Une grange isolée dans les marais de Brière. Une jeune femme gisant dans son sang. Et Céleste, les menottes aux poignets.
Céleste Ibar enquête entre terre et mer sur plusieurs homicides déconcertants : de jeunes femmes suppliciées auprès desquelles gît une alliance d'homme. L'œuvre d'un monstre ? Certainement. Mais Céleste n'en est-elle pas un elle-même ? Deuxième volet des enquêtes de Céleste Ibar, Vena Amoris nous entraîne dans des marais magnifiques et sauvages, à la rencontre d'une galerie de personnages attachants et déroutants, reflets d'une société dont les errements font basculer des vies.
Premiers textes à sept ans, première fan fiction d’Alice Détective à onze, une thèse de doctorat à trente-et-un, il aura fallu encore quinze ans avant de tracer le point final d’un rêve qui n’a cessé de la poursuivre depuis sa découverte du Club des Cinq : écrire un polar. Née en 1972 à Nantes, Céline de Roany a la bougeotte. Côte d’Azur, Bretagne, Provence, elle élargit ses horizons avec l’Allemagne, les Pays Bas et la Suisse puis, depuis 2015, l’Australie, où elle vit sur la Côte Est. Elle se décrit volontiers comme une grande fille toute simple. Son mari la présentera comme entière et tolérante. Ses enfants répondront en riant qu’elle est moqueuse et rock’n roll. Ses parents trouveront qu’elle vit trop loin. Ses amis rétorqueront qu’elle est drôle et incisive. Mais au moins, personne ne dira qu’on s’ennuie avec elle.
Waou! Cela faisait longtemps que je n’avais pas passé mes journées à me languir d’être le soir pour pouvoir me plonger dans ma lecture du moment... Dans cette 2e enquête on retrouve les personnages si réels et si attachants de Spécial K. et on en découvre d’autres, tout aussi singuliers et vivants, on suit une enquête bien originale et très prenante. J’ai adoré me plonger dans cette intrigue si rondement menée dont on sent que les détails sont bien recherchés et réfléchis, aucune phrase n’est là par hasard, le mots sont pesés et justes, quelle belle plume! Vivement la prochaine enquête de Céleste Ibar!
Premier chapitre tétanisant. J’ai dû pas mal me forcer à continuer à lire malgré la multitude de personnages qui apparaissent au fur et à mesure, et les plot twists, qui font que l’histoire paraît parfois très floue. Je suis contente d’être restée. Le déroulement final est pas mal, mais si rapide qu’on est à peine sous le choc que le livre est déjà fini.
Un thriller oppressant mais une déception pour moi…
Second tome mettant en scène Céleste Ibar. Il peut se lire tout à fait indépendamment, ce que j’ai fait d’ailleurs, et cela ne m’a pas perturbée du tout.
Cette lecture avait bien commencé, avec un prologue qui m’a scotchée sur place. J’avais hâte de continuer cette lecture prometteuse qui s’annonçait captivante. Et puis, ça s’est gâté, malheureusement…
Le décor est planté au cœur du parc naturel régional de Brière, où un cadavre de femme atrocement mutilé est retrouvé. Céleste fait équipe avec Ithri Maksen, lieutenant de police, et Gwilherm Guézennec, gendarme réserviste. Il vont devoir plonger dans toute l’horreur humaine pour tenter de découvrir le monstre qui se dissimule dans les marais de la Brière.
Ce qui m’a gênée dans cette lecture, c’est tout d’abord le rythme. Trop de longueurs, des descriptions s’étirant trop, perdant mon attention.
Autre élément qui m’a gênée, le personnage de Céleste : elle a vécu l’innommable. Ce fameux prologue raconte comment elle a survécu à un enlèvement en tuant son agresseur. Ressortie défigurée, brûlée dans sa chair, traumatisée dans son âme, elle aurait dû être fascinante. Pourtant, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Trop froide, pas assez humaine en définitive. Résultat : je n’ai pas réussi à m’investir émotionnellement dans l’histoire.
« Même diminuée par ses blessures qui ne lui permettaient plus de répondre aux exigences physiques de la BRI, la capitaine Ibar était une super-flic. Un peu flippante, si on songeait à l’état dans lequel elle avait mis cette ordure ! Quémeneur était partagé entre l’admiration et un vague dégoût. »
Pour finir, la construction, chorale, avec toute une palette de personnages et de points de vue. Cela a compliqué mon immersion dans l’histoire. J’ai trouvé que cela fragmentait trop le récit, j’avais l’impression de me disperser à chaque nouveau chapitre. Déjà que je n’arrivais pas à m’attacher à Céleste, cette construction a vraiment empêchée de ressentir de l’empathie pour les personnages et a appauvri l’impact émotionnel de l’histoire.
Malgré tout, « De si bonnes mères » a de belles qualités !
La plume de Céline est sans aucun doute l’un des points forts du roman. Fluide et agréable, elle rend la lecture accessible. Le parc régional de Brière apporte de l’oxygène au lecteur. Les paysages mystérieux du lieu confèrent à l’intrigue une atmosphère singulière. Il ajoute une dimension palpable de suspense et d’isolement au récit.
« Elle était recommandée par son copain Audrieu, qui lui cherchait une place au vert, une affectation tranquille après que la Machine (c’était son surnom) avait été cassée. Elle avait beau être réparée, rien ne serait comme avant et elle n’était plus autorisée à opérer en unité d’intervention. »
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans « De si bonnes mères », ce sont les thèmes abordés : Céline exploite des sujets de société, comme la vie avec un handicap, ou encore les enjeux éthiques entourant la difficulté d’être parents pour les couples différents, avec le risque de sortir de la voie légale. Ces sujets apportent une profondeur au roman, ajoutant une dimension humaine et sociale intéressante.
Malgré quelques points négatifs m’ayant laissée un peu en retrait, « De si bonnes mères » s’est révélé intéressant par rapport aux thèmes forts qui enrichissent l’histoire. Je vous recommande ce thriller si vous recherchez une roman abordant des questions sociales, avec une plume agréable et un décor envoûtant.
Je remercie Editis et Pocket pour cette lecture.
« Parfois, on croit avoir touché le fond, mais il se dérobe de nouveau sous vos pieds, vous entraînant dans des profondeurs abyssales. »
Bien meilleur que le précédent. L héroïne reste un peu hermétique mais son duo avec un nouvel enquêteur fonctionne bien et donne de la profondeur à l ensemble. Et si j avais pressenti le coupable, le pourquoi est resté bien mené jusqu à la toute fin et l ensemble se tient fort bien. Et le cadre et l atmosphère sont assez réussis aussi. On progresse.
Assez long, ne m’a pas saisi, je me suis un peu forcé à le finir et le dénouement ca va mais se joue sur les toutes dernières pages donc il se passe pas bcp de chose durant une bonne partie du livre
Le récit est rythmé, l’intrigue est construite, le sujet de fond abordé par l’autrice, qui sous-tend tous ces meurtres, est passionnant et documenté. Résultat : on ne voit pas le temps passé et on termine ce livre sur les chapeaux de roues, comme on l’a commencée. L’histoire propre des principaux protagonistes, qui nous deviennent déjà familiers, se précisent, à l’instar d’une sorte de Harry Bosch au féminin, professionnelle mais faillible, banalement humaine en somme ! Et on est très heureux que ce soit une héroïne femme. Évidemment, je conseille ++