Des histoires brèves qui accueillent aussi bien le fantastique que l’onirisme ou la pure bouffonnerie, des histoires d’une facture impeccable qui, dans un climat d’inquiétante étrangeté, mettent en scène une humanité partagée entre la bassesse des bourgeois et l’élévation des rêveurs, des histoires qui cherchent d’abord à soumettre le lecteur à une surprise ou à un choc : tels sont bien les Contes cruels de Villiers de l’Isle-Adam dont cette anthologie offre l’image fidèle en présentant des textes qui relèvent de la nouvelle et du poème en prose, de la fantaisie littéraire et de la chronique. Dans ces pages que l’écrivain rassemble en 1883, la disparate est ainsi érigée en système pour placer sous nos yeux un monde délibérément fragmenté où se font entendre des voix discordantes. Mais si une unité se dégage finalement du recueil, c’est dans l’ironie de Villiers qu’il faut la chercher. La morosité de l’écrivain témoigne d’une crise des valeurs et du regret d’une sacralité perdue, et ses contes peuvent se lire comme de violentes satires des mœurs contemporaines. Ce qui se renouvelle ici, ce n’est rien d’autre que la cruauté en littérature.
En Auguste Villiers encontramos la respuesta francesa al Dark Romanticism de Edgar Allan Poe. Vera no puede considerarse sino un pastiche de Poe; su lectura evoca cuentos como Berenice, Morella y, por sobre todo, Ligeia. Si Baudelaire y su decadentismo son la secuela en verso del Romanticismo, entonces Villiers es la versión en prosa.
Cuando pienso en relatos de fantasmas del siglo XIX pienso en grandes castillos medievales, institutrices jóvenes, una habitación cerrada con llave a la que no se puede entrar... Los relatos de este autor, en cambio, son muy diferentes. Son mucho más voluptuosos y sensuales, transcurren en fiestas y en salones de ópera y los personajes son más bien libertinos. En general, me han gustado mucho y me ha gustado leer relatos góticos con personajes que no fueran la cumbre de la moralidad.
This was a solidly enjoyable read, especially for one I had to read for class. I just read Vera, and it was short and sweet. Interesting, thought-provoking take on the power of love and resurrection. It was kind of creepy but also romantic.