Chaque jour, Monika arrive la première à l'institut de beauté. Elle observe, écoute, juge parfois les clientes qu'elle voit défiler dans sa cabine. Toutes lui racontent des histoires, des plus anodines aux plus intimes. Loin des chairs lisses et insipides jetées en pâture à notre imaginaire, Fabienne Jacob fouille l'opacité du corps féminin, brossant un portrait sensible de la femme contemporaine, entre enfance, âge de tous les possibles, et maturité, âge de quelques lucidités.
La logique des chapitres m'a paru impromptue. De plus les descriptions de la vie de ces "corps" visaient souvent une même direction, il m'a manquer de visions divergentes, de stimulus sensoriels. Par contre je note que le passage à propos de la marche revient souvent dans mon esprit. Lorsque je vois les gens dans la rue je me suis mise à analyser les rapports de force entre les individus selon leurs pas.
Les récits de femmes et de leur rapport à leur corps, à travers les yeux d'une femme qui les vois défiler. C'est intéressant, car sa visions de ces corps est influencée par ses propres biais et insécurité. Il n'y a pas trop de formes, on passe d'un sujet à un autre sans trop comprendre quel en est le sens. Un peu comme un flot de pensées qui défile.