« Vingt-sept ans d'absence. Vingt-sept anniversaires qui ont pris le dessus, année après année, sur le jour de naissance : ils n'ont plus compté l âge écoulé de Sarah mais mesuré l'attente. »
En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. Elle est montée dans un avion qui l'emportait vers la calotte glaciaire. Sa famille ne l'a jamais revue. Elle a disparu, corps et âme. Elle avait vingt-deux ans. Lisa, vingt-sept ans plus tard, part sur les traces de sa soeur. Elle découvre un territoire dévasté et une population qui voit se réduire comme peau de chagrin son domaine de glace. Valentine Goby, l'auteur de Qui touche à mon corps je le tue et Des corps en silence, nous emporte sur ces terres qui s'effacent dans un grand livre sur le désenchantement du monde.
Valentine Goby est née en 1974. En sortant de Sciences Po, elle fait un séjour de 3 ans en Asie (Hanoi et Manille). À son retour en France, en 2002, elle publie aux éditions Gallimard son premier roman, La Note sensible.
J'ai mis très longtemps à comprendre le propos de l'ouvrage du fait de ce que je voyais comme des longueurs, des digressions. Ces points négatifs à mes yeux expliquent l'évaluation. Un sujet fragile, sans doute difficile à rendre mais qui ne m'a pas semblé réussi ici (l'absence, la vie après, la reconstruction familiale après une disparition).
Le rythme est essoufflant. Sans doute que la quête d'une soeur perdue l'est aussi, mais ça m'a perdue. Des digressions, des retours en avant et en arrière jamais annoncés. La plupart du temps je ne savais plus où l'on était ni avec qui, ni quand. J'ai eu du mal à suivre.
Cette lecture m'a littéralement retournée. J'ai eu des frissons, des petites larmes, du "stress" pour cette famille abandonnée. Ce n'est pas une lecture facile, elle ne doit pas être prise à la légère, elle se mérite. Prenez le temps de lire ce livre, de déguster les phrases, de les relire, de les sentir.