Sans atteindre le niveau des grands chefs-d’oeuvre de Molière, L’Étourdi est une comédie amusante et pleine de péripéties. L’argument est simple : onze fois de suite, les interventions maladroites de Lélie déjouent les stratagèmes que son valet Sganarelle met en exécution pour lui obtenir la belle Célie, jeune gitane sous la garde du vieillard Trufaldin. Pandolfe, père de Lélie, veut par contre que son fils épouse Hippolyte, fille d’Anselme. Autre obstacle: Léandre, qui souhaite également la main de Célie.
Malgré toutes les difficultés, Sganarelle est toujours sur le point d’atteindre son but, à ceci près que Lélie ne peut s’empêcher d’intervenir, toujours dans les meilleures intentions, mais avec les résultats catastrophiques qu’on s’imagine.
Il s’agit, bien entendu, d’une comédie, et donc tout va bien qui finit bien. Mais comment y parvient-on ? Lisez pour le découvrir.
La pièce est écrite en vers rimés, dans la belle langue du XVIIe siècle. L’argument et les péripéties sont souvent copiés de pièces italiennes ou espagnoles de l’époque, et on est loin du Molière immortel du Tartuffe et du Misanthrope. Mais l’Étourdi a du charme : si Voltaire ne l’aimait pas, Victor Hugo l’appréciait plus que toute autre pièce de Molière.