Pardonnez-leur, mon père, car ils ne savent pas ce qu’ils ont fait. Pardonnez à ces sept hommes victimes d’étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair. Pardonnez aussi à cette femme calomniée, emmurée dans un cruel silence, car elle sait bien ce qu’elle a fait. Pardonnez enfin à l’homme de Dieu qui a recueilli leurs aveux et brisé le sceau de la confession en les transcrivant dans un ouvrage impie. Lecteur, vous tenez entre vos mains une version remaniée mais non expurgée du mythique Maleficium de l’abbé Savoie (1877-1913), prêtre sacrilège dont on sait peu de chose, sinon qu’il termina ses jours cloîtré dans un monastère après avoir été mystérieusement frappé de surdité. Sachez que la lecture de cet ouvrage délétère pourrait provoquer un certain malaise chez les âmes pures, exciter les sens ou éveiller des désirs inavouables, et qu’en cédant à ses charmes vous risquez d’encourir l’excommunication. Vous voilà averti. L’auteure du Cercle de Clara et de L’évocation (prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec) nous offre une fresque baroque en huit tableaux, une invitation à voyager aux limites des plaisirs et de la souffrance. Une œuvre rare, parfumée de fantastique, d’exotisme et d’érotisme, portée par une langue somptueuse. Jamais le péché ne vous aura semblé aussi irrésistible.
Deuxième d’une famille de six enfants, Martine Desjardins a reçu le baptême et la confirmation à Mont-Royal, où elle vit toujours avec son mari et leur fox-terrier Winnie. Après des études de russe, d’italien et de littérature comparée, elle a travaillé pour plusieurs magazines. Elle tient maintenant la chronique Livres à L’actualité. Saluée par la critique pour son premier roman, Le cercle de Clara, ainsi que pour L’élu du hasard, elle a reçu le prix Ringuet en 2006 pour L’évocation. Elle ne fréquente plus l’église et a horreur de voyager.
Una raccolte di storie ripetitive, monotematiche poiché di fondo c'è sempre il medesimo concetto mai cambiato o modificato di una virgola. La monotonia rende anche poco coinvolgente la lettura una volta inoltrati nelle storie, una volta appresa la modalità dei racconti e degli eventi. Ammetto però che il "plot twist" finale, sull'ultima storia in questione, mi ha fatto alzare il voto di una stella.
Résumé: "Vous tenez entre vos mains une version remaniée mais non expurgée du mythique Maleficium de l’abbé Savoie (1877-1913) [...] une fresque baroque en huit tableaux, une invitation à voyager aux limites des plaisirs et de la souffrance. Une œuvre rare, parfumée de fantastique, d’exotisme et d’érotisme et portée par une langue somptueuse. Jamais le péché ne vous aura semblé aussi irrésistible."
Un roman aux allures d'un recueil de nouvelles, Maléficium fait étrangement écho aux contes des mille et une nuits. Roman plus littéraire que populaire, il est à mi-chemin entre le fantastique et le merveilleux. On y découvre des récits dérangeants, des péchés tordus émanant de curieuses obsessions. Tous les sens sont habilement exploités dans une langue au vocabulaire riche et au contenu recherché.
Un livre exceptionnel qui mérite 5 étoiles.
Prix Jacques Brossard Finaliste ― Prix des libraires du Québec 2010 Finaliste ― Prix des cinq continents de la francophonie Finaliste ― Prix France-Québec
J’ai trouvé ma lecture particulièrement troublante. Encore une fois, l’autrice Martine Desjardins m’a plongé dans un univers bien à elle. Les confessions que le prête l’abbé Savoie reçoit sont assez inusitées. Écrit sous forme de nouvelles, j’ai trouvé par moment que c’était répétitif. Ça rendait ma lecture moins fluide. La fin m’a terriblement surprise. Elle donne un sens au maléfice qu’a subit les confessés. Elle m’a fait apprécier le livre davantage. Si vous avez envie d’une lecture dérangeante qui fait appel à tous vos sens, ce livre est pour vous.
Même si ce n’était pas mon style et que les histoires se répétaient dans leur forme, j’ai apprécié fortement cette lecture.
8 nouvelles dont 7 d’hommes soumis à la « malédiction » d’une femme à la lèvre fendue. Chaque malédiction est lié à un sens de l’homme, de l’odorat à la nociception. Et bien sûr, qu’on peut aussi reliés aux péchés capitaux.
La huitième nouvelle, du point de vue de cette femme « démoniaque » est à crever le coeur et nous fait revoir l’oeuvre différemment.
Les genres se mélangent sous une plume agréable et teintée d’histoire.
Si la couverture du livre ainsi que le nom de Martine Desjardins étaient suffisants à me faire acheter ce livre, c'est tout de même l'avant goût de la quatrième de couverture qui me l'a vendu. Ce livre est donc un amas de diverses confessions étranges allant effleurer la fable et le malsain. J'ai adoré le concept. Comme à son habitude, l'auteure fait preuve d'une grande ingéniosité et d'un don pour bourrer les pages d'une intelligence hors normes qui m'impressionne à toutes les fois.
Un seul truc m'a agacé durant ma lecture. Puisque chaque chapitre se veut une nouvelle confession, le caractère unique de l'ensemble de ces histoires se perd. Les thèmes abordés sont fascinants, mais la répétition de la même forme à, pour ma part, briser le rythme de mon intérêt de lecture.
Bref, ça n'enlève aucunement mon amour pour tout ce qu'elle écrit. Martine Desjardins; belle femme savante.
Un roman d’une particularité incroyable. Écrit sous forme de nouvelles, Martine Desjardins parvient à transmettre dans ce récit une écriture à l’âme noire et intriguant de grande qualité. Ce qui frappe surtout avec Maleficium, est la grande connaissance de la culture arabe et de l’Antiquité par l’autrice. De par ses recherches approfondies, elle amalgame divers maléfices, étrangetés, flirtant souvent avec l’horreur, l’érotisme et le surréel.
Elle attise une certaine curiosité morbide, avec un style raffiné, riche et très prenant. La conclusion est un manège d’émotions fortes, inattendu et c’est quand on repose ce petit roman étrange que Maleficium prend le temps de fleurir dans notre esprit et contempler tout le talent de Martine Desjardins. Un immense coup de cœur.
“Maleficium" si presenta come un compendio di confessioni peccaminose di sette sacerdoti, avvenute tra la fine del XIX secolo, durante le quali rivelano all’abate Jérome Savoie incontri con sciagure e disgrazie durante il loro cammino.
Tutto inizia con la prima confessione, un mercante di spezie che incontra una donna dal labbro leporino da lui definita "mostruosa". Da questo punto si dipana una rete narrativa che lega tutti gli altri racconti, poiché i sette sacerdoti incroceranno la strada di questa enigmatica donna nel corso delle loro vite, delineandola sempre più come un'entità mostruosa e orripilante ma allo stesso tempo ammaliante. Credetemi che la scrittura di Desjardins, affascinante e peccaminosa, è in grado di destabilizzare, confermando ancora una volta il suo talento dopo "Medusa", che avevo avuto il piacere di leggere qualche anno fa.
L'autrice riesce a dipingere storie grottesche e mostruose in modo destabilizzante, questo libro infatti é davvero singolare, non mi ha per niente delusa! Le confessioni dei sacerdoti si rivelano intrise di gesti orribili e ingiustificati, svelando uomini dominati dall'avidità, dall'arroganza e da comportamenti abominevoli verso le donne. "Maleficium" si distingue quindi per l'approccio originale con cui affronta il tema della vendetta, della misoginia e della mostruosità femminile. Io sono innamorata della scrittura di Desjardins, più che altro perché si snoda come un serpente velenoso, avvolgendo i pensieri di chi legge con una maestria quasi peccaminosa.
Le sue parole agiscono come specchi distorti, riflettendo la mostruosità umana con una precisione disturbante, trasportando chi legge in un dipinto decadente e intriso di profumi esotici. Questo libro non solo si distingue per la sua straordinaria originalità, ma consolida anche Martine Desjardins come una scrittura femminile imperdibile per chi ama questo tipo di temi, credetemi che non vi deluderà! Infatti, consiglio assolutamente “Maleficium” se:
•Avete già letto Medusa della stessa autrice, per ritrovare un personaggio femminile assolutamente indimenticabile
•Se cercate una lettura intrigante, grottesca e misteriosa
•Se amate le atmosfere decadenti e i libri in cui si esplora il tema della vendetta e della mostruosità
J'hésitais réellement longtemps entre un 3 et un 4 pour les raisons suivantes: Maleficium est la réédition du journal « retrouvé » de l'Abbé Savoie et des huit confessions diaboliques qu'il a écouté dans sa profession. L'action se déroulant à la fin du 19e siècle, le style raffiné et très soutenu sortant de la plume de Martine Desjardins est plutôt justifié, mais ce choix rend la lecture très difficile, puisque l'on ne comprend pas nécessairement tout. En ce qui a trait au récit, je dirais que les premières nouvelles nous captivent par leur ambiance mystérieuse. On dirait que l'on se retrouve dans un conte des Mille et une nuits. Toutefois, l'on se retrouve bien vite à relire le même schéma narratif chapitre après chapitre, ce qui peut devenir lassant... Jusqu'au huitième chapitre, grand point tournant de ce livre, qui m'a captivé du début à la fin! Étant le dernier chapitre de ce livre, je ne saurais donc dire si j'ai vraiment apprécié ma lecture dans l'ensemble ou non. Toutefois, une vérité s'impose: Martine Desjardins sait créer des univers bien à elle, mais surtout, et ce n'est pas donné à tous les auteures et auteurs, les conclure en beauté. Si vous lisez ce livre, donc, continuez jusqu'à la fin, et ce, peu importe l'acharnement avec lequel vous lirez les autres chapitres. Peut-être y trouverez vous enfin votre compte, on ne sait jamais...
Written very much in the dark and twisted tradition of Guy de Maupassant, Maleficium creates a single story comprised of eight short stories, all charged with sexual deviance, repression, greed and pretty much the embodiment of the seven deadly sins, save for murder. It is exotic and reveals an extraordinary imagination. For lovers of dark erotica, this is your drug.
Which is to say, I am a lover of none of these things, and hence this review may be coloured by that prejudice.
That aside, the translation is deftly handled, balancing an homage to 19th century writers of dark fiction, and modern sensibilities of literary style. Martine Desjardins herself demonstrates impeccable historical research and an understanding of a variety of arts and trades, so that details of the various artifacts and arts, so lustily pursued by our seven protagonists, form a credible backdrop.
Overall, a haunting read which lingers like the dark euphoria of an opiate.
orrorifico, grottesco, disgustoso, folle, trasognante: SPLENDIDO! recupererò sicuramente altri testi dell'autrice, poiché ho apprezzato moltissimo il suo stile, le tematiche che propone, il tocco illogico con cui smuove ogni testo e quella curiosità morbosa che riesce a far sbocciare nella mente nel lettore!
Un livre BIZARRE : troublant car à la fois démoniaque et spicy, le roman fait voyager nos 5 sens à travers le monde. La répétition des motifs narratifs des 7 premières nouvelles ne m’a pas trop dérangé. Trop bien écrit et je dois dire que la fin m’a choquée!! (in a good way)
Tout comme Méduse de la même autrice, c'est dérangeant sans jamais aller dans le too much ! Les sept récits prennent tout leur sens à la fin et bien-sûr c'est encore un banger féministe et gothique
Ce livre est écrit à la façon d'un manuscrit trouvé, comme la transcription de confessions troublantes qui auraient été livrées à un prêtre au tournant du 19e siècle. Sept hommes atteints d'afflictions étranges racontent leur rencontre avec une jeune femme mystérieuse aux charmes délétères. Il y est question de désir, de colonialisme et de vengeance, ainsi que de la démonisation du féminin dans la religion catholique.
Le dispositif est assez redondant, puisque les confessions sont toutes construites selon le même modèle, mais la répétition n'est pas ennuyeuse. Elle rappelle plutôt la forme incantatoire d'un conte merveilleux. L'écriture riche rend bien le ravissement des sens ainsi que l'ambiance à la fois sulfureuse et inquiétante. C'est un livre étonnant, envoûtant et dérangeant, exactement comme on les aime!
This title takes on desire and sensuality, framed as a set of 7 tales told in a confessional. The book is framed as the dark revelations of Vicar Jerome Savoie, a 19th Century Montreal priest who has broken the seal of the confessional to record these shocking tales -- and just by opening this mysterious manuscript itself, the reader risks excommunication.
If you like strange, disturbing tales of revenge, abuse, obsession, desire, greed and more, and can bear reading with equal measures of revulsion and fascination, this book may be your perfect choice.
Decadence in the truest sense...woman as a demonic alliance of nature and against-nature, framed in a clever narrative that turns the apparent misogyny on its head. In the meantime, you're drawn into the same carnal labyrinths that ensnare the overcurious male narrators, made up of imagery that combines old-fashioned exoticism with the more-than-a-little disgusting: saffron-scented effluvia, tails and scales on beautiful women, humanoid parasites, oils of horrifying origin. If you enjoy Jan Potocki or Baudelaire in his more putrescent moments, you'll enjoy this.
Una lettura decisamente particolare, a tratti disturbante, che fino alla fine trascina il lettore saltellando fra piaceri e distruzioni che definirei poetiche.
Abbiamo a che fare con otto confessioni fatte all'abate Jérôme Savoie: sette uomini e una donna. Gli uomini non si confessano esattamente. Gli raccontano come sono caduti in disgrazia e hanno perso qualcosa che li rendeva eccellenti nel lavoro che amavano, il tutto dando colpa ad una donna ed allo stesso tempo cercando di portare con loro nella caduta l'abate. Oltre che, confessione dopo confessione, di mettere in guardia il padre da quest'ultima che sembra esser sempre più vicina alla chiesa dove opera.
Uomini che sembrano vittime, ma nei racconti si rivelano carnefici anche della propria sventura. Infatti è sempre colpa loro se finiscono col perdere qualcosa, seppur tentino di attribuirne le colpe a questa figura femminile che ritroviamo in ogni storia, diversa seppur riconoscibile da una deturpazione facciale. Un elemento associato al demonio. Eppure nonostante lo stigma del diavolo ben visibile, ognuno si avvicinerà alla donna, pur di ottenere quello che stava cercando con avidità. Andando contro restrizioni, morale, o qualunque cosa si metta fra loro e l'obiettivo che si sono prefissati di avere.
Un breve ma intenso romanzo. Una scrittura ricercata in alcuni frammenti che mescola abilmente la verità alle menzogne, facendo dubitare il lettore fino all'ultimo se credere a queste favole troppo assurde per essere reali, oppure affidarsi e sprofondare in un abisso maledetto, in cui le vittime ci si sono lanciate da sole, seppur tentino di trovare assoluzione trascinando l'abate assieme a loro.
Decisamente non per tutti. Ma se vi incuriosisce e cercate una lettura particolare, vi affascinerà.
Oscuro, fascinoso, grottesco, a tratti disgustoso... Ne ho adorato ogni pagina. Il Maleficio si nasconde tra le testimonianze che ascoltiamo assieme attraverso la grata di legno del confessionale. Un lunghissimo presente in cui molto ci viene raccontato e tutto si mostra. E più restiamo ad assistere e più i tasselli aumentano e si compongono stuzzicando la nostra inconfessabile curiosità. Perché dietro ogni storia se ne intravede un'altra, più complessa e distorta, difficile da cogliere sino a quelle ultime dannatissime pagine che mi hanno lasciato così: con il libro in mano e un sorriso perfido sulle labbra. Non per tutti i palati, ma se l'occulto è nelle vostre corde, allora lo adorerete.
Étrange idée ou coïncidence que j'ai eue quand j'ai lu ce livre après Catéchèse de Patrick Brisebois. Les thèmes de la religion sont très présents dans les deux romans, mais utilisés de manière très différente. Celui-ci s'appuie sur la forme de la confession pour présenter une histoire où les sept péchés sont gravement punis. Les idées se répètent forcément de l'une à l'autre des histoires, mais la narration est excellente et comme les histoires sont courtes, les répétitions ne se font pas lourdes. La dernière histoire m'a plus ou moins surprise. Elle conclut très bien la lecture toutefois.
Malgré la notice de départ, j'ai trouvé ce livre léger et rapide à lire. Une belle lecture et je devrai trouver d'autres livres de Martine Desjardins pour son style léger et fascinant.
Concept intéressant avec un joli style d’écriture, mais l’exécution aurait pu être meilleure. Je ne pense pas qu’on avait besoin de 7 histoires quasi-identiques pour comprendre, c’était un peu répétitif. J’ai aimé la fin, elle a relié les histoires individuelles et donné un sens au roman. La figure de la femme vengeresse qui en a assez d’être utilisée et violentée par les hommes était badass. Par contre, je n’ai pas aimé que le setting de l’Afrique et du Moyen-Orient semble utilisé seulement pour ajouter à l’effet "mystique" et "exotique" du récit.
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L’univers de Martine Desjardins est sombre, sensuel, charnel et viscéral. Après le délicieux conte gothique et féministe Méduse, je me suis laissé tenter par Maleficium. Les confessions racontées par les différents hommes à l’abbé de Savoie cristallisent des fantasmes sombres autour d’une femme : sorcière, démone vengeresse. Pas de pitié pourtant pour ces personnages grotesques et détestables, qui larmoient sur un destin qu’ils se sont forgé. À lire jusqu’au bout, malgré que le recueil soit un peu inégal, certains passages moins saisissants, d’autres un brin redondants.
J’aime beaucoup le style particulier de Martine Desjardins. Les 8 histoires sont intriguantes, quoique parfois un peu redondantes. Tout de même, on poursuit la lecture pour découvrir ce qui se cachera dans la 8e histoire et cela en vaut certainement le coup !
3 stelle che potrebbero diventare 4. Devo pensare a questo libro ancora un po'. L'unica certezza che ho è che Martine Desjardins sa inquietare, disgustare e farti incazzare come pochə autorə sanno fare. Ed è quello che amo di quest'autrice.
Étrange univers que celui de Martine Desjardins. On le dirait venu d’autres temps, bien antérieurs au nôtre. Les chapitres répétitifs s’éclairent à la toute fin. Je lirais volontiers d’autres œuvres d’elle, ne serait-ce que pour voyager ailleurs.