Karoline Georges est née en 1970. Écrivaine et artiste interdisciplinaire, Karoline Georges explore les concepts et les processus de transformation et de sublimation. Elle s'intéresse aux manifestations virtuelles, aux devenirs possibles, au déploiement de la conscience à travers le dédale technologique et à l'accumulation des savoirs.
Eh boboy. Je constate les notes Goodreads et je me sens à côté de la plaque en terme d'avis. Une vague obsessionnelle majeure chez une jeune femme envers l'esthétique capillaire, un parallèle aux standards de beauté imposés en société (de base, ça ne me correspond pas du tout). Que ce livre traite de ce sujet uniquement était sincèrement trèèèèès plate et ennuyeux... C'est bien beau avoir une fixation sur les cheveux, mais c'est dull à la longue, haha. C'était sincèrement pas fait pour moi!
La quête de la beauté, poussée à l'extrême, tourne à l'horreur et se transforme en une véritable séance de "torture esthétique". C'est original, et le message est saisissant. La narration est assez froide, par contre, ce qui convient bien pour évoquer la superficialité du personnage, mais permet difficilement de s'y identifier. J'ai bien aimé la fin, ironique et inattendue, et le côté très dérangeant de toute l'histoire... Mais je n'ai malheureusement pas été aussi perturbée que je l'aurais souhaité!
Comme à son habitude, Karoline Georges nous offre un roman unique en son genre, déroutant et qui donne froid dans le dos , tant il est d'une telle pertinence et qu'il soit autant toujours aussi d'actualité... plus de 10 ans après sa parution originale! Bravo pour ce roman et merci aux éditions Alto de nous proposer cette réédition de ce petit chef-d'oeuvre! Il vous restera en mémoire longtemps... (J'ai presque mis un 5 étoiles!)
Un espèce de thriller court en huis clos qui traite du sublime et de la notion d'esthétisme, le tout dans un décor de salon de coiffure ! Bien décoiffant !
"Tandis que mes contemporains adoptaient d'étranges comportements sexuels, j'étudiais méticuleusement la question de l'amour. Je souhaitais comprendre les aboutissants d'une telle expérimentation, avant de m'y soumettre."
Publié en 2004 aux Éditions de l’Effet pourpre, Ataraxie, de l’artiste Karoline Georges, ne ressemble à rien que vous connaissez déjà. Elle nous entraîne dans une histoire totalement fascinante où la quête du sublime et de la perfection est au centre du récit.
Les Éditions Alto le rééditent dans une couverture des plus justes ce printemps (en librairie depuis le 13 juin). La couverture ne peut sembler être qu’un simple fer à lisser sous un fond rose, mais il s’agit de la source même du roman qui se déroule dans un salon de coiffure bas de gamme.
Le roman raconte l’histoire d’une fille qui rêve d’atteindre le sublime, une pureté idéalisée. Elle met toute son énergie, physique comme intellectuelle, à atteindre cet objectif. Avec son amant parfait, rêvé et idéalisé, elle se retrouve dans un salon de coiffure où celui-ci travaille et c’est là-bas que l’histoire nous entraîne aux antipodes de ce qu’on aurait pu croire au départ.
« Jamais il n’était question de nos passés, de notre devenir, du quotidien. Nous avions choisi la perfection. Corps propres, haleines parfumées; gestes précis, intentions chorégraphiées. »
Ce salon de coiffure est à l’opposé de tout ce dont elle est habituée. Ayant son maître coiffeur, un peu son gourou moderne de la beauté pure, elle ne peut qu’être dégoûtée dans ce petit salon qui sent le renfermé, où les cheveux traînent et où la coiffeuse est grassouillette, affamée et vulgaire. À ses yeux, rien ne fonctionne dans ce salon de coiffure : rien n’est parfait, rien n’est pur.
Suivra une longue conversation entre le personnage principal, son amant et la coiffeuse Rosette. Ils remettront en question la longueur, la blondeur de ses cheveux parfaits et tout doucement, le roman tombera dans un univers parallèle. J’étais surprise des situations dans lesquelles le roman m’entraînait. Rien de prévisible ici. En utilisant des procédés parfois violents, d’autres fois plus mentaux, Rosette et l’amant se mettront ensemble pour faire une thérapie à l’obsédée de la beauté. Ils la dégoûteront jusqu’à ce qu’elle se vide totalement de ce désir de perfection, de beauté unique, d’esthétisme et d’hygiène nette.
Cette œuvre de Karolyne Georges dénonce avec justesse, beaucoup d’ironie et une langue des plus riche et poétique, l’obsession de notre société d’être beau/belle, d’être parfait-e. En abordant des thèmes tels que la pression sociale d’être tous pareils, la beauté d’être authentiquement soi, elle fait une thérapie méga-esthétique, oui à la protagoniste, mais aussi, à nous, lectrices et lecteurs, qui réalisons toute la profondeur du message passé par l’auteure. On termine ce roman en saisissant toutes sortes d’interprétations tellement le contenu est vaste, coloré et parfois, tirés par les cheveux (!), mais surtout convaincu d’avoir vécu une expérience de lecture hors du commun.
« Quelque chose d’étrange s’opérer en moi. Une sorte d’ivresse. Je me sens légère. En paix. Lumineuse. J’ai envie de rire. Je suis à la fois émue et sereine, indifférente au poids de la structure de ma coiffure qui tangue sur ma tête, à la moiteur de mes cuisses imbibées d’urine, à la sensibilité de mon visage encoure rougi par la séance de gifles. »
Le roman est aussi composé de chapitres flottants pour accompagner votre lecture. Vous pouvez les écouter juste ici.
Bref, c’est une lecture totalement hors de l’ordinaire qui m’a fascinée dès les premières pages. J’ai aimé la folie du personnage principal, sa pureté imaginée, son désir de perfection, mais j’ai surtout adoré le traitement-choc que lui ont fait son amant pas si parfait que ça et Rosette, la coiffeuse vulgaire. La rédemption finale est souhaitée, mais elle nous laisse tout de même surpris de la finalité.
Et vous, avez-vous déjà lu une œuvre qui vous a complètement surpris et fasciné tellement elle était à l’opposé de ce que vous vous imaginiez?
Le Fil rouge tient à remercier les Éditions Alto pour le service de presse.
Bon, que dire? Simplement pas un livre fait pour moi. Je me suis forcée pour le terminer et c’est de peine et de misère que j’en suis venue à bout. Pourtant, je dois dire que Karoline Georges m’avait plu avec ses oeuvres De synthèse et Sous béton. J’ai décroché pour celui-ci. Les sujets abordés dont la quête de la perfection, des standards de beauté et du perfectionnisme ne m’ont pas atteints. Petite déception, mais j’ai toutefois été surprise par le dénouement de l’histoire. Note à moi-même, ne pas mettre la barre trop haute la prochaine fois que je lirai un bouquin écrit par un auteur que j’apprécie.
Ce livre fut une surprise du début à la fin puisqu’au départ, je m’attendais à un roman plus horreur/thriller/suspense et ce ne fut aucunement le cas. Ce fut tout de même une histoire tourbillonnante. Bien que ce ne soit pas mon style littéraire favori, j’ai tout de même apprécié ma lecture.
Mon deuxième roman de Karoline Georges et je suis sous le charme. J’adore sa manière de nous déranger, sans vouloir créer du shockvalue pour du shockvalue. Il y a un sens à son dérangement, ou du moins, il semble en avoir un.
J’ai peut-être mis trois étoiles seulement, mais j’ai tout de même apprécié l’écriture, les personnages et les sujets abordés. J’ai uniquement eu de la difficulté avec le setting du huis clos qui rendait le débit de lecture moins dynamique. J’avais donc de la misère à rester concentrée sur l’histoire et à apprécier chaque tournure de phrase, comme pour Sous-Béton.
Un humour glacial, mais pourtant hilarant. Une lecture fine et riche du désir de perfection. Un clin d'oeil à l'art contemporain. Un curieux objet littéraire non identifié.