L'originalité de cette synthèse repose sur un triple choix : traiter à parts égales Paris, province et colonies ; accorder toute leur place aux destins individuels des hommes et des femmes ; articuler l'histoire sociale et culturelle au récit politique. Il s'agit de rendre leur éclat, leur jeunesse et leur indétermination aux débats et aux choix d'une République qui mûrit dans une France transformée par une modernisation accélérée.Ce livre parle donc d'une société hantée par le spectre de la division et d'un régime qui se vit comme fragile et menacé. De 1871 à 1914, il raconte « le triomphe de la République », sans en occulter les limites ni en négliger les difficultés, mais en rendant justice tant à sa force combative qu'à son sens de la pédagogie et du consensus.
Une étude complète, à tout le moins multidimensionnelle, des débuts de la IIIème République. Face aux mythes qui entourent cette période, AD Houte montre que cette République n'était pas un régime bien identifié dès le départ, avec son corpus de principes stables ; au contraire, elle s'est définie peu à peu, en marchant et en s'adaptant, ce qui lui a permis de ne pas braquer les oppositions et de rallier peu à peu toutes sortes de courants. L'auteur souligne que la victoire de la République ne s'est pas seulement jouée à Paris mais aussi dans les communes, avec l'action des maires, et qu'autant que les principes politiques, les efforts d'équipement, d'organisation, la propagation de l'hygiène, ont rendu le nouveau régime concret pour les Français. L'auteur voit une "preuve" de la réussite de cet ancrage dans le succès de la mobilisation de 1914, qui a montré l'efficacité administrative et ferroviaire du système, l'absence d'opposition réelle révélant de son côté l'adhésion au moins passive au régime. Il n'hésite pas à se montrer iconoclaste en montrant que beaucoup de ce que l'on présente comme les innovations de la IIIème République avait été commencé sous le régime précédent et que cette république a surtout été pédagogue et propagatrice. Malgré une prodigieuse densité d'informations, le style est vif et enlevé. Il est intéressant de rapprocher cet ouvrage de celui de Michel Winock, la Belle Epoque, qui prend plutôt pour fil rouge "ombres et lumières de cette époque si célébrée". Les différences de regard, le fait par exemple que Winock valorise beaucoup Waldeck-Rousseau dont Houte parle peu et de façon nuancée, montre la richesse des interprétations que l'on peut faire de cette période foisonnante. Dernière chose : AD Houte cite beaucoup de travaux d'historiens, parmi lesquels de nombreuses historiennes. Total respect.
un nom a su me traumatiser et m’illuminer. Et pourtant, sans lui et son camarade Nicolas Beaupré, jamais je n’aurais aussi bien découvert ma chère IIIe République. Ma douce, ma belle République… ET MA REVENDICATION POUR MON ALSACE ET MA LORRAINE !!! CAR ILS NE L’AURONT PAS CES SALETÉS DE BOCHES ! Plus sérieusement, très bon livre, un peu fouillis, mais on s’y retrouve avec la chronologie (à compléter) à la fin. Saviez-vous que le maire de je sais plus quelle ville A FAIT UNE CRISE CARDIAQUE quand il a appris qu’on avait perdu notre Alsace-Lorraine ? Non ? eh bien Arnaud-Dominique, lui, le savait. J’ai une relation de hainamoration avec lui
TRAUMA love - hate relationship avec ce livre qui m’a traumatisé avant même la prépa mais en vrai il est pas mal (sauf qu’il est ni chronologique ni thématique donc à apprendre c’était un peu consciencieux lol) donc 2,5 sorry c’est mon max
La 3me République était bien content de s'installer dans le lit encore chaud du 2me Empire et a tout fait pour effacer et noircir l'image de Napoléon III.
en vrai plutôt pas mal j’ai appris plein de choses mais le ficher ça m’a pris no joke 3 heures par chapitre (futurs étudiants, mettez-vous y en avance)