Cet été-là, Solène a quatorze ans et déteste son père, Jérôme. Celui-ci a décidé d’installer sa petite famille loin d’Orléans, dans une ferme biologique où les corvées n’arrêtent jamais. C’est la fin du collège et le début du sentiment amoureux. Solène découvre la sexualité, sa légèreté, ses bouderies, ses audaces. Elle aimerait vivre, et a l’impression que le monde entier l’en empêche. Enfin, surtout son père. Alors que les moissons approchent, un accident survient ; l’équilibre familial est chamboulé. En ce mois de juillet, la vie s’embrase. Le premier roman de Florent Marchet sonne terriblement juste. Grégoire Leménager, L’Obs . Loin des discours simplificateurs sur les vertus de la vie au grand air, l’écrivain en saisit, avec une force dénuée de rudesse, la complexité et la mélancolie. Florence Bouchy, Le Monde des livres.
Ce n’est pas tout les jours que l’on a la chance de lire un livre qui vous marque. Le premier roman de Florent Marchet est de ceux la. Même sensation qu’en découvrant ses chansons de prendre une grande claque.
Le talent littéraire du parolier ne perd rien au passage au roman. Le rythme, la musicalité la finesse y trouve simplement tout l’espace pour s’épanouir et dresser un portrait plus large que les quelques instants d’une chanson ou d’un album.
Le monde du vivant est parcouru par une sensibilité à l’intime, la capacité à décrire l’emoi, les sensations contradictoires et maladroites que l’on ressent adolescent.e ou adulte face à l’autre. Ainsi que les réactions parfois détestables que nous avons face à notre propre insécurité et mal-être et qui nous font faire souffrir ceux qui nous aiment !
C’est aussi une question que tout militant se pose régulièrement comment gérer la difficile conciliation entre éthique personnelle et choix de vie. Doit on tout sacrifier pour se mettre en conformité avec nos engagements ?
Alors N’hésitez pas si vous devez lire un livre de cette rentrée littéraire c’est lui de Florent Marchet Officiel aux Editions Stock !
P.S : En bonus anecdotique on y apprend que l’Eglise catholique a évoluée puisque depuis la revisiondu du code de droit canonique de 1983 (soit tout de même 20 après Vatican II) il est désormais possible d’enterrer religieusement les suicidés
Le premier roman de Florent Marchet, s’inscrivant dans les traces d’un Steinbeck moderne, distille, au cœur d’une tension aride et maîtrisée, la dure réalité des agriculteurs d’aujourd’hui et l’obscurité des désirs adolescents. Une réussite.
Joli portrait de famille que nous livre Florent Marchet, fait de tensions et de relâchements, de troubles adolescents et de désillusions d'adultes, dans le cadre rural de son cher Berry. Le chanteur-romancier ne renonce pas à ce qui fait son charme et la réussite de ses textes habituels : aigreur de la chronique sociale, mélancolie désabusée des personnages croqués à grands traits précis. Malheureusement, ce qui fait le sel de ses chansons peine à se déployer sur le long format romanesque, fût-il concis et incisif. Les personnages restent souvent prisonniers de leur fonction (le néo-rural dépassé, le woofeur au grand coeur, l'adolescente tête à claques), comme des silhouettes à qui l'auteur refuserait la moindre forme d'évolution, de relativité, de mutation. Et si Florent Marchet sait manier les problématiques de notre monde ultra-contemporain et ultra-anxiogène, le lecteur peut peiner à comprendre où l'on souhaite le mener. Une impression donc mitigée, malgré la curiosité suscitée par le premier roman d'un artiste dont j'apprécie grandement le travail et l'art de conteur. #Lemondeduvivant #NetGalleyFrance