Le narrateur aime passionnément sa soeur, Georgie. Il la cherche partout après s’être enfui de l’hôpital psychiatrique où l’on essayait de lui faire retrouver la mémoire et la parole, perdues dans des circonstances tragiques. Il ne peut que crier, et son cerveau ne restitue que des images discontinues, qui nous hantent longtemps après qu’on a refermé le livre. Certaines sont joyeuses, comme celle d’un cirque, mais plusieurs sont inquié un homme brûlé à la fenêtre, des femmes de verre qui se brisent, une auto qui fonce dans un mur… Les plus terribles sont celles de gens qui tombent, encore et encore, et les plus obsédantes, celles de sa Georgie qui tient sa main, Georgie qui grimpe aux arbres, Georgie «transformée en musique», qui danse autour d’un feu, Georgie qui donne de l’argent aux clochards, Georgie dans sa robe rouge, Georgie blottie contre une vieille gitane, Georgie sur un pont… Mais où est-elle donc?Joies est l’histoire d’un amour fou entre un frère et une soeur. L’histoire de deuils qui semblent impossibles à faire. L’histoire d’une quête qui débouche pourtant sur la lumière.«[…] roman au souffle puissant, à la langue belle, qui martèle les mots.» Danielle Laurin, Elle Québec«Joies est une histoire écrite dans une langue tellement belle qu’on a parfois le souffle coupé.»Suzanne Giguère, «Beau comme la trompette de Chet Baker », Le Devoir
Le roman début lorsque le narrateur s’évade de l’hôpital psychiatrique où il est patient et part à la recherche de sa sœur disparue, Georgie. Alors qu’il erre dans les rues qu’ils fréquentaient, le narrateur tente de rapiécer l’histoire de Georgie au travers des délires et souvenirs qui lui reviennent. L’histoire est intrigante et j’ai bien aimé découvrir la vérité de Georgie au travers des yeux de son frère.