Jeffrey Lionel Dahmer se servait d'une perceuse électrique pour lobotomiser ses victimes et en faire des esclaves sexuels. Peter William Sutcliffe les attaquait avec un marteau avant de les violer et de les mutiler. Albert Henry DeSalvo les étranglait avec un bas de nylon, tandis que Dennis Andrew Nilsen préférait utiliser une cravate. David Richard Berkowitz, lui, les tuait avec un pistolet de calibre 44.
À eux cinq, ils ont assassiné plus de cent personnes.
Dans Maudits! , Sergio est armé d'une machette, d'un harpon et d'une haine profonde de l'humanité. Ça tombe bien, une bande d'ados en limousine croise son chemin en s'en allant à l'après-bal. Ils sont saouls, stones, gonflés de poutine et de désir. Edouard les avait pourtant avertis de ne pas prendre la route 343...
Maudits! , c'est la légende du croque-mitaine avec des stock-shots cruels volés à la réalité. Entre le documentaire et la pure fiction, Maudits! est un roman qui sème la terreur.
Plaisir trash, plaisir quand même ! Edouard H. Bond serait-il notre Edward Lee Québecois ? Peut-être pas pour le style, mais pour le gore, le sexe et les personnages tellement stéréotypés qu'ils en sont savoureux, il me semble que la comparaison tient la route.
De quoi ça parle ? D'une gang de jeunes qui se font slasher par un psychokiller à la sortie de leur bal de finissant. J'ai particulièrement apprécié la passe où ils découvrent un champ de maïs dont les plants, contrairement au cliché des films d'horreur, n'ont que quelques pouces de haut. Un seul bémol, la conclusion m'a fait l'effet d'un coït interrompu, je mourait d'envie d'en apprendre plus sur Sergio.
Mais, de toute façon, on s'en fout de l'histoire. C'est le style de Bond qui nous attache au roman. Écrit comme si Ed nous racontait l'histoire oralement de sa langue colorée et vulgaire, le roman gagne à être lu à haute voix. Ça ferait un excellent livre audio lu sur un fond métal ou industriel. Edouard H. Bond, c'est l'Antéchrist de l'Office québecois de la langue française.
Maudits!, c'est du pur délice gras : comme bouffer une grosse poutine à toué tu seul.
Très bon petit roman inspiré des films "slashers" traditionnels où l'on voit une bande d'adolescent se faire massacrer un par un. Style original et très coloré. Un régal, si on aime l'humour noir.
Dans Maudits !, Sergio est armé d'une manchette, d'un harpon et d'une haine profonde de l'humanité. Ça tombe bien, une bande d'ados en limousine croise son chemin en s'en allant à l'après-bal. Ils sont souls, stones, gonflés de poutine et de désir. Édouard les avait pourtant avertis de ne pas prendre la route 343... (Extrait de la 4e de couverture) Toute la manière, toute la saveur de Bond est dans ce « Ça tombe bien »
J'ai bien l'impression d'être le dernier à venir parler de ce bouquin-là, sorti il y a quelques petits mois. Mais si les premiers volent la vedette, les derniers n'ont pas toujours torts, et vogue la galère des métaphores mélangées qui vient s'échouer ici.
Car il est bon, ce roman, à mon avis supérieur à Prison de poupées dont j'avais pourtant pensé le plus grand bien. L'histoire c'est celle d'un écrivain, Édouard Bond, qui met en garde un groupe d'ados en goguette de ne pas emprunter la route 343. Les jeunes n'écoutent pas la voix de l'auteur; entre en scène Sergio, prototypique héros de slashers, qui va leur en faire voir de toutes les couleurs.
L'action est non-stop, la psychologie sommaire comme il se doit, mais Bond est un sacré écrivain et il arrive à créer des personnages crédibles, indépendants, à bien les développer dans les limites du genre. On rigole aussi, malgré la violence qui se manifeste, le récit est riche en gags de toutes sortes.
Au final, ça donne un roman extraordinairement divertissant, parfaitement maîtrisé, écrit dans une langue qui n'est pas de bois, au contraire, mais bien en chair, humide, léchante, rose de désir et rouge de sang...
Seul petit bémol, les intercalaires ont laissé ce lecteur-ci complètement indifférent. Ils sont inutiles, arbitraires et le roman aurait trouvé une plus grande cohérence sans cet inutile rappel à la réalité. Une peccadille.
Après la lecture du billet de Jonathan et de Richard ainsi que du commentaire pleurnichard de l'auteur (probablement jaloux de Mathieu Fortin) sur Facebook, je me suis laissé tenter par ce slasher pas piqué des vers.
J'aimerais poursuivre ma critique en étant élogieux envers ce Coups de Tête mais Bond a publié chez l'Ermite un commentaire disant que ce dernier ne lichait pas le cul des auteurs. Je suis un peu sonné. Perso, j'ai bien aimé Maudits! (quoique j'ai été long à le lire mais ça rien à voir avec le contenu de qualité, compris?) et je ne veux pas me faire aller la langue sur l'arrière train d'Edouard, n'ayant aucune tendance scatophile. Donc, voilà, prenez bien garde, je VAIS DIRE LE CONTRAIRE DE CE QUE JE PENSE TOUT AU LONG DE CETTE CRITIQUE. Vous avez bien entendu là? Le CONTRAIRE!
Donc, il s'agit là d'un roman pas du tout inventif et morne. Le vocabulaire ne reflètent aucunement la personnalité de l'auteur ni même de la majorité de la société. Il n'y a aucun plaisir à lire ces gros mots, ces insanités et ces pensées que l'on garde toutes secrètes en nous. Le roman n'est pas un bon exemple du genre qu'il tente de démontrer car il ne retient pas l'attention, même pas du début à la fin!
Je n'ai pas aimé la finale, qui laisse totalement indifférente. Ce roman me faisait trop réfléchir et j'ai détesté. Moi, me faire balancer des morales quand j'en ai pas besoin, j'aime ça! Par contre, ce livre ne laisse aucune place au divertissement et s'en est frustrant.
Bref, je souhaite du plus profond de mon coeur que l'auteur abandonne son métier, il n'a aucun talent. Et je n'irai pas du tout me procurer Prison de Poupées de ce pas, j'ai trop pas envie de le lire. Un roman à déconseiller aux adultes, parfait pour les enfants en bas âge. Dora l'Exploratrice peut aller se rhabiller, la cochonne…