Émilie-Kiki a vingt-six ans et aime Tchéky K., cinquante-six ans, son professeur de littérature, marié «jusqu’aux oreilles». S’engage alors un rapport de force qui oppose jeunesse et savoir, une lutte à finir entre deux clowns tristes dont la piste prend souvent l’allure de chambres d’hôtel minables et où tous les coups sont permis.
Elle a complété une Maîtrise en création littéraire, avec mention « excellent », à l'Université du Québec à Montréal – 1998-1999. Sujet de recherche : l’autofiction; sujet de création : son premier roman, Borderline, paru aux Éditions du Boréal en mars 2000. Borderline a été traduit en allemand, chez Antje Kunstmann, en russe chez Text, en grec chez Diigisi et en néerlandais chez Van Gennep. Max Films en a assuré l’adaptation cinématographique sur un scénario de Marie-Sissi Labrèche et Lyne Charlebois.
Son deuxième roman, La Brèche (Éditions du Boréal, 2002), a été publié avec succès en allemand, toujours chez Antje Kunstmann.
Depuis 1996, Marie-Sissi Labrèche est journaliste au magazine Filles d’aujourd’hui, devenu Filles Clin d’œil. Elle collabore également aux magazines Clin d’œil et Lou (magazine européen). Elle a été intervieweuse pour l’émission Clin d’œil sur les ondes de TVA, à l’été 2003. De 1996 à 1997, elle a été journaliste culturelle à Montréal Campus, le journal des étudiants de l’Université du Québec à Montréal.
De 1994 à 1997, Marie-Sissi Labrèche a été auteur-compositeur-interprète dans le groupe rock alternatif Sylph. Le groupe a donné plusieurs spectacles dans la plupart des bars de la métropole, et a produit un CD, Hiroshima.
Au niveau littéraire, elle a remporté le Premier prix des Grands Prix de la Société Radio-Canada avec la nouvelle « Dessine-moi un mouton! » (chapitre 4 de son roman Borderline) ; elle a gagné le concours « Nouvelles Fraîches douze », avec la nouvelle « J’ai dix doigts ». Elle a fait paraître des nouvelles dans diverses revues, dont XYZ (notamment « Dessine-moi un mouton »), STOP, et dans l’ouvrage collectif Le Aquin des écrivains (Éditions La Mise en quarantaine, 2002). Marie-Sissi Labrèche a fait des lectures publiques de ces textes, notamment au bar Le Hasard, à l’émission « Les Nerfs Électriques », à la radio de CISM (89,3 FM), à la radio de Radio-Canada, et à l’APES (Association professionnelle des écrivains de la Sagamie).
Cette autrice pourrait se raconter manger une toast pendant 500 pages et je lirais tout avec passion
Cette femme écrit tellement bien, tellement imagé, ya des figures de style qui débordent de partout mais ça rend pas le livre difficile à lire ou à comprendre. Je suis toujours impressionnée par la manière qu'elle a de mettre en mot des emotions si complexes et tourbillonnantes, c'est comme impossible de lire un de ses romans sans comprendre le désespoir et l'intensité des émotions qu'elle subit, entre autre a cause de son trouble de personnalité limite.. D'ailleurs je suggère fortement de lire Borderline avant La Brèche, ça apporte du much needed contexte.
Either way, le age gap entre Kiki et Tchéky est definitivement assez perturbant et c'est pas une relation très alléchante, mais c'est une relation fascinante. Une relation de pouvoir, où l'homme contrôle complètement la fille qui est honnêtement assez vulnérable. J'aime pas Tchéky. Ca fait souffrir de voir qu'il a le upper hand sur la narratrice, parce qu'au final c'est elle qui souffre, même si elle est prête a tout pour lui, et il le sait, et il fait rien d'autre que de mettre de l'huile sur le feu tout au long du roman.
Bref Marie-Sissi Labrèche is my queen, je l'adore et je lirai tout ce qu'elle a écrit et ce qu'elle écrira, et je suis extrêmement heureuse de savoir qu'elle va mieux maintenant. Merci de mettre autant de lumière sur la maladie mentale.
Décevant, après avoir lu Bordeline. Le style vif permet seul de lire avec un certain plaisir. Mais je me lassais de cette spirale folle où se perd un amour impossible. Ça reste une auteure rare, dont l'écriture ne sent pas le préfabriqué, comme c'est si souvent le cas dans les livres qui sortent ces temps-ci.
Très centré sur l’homme. Oui, c’est de voir les sentiments reliés à l’amour et à l’obsession qui sont interessants, mais c’est très lourd et fâchant de lire et de voir a quel point cet homme empoisonne sa vie et son mental. Pas directement, mais par son indifférence et le manque de clarté dans leur relation. Je n’ai que lu la moitié du livre parce que ça m’enrageait trop
J'ai bien aimé mais je trouve que ça tournait en rond à quelques moments. C'étais lourd en même temps d'être intéressant. Je ne sais pas quoi en penser.
Ouf... C'est lourd... Encore plus lourd que Bordeline. L'héroïne tourne en rond toute obnubilée par l'aventure qu'elle a avec son professeur qui ne nous semble pas du tout séduisant. J'ai dû faire fi des descriptions physiques de celui-ci, car il n'était pas tentant de le visualiser dans des scènes sexuelles assez explicites. L'histoire tourne en rond, autour de La Brèche, dans le brèche... Il y a tellement de brèche. La Brèche par ci, par là, jusqu'à l'overdose ou presque... mais c'est sûrement le but. Il y a malgré tout quelques passages assez mémorables que je prendrai plaisir à relire. Je reste marquée par la fin surtout qui m'a causé un début de nuit d'insomnie.