« Il n’est que dix heures du matin. Il dégoupille le muselet de métal et fait sauter le bouchon. Le rire quasi continu de Bacon, sa bonne humeur tranchent avec le désespoir que dégagent ses tableaux. Je saisis qu’il y a un sens aigu du tragique en lui, mêlé au comique, comme chez Shakespeare, un autre de ses auteurs de chevet. Est-il ce Dr Jekyll et Mr Hyde ? »
Franck Maubert, né le 24 octobre 1955 à Provins, est un essayiste et romancier français.
Passionné par l’art et la littérature, il s’est distingué par son regard aiguisé sur le monde de la peinture, notamment à travers ses écrits sur des artistes comme Francis Bacon et Nicolas de Staël. Il a également écrit plusieurs essais sur l'art contemporain, dans lesquels il explore les liens entre la création artistique et les émotions humaines, avec un style à la fois poétique et analytique.
Maubert est l'auteur de plusieurs romans et récits, dont Le Dernier Modèle (2012), qui a remporté le Prix Renaudot de l'essai. Dans cet ouvrage, il relate la relation entre un peintre vieillissant et son dernier modèle, révélant une profonde sensibilité à la beauté et à la fragilité des relations humaines. Son écriture, imprégnée d'une grande élégance, mêle souvent ses réflexions sur l’art avec des observations intimes et personnelles.
Au-delà de son œuvre littéraire, Franck Maubert est également reconnu pour ses collaborations avec de nombreux artistes contemporains et pour ses contributions régulières à des revues d'art. Son travail continue d’enrichir la réflexion sur l'art moderne et la place de l’artiste dans la société.
Un portrait haut en couleurs de Francis Bacon par un authentique admirateur qui sait trouver des mots satisfaisants pour décrire l’indicible: la beauté en putréfaction.
Un portrait intime de quelques moments passés avec Francis Bacon. Mais aussi un bonne introduction à la prochaine exposition “Bacon en toutes lettres” au Centre Pompidou.
“Lasciarsi andare alla deriva… e forse è il modo migliore per sopravvivere nrl mondo, di sfuggire all’angoscia. Ho passato così tutta la mia vita.. alla deriva”