. Bizarre… Un constat pertinent donc, mais aucune solution réaliste. Des incantations pour un « paradis communiste » tout au plus.
Took my time with this one. New concept for me, lots of references, and economic terms that were unfamiliar. However, if you go through it at a good pace for you, the author does a fantastic job walking you through his arguments with many references and examples. This book lays a strong foundation to an alternate economic process and principles for a more harmonious and less destructive society. The book will not however prompt you to look inward and ask yourself how your actions, behaviors, beliefs, etc. have been shaped by the capitalist, consumeristic, and individualistic society we live in (especially in the US). I sure hope though that a lot of the examples the author provides prompt us to reflect how as individuals we give into society's norms far too often. I was especially impacted by his proposal for reduced air travel, as someone who has been on many planes so far and will probably continue to do so for the next several years, what alternatives are available that are more in line with the society I dream of? Even though I know that there are people and corporations above me that hold most of the power to influence change, I do think we have a duty as individuals to reflect on our own actions and align them with our values and our wishes. Okay I'm spiraling, but this book offered a lot to think about. I'm surprised the author never mentioned the rise of AI and its impact on the environment and our society's functioning.
J'ai apprécié l'écriture accessible et le retour aux bases avec définition de concepts clés et notamment la fonction de l'économie. Timothée Parrique à un don pour les comparaisons et métaphores souvent amusantes mais néanmoins pertinentes et qui mettent en avant l'absurdité de la croissance économique à tout prix et de la croissance verte. Je suis déjà convaincue de la décroissance, ayant lu d'autres auteurs (notamment Jason Hickel, recommandé dans cet ouvrage) et ce livre n'a fait que conforter mes convictions. Il a cependant permis de clarifier que la décroissance est une transition vers une organisation de la société plus désirable (post capitaliste). Je le recommande vivement et vous laisse avec cette citation, exemple de la stratégie de la croissance du problème qui finance sa solution : "faut il augmenter les ventes de cigarettes pour financer des traitements contre le cancer?".
Un livre très complet et important sur la décroissance. Pour moi qui n'y connais rien à l'économie, j'ai trouvé les explications très pédagogiques sans pour autant être simplistes et j'ai beaucoup appris. Le sujet est traité de manière rigoureuse et le livre ne m'est pas du tout tombé des mains. Le travail approfondi de revue de la littérature m'a d'ailleurs permis de piocher plein d'autres titres pour poursuivre la réflexion sur ce sujet. Je recommande vivement cette lecture d'utilité publique !
Très bien vulgarisé, j'ai (je pense) tout compris et ça se lit bien (beaucoup mieux que Borges par exemple). Je suis plutôt très d'accord avec pas mal de choses dites donc ça aide.
Pas mal de redites donc bien pour moi mais peut-être pénible pour des personnes plus compétentes. Je dirais que ce livre s'adresse surtout à des novices de l'économie comme moi.
Quelques exemples / comparaisons / métaphores un peu tirés par les cheveux par contre.
“Écoutons les étudiants de Polytechnique et construisons une “société plus agréable, plus sereine de ralentissement choisi”. Déserter ce n’est pas abandonner la société dans son ensemble mais seulement un capitalisme vide de sens et à bout de souffle.”
"Ils ne savaient pas que c'etait impossible, alors ils l'ont fait." Mark Twain Citation en lien avec le désir de changer le système qui tend vers une impasse.
Oh quel bel ouvrage que voici. Ce livre nous met face à l evidence. Notre système économique ne sert plus qu une poignée de multi millionaires et de milliardaires qui ont déjà trop.
L'emballement de nos économies tels des athlètes olympiques (toujours plus haut, plus vite, plus fort) alors que tout autour de nous devrait nous appeler au contraire à ralentir, arrêter et faire marche arrière.
Un autre monde est possible. Un autre monde et déjà en train d éclore, qu on le veuille ou non. Pourquoi ne pas déserter un monde déjà mourant pour créer un monde porteur de vie, d espoir, de beauté ?
Je publierai une critique plus complète bientôt. Mais ce livre est à lire de toute urgence !
Beaucoup plus étoffé qu'un autre essai que j'ai lu sur le sujet. Lecture accessible. Sujet important et urgent, mais qui demandera une concertation à implanter.
La chair de poule sur mon corps entier et des larmes : voila l'impact des dernieres pages de ce livre. Mais aussi une motivation, une confirmation de mes valeurs et de mon ethique de vie, et un sentiment d'empouvoirement.
Une parfaite introduction au sujet de la décroissance pour l'ignorant que j'étais qui se rend compte que notre système ne fonctionne pas comme il le faudrait. Ce livre m'a permis de mettre des mots et d'expliquer des ressentis que j'avais vis à vis de notre économie.
C'est un ouvrage de vulgarisation intéressant dans les reflexions qu'il propose mais qui en définitive peine à clarifier son programme. Je ne dirai pas que c'est par militantisme - à mon sens, rigueur et activisme ne sont pas mutuellement exclusifs - mais cette posture rend souvent le scientifique plus prompt à des écarts.
Deux points particulièrement problématiques à mon sens (le premier point me semble plus sérieux, le second est de fait assumé par son auteur dans la conclusion du livre) : - Malgré toute l'attention portée aux sources pour défendre ses idées, l'auteur se positionne excessivement en opposition à des "économistes" érigés en homme de paille. Les critiques portées à la science économique sont connues et datées, parfois malhonnêtes (notamment cette idée que les besoins sont infinis dans la théorie néoclassique : non, l'utilité censée traduire le bien-être est habituellement formalisée comme une fonction croissante de la consommation mais elle peut être majorée), et j'ai l'impression qu'il y a confusion entre ce que dit la recherche contemporaine, et ce que disent les politiques et autres éditorialistes qui s'en réclament (en réalité, ils mobilisent maladroitement leurs cours de licence). Il aurait été judicieux de se demander si ces limites sont toujours d'actualité dans les travaux récents et d'analyser comment les économistes se saisissent des problématiques environnementales aujourd'hui. Le "mainstream" a bien bougé depuis 30 ans (contrairement aux programmes d'enseignement), sans forcément proposer des choses satisfaisantes, certes, mais elles mériteraient davantage discussion que Robert Solow. - L'auteur propose une vision utopiste. Ce n'est pas un problème en soi, c'est même important de rêver alors que beaucoup se complaisent dans une posture pseudo-réaliste pour ne pas envisager le changement nécessaire, mais un ouvrage qui se réclame des sciences sociales devrait à mon sens amorcer une réflexion plus claire sur la manière de surmonter les barrières "politiques, morales et culturelles". Denis Colombi (plusieurs fois cité dans le livre) explique que le capitalisme se maintient notamment par sa pré-éminence dans les manières de penser et d'agir, y compris chez ses détracteurs. Une fois ce constat marqué (vers la moitié de l'ouvrage), c'est là-dessus qu'il aurait été plus intéressant de se concentrer. Ceci étant dit, l'auteur est conscient de cette limite, dans sa conclusion : "toute réponse à la question du comment sera toujours quelque peu décevante".
Magnífica leitura esta de Abrandar ou Morrer, do economista francês Timothée Parrique. Na linha do esquerdismo e anarquismo francês, surge aqui uma análise muito interessante à volta do decrescimento da economia, única solução segundo o autor para um capitalismo esgotado, desigual e a destruir o planeta sem solução à vista. Depois de uma avaliação inicial ao estado do mundo, exaurido ecologicamente e em que poucos detêm a grande parte da riqueza, o autor começa a explicar as linhas de uma estratégia de ação para lutar contra o desastre iminente. Teria de se começar pelo largar do PIB como critério de avanço das sociedades, sendo que o critério de produção monetária não é o único que deve ser considerado na atividade económica de um país. Na verdade, o planeta e nomeadamente a França produzem o suficiente para satisfazer as necessidades dos cidadãos, sendo no entanto a grande falha a distribuição desses recursos. A intervenção teria de ser muito alargada e implicar o fim da sociedade capitalista, fazendo regressar a democracia alargada e participada a cada comunidade, a cada empresa, a cada país, incluindo medidas ligadas às empresas, ao horário de trabalho, à própria ideia de trabalho. Seria uma transformação radical, não sendo inteligente aceitar nem o apelo capitalista a produzir mais (para dar mais aos menos ricos) nem o verde sustentável que seria apenas uma reciclagem do atual capitalismo. O livro é muito rico em fontes de informação, pondo-nos a par do debate hoje em curso em diversos países e nomeadamente na França. Deste livro podemos derivar para outras muitas pesquisas. No entanto não creio que o autor pense que uma mudança política deste vulto é exequível. Como alguns líderes políticos atuais referem na última parte do livro, provavelmente seria o caos se as atuais estruturas de produção colapsassem; a desvalorização do trabalho e a diminuição do horário de trabalho não parecem ser soluções para nada; a informalização da economia traria práticas de fraude e crimes económicos de grande monta; a pobreza aumentaria numa fase inicial. Depois põe-se a questão de as mudanças se fazerem num país e no outro ao lado as estruturas capitalistas continuarem. Como reduzir a produção em França permitindo ao mesmo tempo que Portugal (ou Moçambique, por exemplo) continuassem a produzir ao mesmo ritmo que anteriormente? Se o mundo hoje é difícil de governar, que seria com estes novos desafios? A ideia de decrescimento é simpática na verdade e é mesmo necessário decrescer para gozarmos melhor a vida e salvar o planeta. Mas o ponto de partida de Parrique é “consumir apenas o suficiente”. Como é isto possível se vivemos mergulhados no maior consumismo e nunca estamos contentes com aquilo que temos – queremos sempre mais? Como transformar o homem e a sociedade passando-a do mais para o menos, do consumir para o viver? A via revolucionária que está sempre a espreitar nas páginas do livro não suporta uma análise mais fria. É preciso irmos mesmo a pequenos passos. E levando as forças políticas e a democracia representativa a conceberem planos e reformas respeitadores dos equilíbrios pessoais, sociais e ecológicos. Não vai ser fácil.
C'est un livre choc, qui met une sacrée claque. Pourtant bien avancé dans ma transition écologique, ayant décidé d'avoir même de l'impact dans ma vie professionnelle, j'ai quand même pris une claque : il faut tout repenser, car on va droit dans le mur.
Je ne peux rien reprocher au fond : l'auteur justifie tout son développement avec de nombreuses sources, avec la précision d'un papier scientifique. Après avoir vu ses interventions, j'étais déjà convaincu de la nécessité de ralentir notre économie. Mais là la démonstration est on ne peut plus claire :
La croissance du PIB ne contribue plus au bien-être => il faut changer de paradigme et viser la croissance du bien-être social et environnemental => pour cela, il faut diminuer la taille de l'économie, donc décroître => afin d'atteindre un nouveau système économique stationnaire "post-croissant".
Par contre, j'ai été surpris par la forme. Je m'attendais à un livre de vulgarisation scientifique, précis mais didactique. Mais j'ai l'impression qu'en voulant à tous prix se blinder contre la critique, Timothée Parrique a accouché de ce pavé abrupte, assez complexe à lire : aucune illustration, certains passages qui auraient pu être moins verbeux (comme toute l'histoire de la décroissance) et une certaine lourdeur dans le style. Les mots ne sont pas compliqués, mais à la manière d'un "vrai" bouquin d'économie, les concepts peuvent l'être, plus d'une fois à la limite de la philosophie.
Je trouve qu'il y a ici une occasion manquée de populariser ces idées auprès d'un large public. Au vu de son côté rébarbatif, je ne peux malheureusement pas le conseiller à tout le monde (au contraire par ex. de la BD de Jancovici). J'ai eu beaucoup de mal à le lire. D'où ma note.
Je réitère la pertinence et l'importance des principes évoqués, qui en tant qu'ingénieur, me font très clairement réfléchir au but de mon activité, mais aussi à mon "logiciel de pensée quotidien" : faut-il toujours chercher à optimiser son temps ? Si c'est pour faire la sieste, oui. Si c'est pour produire toujours plus, à quoi bon ?