Pour la première fois (et j'ai lu tout, sans doute, de l'oeuvre de Erlendur, je pense qu'il devrait me permettre de le rencontrer lors de mon prochain voyage en Islande que j'adore!), j'ai failli en abandonner la lecture, après un tiers environ du récit. C'eut été mon premier roman de Erlendur, c'est ce que j'aurais fait. Totalement noyé dans l'histoire ancienne de la littérature nordique, étouffé par une foultitude de noms de poètes, d'écrivains, de livres surannés, de citations indigestes.
In fine, non sans peine, arrivé au bout de l'histoire. Pure fiction articulée autour de cette oeuvre réelle - indigeste pour le profane - qu'est l'Edda, le Livre du roi, un trésor historique restitué (péniblement) par le Danemark à la petite et vieille nation islandaise.
Un peu désarçonnant, autour de cette oeuvre trésor national, une aventure rocambolesque et improbable, dans le style "Tintin reporter" ou "Rouletabille". Le grand écart de genres.
Cela dit, Erlendur l'historien a voulu se faire plaisir avec ce mélange historico-bd, et il a dû se régaler, son aura de superbe écrivain lui permettant ce divertissement.
J'ai quand même souffert pour atteindre le port de Reykjavik!